Signes et Symboles – l'Image des Choses – Les Choses par l'Image - Et Ailleurs aussi...

Héraldie, qui traverse sa troisième année, est un blog essentiellement consacré à l'héraldique et à la mémoire de l'École Lacordaire, dans le 15e arrondissement de Paris. Cependant, il est largement ouvert sur tous les domaines : histoire, géographie, philosophie, littérature, symbolique, logotypie, chromolithographie, vexillologie, philatélie, numismatique, sigillographie, tyrosémiophilie, tégestophilie, oenographilie... mais aussi la musique, la peinture, la sculpture et l'art en général. Ce blog a donc aussi vocation à constituer une banque d'images (environ 20 000 à ce jour) et, idéalement, un portail vers toutes ces spécialités singulières.

"The whole of heraldry and of chivalry is in courtesy." – Ralph Waldo Emerson

mercredi 20 août 2014

La pensée du jour : Charles Péguy (1873-1914)

Côte à côte nous montions cette route. Il faisait un temps de chien. Vous étiez enveloppé d'un grand manteau brun. Une sorte de bure. Moi aussi je crois. Nous nous taisions. Heureux ceux, heureux deux amis qui s'aiment assez, qui veulent assez se plaire, qui se connaissent assez, qui s'entendent assez, qui sont assez parents, qui pensent et sentent assez de même, assez ensemble en dedans chacun séparément, assez les mêmes chacun côte à côte, qui éprouvent, qui goûtent le plaisir de se taire ensemble, de se taire côte à côte, de marcher longtemps, longtemps, d'aller, de marcher silencieusement le long des silencieuses routes. Heureux deux amis qui s'aiment assez pour (savoir) se taire ensemble. Dans un pays qui sait se taire. Nous nous taisions. Nous montions. Depuis longtemps nous nous taisions.

mardi 19 août 2014

Les grands seigneurs féodaux d'Angleterre

Au sein du royaume d'Angleterre, la féodalité n'a été introduite qu'avec la conquête normande. Elle a eu beaucoup de mal à s'implanter, et a pris fin avec la dynastie des Tudors et la Renaissance anglaise (XVIe siècle). Toutefois elle a subsisté en Écosse jusqu'en 2001 et resta en vigueur sur l'île de Sercq jusqu'au 4 octobre 2006.

François Coquille - La fruitière (1840)

Quand on s’est promené dans Paris, et que l’on a passé en revue ces boutiques étincelantes de dorure, aux marbres précieux, aux glaces richement encadrées, véritables salons où le chaland confus n’ose pas entrer, et dont il s’éloigne avec son argent, on s’arrête avec plaisir devant le modeste étalage de la fruitière. Rien n’est plus frais, et ne repose plus agréablement les yeux et la pensée.

Henri Coupin : les plantes qui guérissent

Henri Coupin (1868-1937) inventorie 34 plantes essentielles, sinon guérisseuses, du moins soigneuses. Les textes de ce botaniste de renom, qui se lisent comme des histoires, sont encore une référence puisque son ouvrage, paru en 1904, est toujours en librairie, la dernière édition remontant à 2013.

Costumes traditionnels féminins du monde 2

Dans cette série de chromos, nous parcourons le monde des costumes traditionnels féminins en suivant l'alphabet. Chaque image place la femme dans un contexte paysager typique ou dans son intérieur.

La mode féminine de 1760 à 1900

Ce que l'on désigne par la mode n'a réellement concerné que le costume aristocratique d'abord, bourgeois ensuite, les costumes populaires ayant très peu évolué au cours des siècles. Être à la mode demandait des moyens. L'apparition du prêt-à-porter démocratisera la mode, si l'on peut ainsi dire, mais au détriment des costumes traditionnels, relégués dans le folklore. Quant au costume bourgeois, lui aussi n'est plus qu'un souvenir. Aujourd'hui, la distinction se joue sur l'élégance et la qualité des vêtements. Mais pour beaucoup de gens, être à la mode consiste à porter un vêtement griffé ou "tendance", même s'il ne s'agit finalement que d'un chiffon amélioré.

lundi 18 août 2014

La guerre des Deux-Roses (Angleterre, 1455-1485)

La guerre des Deux-Roses est une succession de guerres civiles ayant secoué l'Angleterre durant toute la seconde moitié du XVème siècle. Cette guerre opposait principalement les maisons de York et de Lancaster. Le nom de cette guerre provient des blasons des deux maisons royales, la rose rouge pour la maison Lancaster et la rose blanche pour la maison York. La guerre des Deux-Roses tire son origine d'un banal conflit de succession entre les deux maisons de Lancaster et de York qui sont toutes deux descendantes de la dynastie royale des Plantagenêt, respectivement par le troisième et le quatrième fils d'Edouard III. Elle se conclura par la fin de la dynastie Plantagenêt et le début de la dynastie des Tudor.

dimanche 17 août 2014

Henri Coupin : les plantes qui nourrissent : les fruits

Troisième volet sur l'ouvrage du botaniste Henri Coupin consacré aux fruits nourriciers.

Costumes traditionnels féminins du monde 1

Ce que nous appelons aujourd'hui le costume traditionnel était autrefois le vêtement couramment porté au moment des fêtes ou tout simplement le dimanche dans les pays chrétiens. Ces costumes sont devenus emblématiques des différentes régions du monde et ils semblent même jouir d'un certain regain d'intérêt. Est-ce là un réflexe naturel de survie, au sens de préserver la diversité humaine à laquelle on appartient ? Sans doute et c'est tant mieux, à condition, toutefois, que ces spécificités ne servent pas à exacerber les différences. Cerise sur le gâteau : chaque image est accompagnée d'un blason.

L'alphabet de Grasset : la lettre Q

Héraldique américaine : l'Idaho

L'Idaho est le 43ème État des États-Unis, bordé à l'ouest par l'État de Washington et l'Oregon, au sud par le Nevada et l'Utah et à l'est par le Montana et le Wyoming. L'Idaho comporte également une frontière avec la province canadienne de la Colombie-Britannique. C'est un État des Montagnes Rocheuses réputé pour la beauté de ses paysages faits de hauts sommets enneigés, de cascades, de vastes lacs et de profonds canyons. La vie sauvage y est encore en grande partie préservée. L'identité de l'État de l'Idaho est indissociable des sports d'hiver, chaque ville possède dans son voisinage sa station de ski. L'Idaho a adhéré à l'Union le 3 juillet 1890. La capitale de l’État est Boise.

samedi 16 août 2014

Les émotions de la famille Cocorico

Tout au bout du village s'élève la maison de Mme Picota. Entourée d'un grand jardin, elle est bien jolie avec son toit de tuiles rouges... J'ai craqué devant cet album datant de 1941 qui nous plonge dans une joyeuse ambiance de basse-cour. J'ai surtout été séduite par les dessins au charme désuet, au graphisme net, aux couleurs chaudes, à cette sorte de légèreté et de bonne humeur qui se dégage de l'ensemble. Nous publions ici l'intégrale de l'album, à destination des vieux lecteurs qui veulent rafraîchir leur âme d'enfant, mais aussi des jeunes lecteurs qui aiment bien les histoires qui se déroulent dans un milieu campagnard.

Les coiffes féminines de 1800 à 1860

Cette série de chromolithographies de 1904 met en image l'évolution de la coiffe féminine bourgeoise. Le port de la coiffe ou du chapeau s'est peu à peu perdu au cours des années soixante, pour faire quelques timides tentatives de retour de nos jours. La chose n'est pas facile car on ne porte pas n'importe quel chapeau sur n'importe quel vêtement. La mode féminine d'aujourd'hui est, de ce point de vue, plutôt limitative. Le chapeau est donc généralement réservé aux grands moments, comme un mariage ou une réception, où la femme retrouve alors une réelle occasion de se costumer de manière plus franchement féminine. Nous les femmes aimons bien nous habiller joliment et élégamment. C'est notre fête à nous. Me trompé-je ?

La pensée du jour : Emil Cioran (1911-1995)

Tout le secret de la vie est de se vouer aux illusions sans savoir qu'elles sont illusions. Dès qu'on les connaît comme telles, le charme est rompu.

Chacun de nous est né avec une dose de pureté, prédestinée à être corrompue par le commerce avec les hommes, par ce péché contre la solitude.


Berne, Bruges, Carcassonne, Chester, Rothenburg et Sienne

Quand nous visitons une ville, il va de soi que nous dirigeons nos pas vers leurs parties historiques, c'est-à-dire celles qui ont le plus de caractère et qui les distinguent véritablement des autres villes. Avec l'architecture moderne, on a le sentiment d'être toujours dans la même ville. Vous ne trouvez pas ? 

vendredi 15 août 2014

La Vierge Marie en héraldique

Le 15 août, les chrétiens catholiques fêtent l'Assomption de la Vierge Marie, c'est-à-dire l'événement au cours duquel, au terme de sa vie terrestre, elle serait entrée directement dans la gloire du ciel, âme et corps, sans connaitre la corruption physique qui suit la mort. Ce même jour, les chrétiens orthodoxes fêtent la Dormition de la Mère de Dieu, c'est-à-dire sa mort, entourée des apôtres, sa résurrection et sa glorification. Nombreux sont les blasons qui arborent la Vierge Marie. Il ne s'agit pas ici de commenter l'événement en lui-même mais simplement d'illustrer un thème héraldique incontournable.

jeudi 14 août 2014

Henri Coupin : Les plantes qui nourrissent : les légumes

Seconde partie consacrée au livre du botaniste Henri Coupin consacré aux plantes.

Anvers, Budapest, Édimbourg, Haarlem, Stockholm et Venise

Poursuivons notre plongée dans la Belle Époque à travers cette série de six chromos consacrée aux villes d'une Europe qui ne pense pas encore à la guerre, toute proche pourtant, et qui pour l'heure vit dans une sorte d'insouciance et d'euphorie en ces temps riches en inventions, en découvertes et en innovations.

Allô... t'es où ?

Comme toi : au milieu de nulle part... Et nulle part vraiment au milieu. Je me cherche toujours un centre de gravité.Tu sais, ce point d'équilibre qui est aussi un point de basculement. À équidistance entre l'être et le non-être, entre le sens et l'absurde. Un espace infinitésimal que j'encombre immensément de moi-même... enfin, de l'idée de moi-même. Fichtrement tenace. Comme toutes les illusions. La société, le monde, la vie... sont la fosse commune des idées de soi-même, tu ne trouves pas ? Et du même coup de celles que l'on se fait d'autrui. Comme toi, je me cherche une ligne d'ajustement dont l'incoercible ondulation ne parte pas en vrille. Et comme toi, il m'arrive encore de rêver debout, sauf que je le fais sur place, ayant tendance à me confiner, à me laisser mariner dans mon jus, au point d'en être confit. J'ai tendance à mijoter les questions. Mais de là à fomenter les réponses... Il y a loin de la coupe aux lèvres. Allô... Tu es toujours là ? Depuis que je me suis rendu joignable à merci, j'ai tendance à lorgner sur la prothèse téléphonique. Je sais encore éviter de la tripoter en permanence, mais bon... Enfin, tout ça pour te dire qu'à Paris la plage est toujours aussi navrante, les touristes plus déambulatoires que jamais et qu'au Jardin du Luxembourg, les petits bateaux font toujours le tour du bassin central, devant l’œil attendri des mères. Je comptais lire un peu près de la fontaine Médicis, mais les ondées à répétition ne m'en laissent guère le loisir. Je finirais peut-être par manger une glace italienne dans le square de la tour Saint-Jacques, près de ce beau menhir dardé vers un ailleurs que les gens cherchent vainement sur la plate rotondité de Planète Center. Sinon, l'eau coule toujours sous les ponts de la Seine... et ailleurs aussi.

Dieux et déesses : symboles

Les divinités sont généralement représentées de manière anthropomorphique, avec ou sans leurs attributs. Mais on connaît moins les symboles glyphiques qui les désignent.

mercredi 13 août 2014

Corinna Coulmas : Les Métaphores des cinq sens dans l’imaginaire occidental

Les Métaphores des cinq sens dans l’imaginaire occidental, en cinq tomes, sont une histoire culturelle d’un genre inédit. L’auteur y explore les significations du concept des cinq sens, et de ceux qui en découlent, à la fois sur le plan des idées et sur le plan historique, en suivant à chaque fois le travail métaphorique du langage et ses prolongements dans le réel. C’est donc un va-et-vient permanent entre les plans symbolique et événementiel. La réflexion est d’emblée pluridisciplinaire. Corinna Coulmas, docteur en sociologie, puise ses sources aussi bien dans la littérature, la philosophie, la théologie et la science, en tenant compte des expériences qui ont révolutionné notre manière de concevoir nos sens au cours du dernier siècle.

De Londres en Égypte autour de 1900

L'apogée des empires coloniaux et les expositions universelles de 1855, de 1867, de 1889 et de 1900 ont eu comme effet, entre autres, d'inspirer les voyages au lointain. L’Égypte, terre des mystères et de merveilles architecturales, suscite un intérêt, voire un engouement particulièrement marqués. C'est alors l'une des destinations favorites, le voyage exotique par excellence.

Éric Satie (1866-1925) - Gymnopédies & Gnossiennes

Deux grands morceaux de piano et des images de toute beauté
sur la grandeur de la Nature.

Henri Coupin - Les plantes qui nourrissent : les céréales

Henri Coupin (1868-1937) fut un botaniste, attaché à la chaire de botanique de la Sorbonne. Ses livres de vulgarisation ont connu un énorme succès. En 1904 paraît Les plantes qui nourrissent - Les plantes qui guérissent - Les plantes qui tuent. Cet ouvrage de référence - un classique - contenant 12 planches en couleurs, se veut éducatif et contribue alors efficacement à la progression de ce domaine peu exploité. 

Claude Dufresne : Trois Grâces de la Belle Époque

Trois femmes règnent sur la Belle Epoque, son faste et ses plaisirs. Ces " Trois Grâces ", dont la renommée est parvenue jusqu'à nous, sont Liane de Pougy, la belle Otero et Emilienne d'Alençon. Claude Dufresne raconte leurs aventures, leurs amours, leurs passions.

Cléo de Mérode (1875-1966) : l'icône de la Belle Époque


Non, il ne s'agit pas, comme on pourrait le penser, d'une hippie des sixties mais d'une des figures les plus emblématiques de la Belle Époque : Cléo de Mérode, une danseuse de l'Opéra, sans doute la femme la plus photographiée de son temps, l'icône d'une époque mythique qui incarna l'idéal de la beauté féminine. 

lundi 11 août 2014

Crépuscule

Nous ne profitons guère de notre vie, nous laissons inachevées dans les crépuscules d'été ou les nuits précoces d'hiver les heures où il nous avait semblé qu'eût pu pourtant être enfermé un peu de paix ou de plaisir. 

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Le Côté de Guermantes (1921-1922)

Logotypie des écolabels : tour d'horizon

Les écolabels ont été créés à l’initiative des pouvoirs publics afin d’apporter des garanties aux consommateurs en matière de qualité écologique des produits ou des services. Demandé volontairement par les fabricants (ou les distributeurs, ou les prestataires), un écolabel peut constituer un signe de différenciation intéressant vis-à-vis de la concurrence. Leur nombre a considérablement augmenté ces dernières années (environ 500 !), d'autant plus que la demande des consommateurs de produits « propres » (y compris sur le plan humain) ne cesse de s'accroître. Les écoproduits en général et alimentaires en particulier ont le vent en poupe, malgré la domination de l'agriculture intensive et des industries agroalimentaires qui demeure très forte. Malgré une certaine suspicion aussi, qui veut qu'un produit ne peut jamais être absolument dépourvu de la moindre substance, sinon nocive, du moins intruse. Sans doute, mais la volonté d'optimaliser la qualité n'en est pas moins certaine. En matière de nourriture, par exemple, ceux dont le goût n'est pas encore totalement faussé, voire atrophié savent reconnaître un bon produit. Quant à l'argument financier, il tient de moins en moins car les produits bio sont devenus largement abordables. Sachant par ailleurs que le mode de consommation n'est plus dans le quantitatif mais dans le qualitatif. Sortir de la fausse abondance est devenu nécessaire car salutaire.

Snatam Kaur - Mul Mantra - The Entrance to Oneness

jeudi 7 août 2014

Un petit tour du monde en 1904

L'Exposition Universelle de 1900 - qui marqua l'apothéose de la Belle Époque et sur laquelle nous reviendrons ultérieurement – fut un grand rendez-vous planétaire à travers lequel les grandes puissances du moment et les pays d'influence d'alors ont su se promouvoir. Le monde s'était donné à voir à Paris à une échelle colossale : 7 mois d'exposition, 76112 compagnies exposantes et plus de 48 millions de visiteurs. À cette occasion et par la suite, d'innombrables chromolithographies seront distribuées par les grandes marques sur tous les thèmes imaginables, notamment sur le monde d'alors. Un véritable raz-de-marée d'images réalisées par une armée de dessinateurs allait inonder les maisons. Heureusement, ces images sortent des tiroirs et Internet leur permet d'avoir une seconde vie... à l'échelle planétaire. Les artistes de l'époque – d'illustres inconnus pour la plupart – pouvaient-ils s'imaginer que leur travail connaîtrait ce destin ? En tous les cas, le blog Héraldie participe activement à ce travail de mémoire. La série qui suit propose un petit tour du monde de l'année 1904, en douze images. D'autres séries suivront. Cerise sur le gâteau : j'ai le privilège de publier le 1000e billet de ce blog !