Signes et Symboles – l'Image des Choses – Les Choses par l'Image - Et Ailleurs aussi...

Héraldie, qui traverse sa troisième année, est un blog essentiellement consacré à l'héraldique. Cependant, il est largement ouvert sur tous les domaines : histoire, géographie, philosophie, littérature, poésie, symbolique, logotypie, chromolithographie, vexillologie, philatélie, numismatique, sigillographie, tyrosémiophilie, tégestophilie, oenographilie... mais aussi la musique, la peinture, la sculpture et l'art en général. Ce blog a donc aussi vocation à constituer une banque d'images (environ 30 000 à ce jour) et, idéalement, un portail vers toutes ces spécialités singulières.

vendredi 6 mars 2015

Nightingale..

   Painting by Nilgun
As we sit & join to pray 
Trenton watches as he plays 
Our nightingale is in our sight 
Shining on the world so bright 
9 years since our angel flew 
He doesn't want you being blue 
But to remember that he loves you dear 
So don't you go shedding a tear 
As Gods precious child 
Looked down & smiled 
He said 'mom don't you cry, 
In reality I didn't die
I'm still here in your heart 
We will never be a part ! 
I've been sitting here on this cloud 
Playing video games really loud 
And drawing til the day is through 
All my art is made for you 
There's many animals to be fed 
But now it's time I go to bed 
So keep being incredibly strong 
I'm there in the whispers of the song' 
As Trenton drifts of to sleep 
A balloon appears with words so deep'
Never forgotten, this much is true 
This world is nothing without you' 
Then Trenton blows a kiss down low 
To reach his loved ones nice and slow 
Just one more thing is left to say 
Trenton's with you everyday 
So don't lose faith & don't be sad 
He happy, he is glad 
And as we sit & join to pray 
Trenton knows he's here to stay

jeudi 5 mars 2015

L’œuvre subversive 1

Toile de Tomek Sedowski
... le capitalisme, terme qu'il faut entendre plus que jamais comme désignant le système global de la circulation de la valeur, serait désormais la consommation de l'humanité par elle-même. En plaçant l'homme dans le cycle continu des emplois de la nature, la société d'utilité, ce « système sans maîtres », fait de l'homme une ressource consommable comme les autres. Le capitalisme tardif, qui accomplit peut-être l'essence de ce système, serait caractérisé moins par la consommation d'un surplus au travail socialement nécessaire que par une autophagie. 
Denis Duclos (1)

     La civilisation moderne est inféodée à l'économie de marché et à sa doctrine globaliste qui a pour particularité, inédite dans les sociétés humaines, de rompre avec le lien social, fruit de l'histoire et de la tradition, fondé sur un compromis politique et social dont l'économie n'était qu'un prolongement. Pour l'historien de l'économie hongrois, Karl Polanyi, aucune société ne saurait naturellement vivre, même pour peu de temps, sans posséder une économie d'une sorte ou d'une autre ; mais avant notre époque, aucune économie n'a jamais existé qui fut, même en principe, sous la dépendance des marchés. (2) En fait, l'économie de marché tend non seulement à fonctionner indépendamment de la société en tant que système social, mais aussi, sinon à désagréger cette dernière en tant qu'organisme ayant ses métabolismes propres et donc susceptible de limiter son emprise, du moins à devenir l'unique champ de l'organisation sociale. Cette substitution, du fait de détourner les individus de l'intérêt général et des solidarités traditionnelles qui assuraient jusqu'alors la cohésion sociale et sociétale, au profit des égoïsmes particuliers et de l'individu modélisé et exacerbé, rompt non seulement le lien social mais aussi le lien politique. Il en résulte une perte de la civilité (3), une aggravation des problèmes sociaux et des inégalités sociales, la mise à l'écart, voire l'abandon des plus faibles, ainsi qu'une désaffection grandissante envers la politique et par conséquent, une perte du civisme. (4)

Le voyage alchimique 5 : Saint-Jacques de Compostelle

Vivre ensemble


Ceux qui nous bassinent avec la tarte à la crème     
Du vivre ensemble s'empressent de rester entre eux ;     
Ils placent leurs enfants dans les écoles qui écrèment,     
Et ailleurs jouent les gentils et les vertueux.     

De plus, ce sont gens à l'indexation facile,     
Surtout quand il n'y a aucun risque particulier ;     
Que quelqu'un sorte un propos un peu malhabile       
Et qu'il persiste, on lui trouve la langue trop déliée !     

Un mot un peu saillant ? Et les vierges s'effarouchent !     
Un esprit trop libre ? Le voici sur la touche !     
Il est juste permis de penser à leur façon ;      

Sont-ce les mêmes qui jadis brûlaient les sorcières      
Et imposaient à tous une vie pénitentiaire ?      
Lors, n'a changé que le contenu des soupçons.        

Autre version du second tercet :     

Au Moyen-Âge, on expédiait à la potence     
Quiconque ne faisait pas montre de repentance ;     
À nouveau ils prétendent nous donner des leçons :-(

Apparition printanière

Composition de l'auteur  

Elles reviennent au printemps,
Dès que tiédit l’eau de la Seine :
À nos banlieusardes sirènes,
Je dédie ces propos chantants,
C’est pour qu’encore elles reviennent.

La Bièvre a des rivages verts,
La Marne a des plages de sable ;
Cette splendeur impérissable
Méritait bien deux ou trois vers,
Tant ce bonheur est inclassable.

Je vois danser sous chaque pont
Les douces eaux d’Île-de-France,
Ça nourrit ma ressouvenance
Et je songe, avec Aragon :
Cela vient ponctuer ma stance !  

Cochonfucius

Arboriculture onirique

Composition de l'auteur

L’arbre a cent soleils dans ses branches ;
Griffons adossés, pleins d’espoir,
Rêvent d’avoir des lunes blanches
Servies à leur repas du soir.

Le hibou vient, au crépuscule,
Croyant qu’on est en février ;
Puis il réfléchit, recalcule
Et consulte un calendrier.

Or, les trois animaux, dans l’ombre,
Voient la lune errer, sous leurs yeux,
Tandis que le vieux soleil sombre
Vers l’inframonde, ou d’autres lieux.

Cochonfucius

Aéronautique approximative

Composition de l'auteur

La vestale volante est une étrange femme ;
Son plumage de sable est prodigieux à voir.
Elle semble un esprit traversant les miroirs
Ou passant dans les airs, sur des vapeurs de flamme.

Les quartefeuilles sont le reflet de son âme,
Illuminant l’azur lorsque survient le soir ;
De cette fleur magique, on dit que le pouvoir
Apporte le bonheur et conjure des drames.

Son passe-temps n’est point de capturer des fauves,
Mais d’écrire des vers dans un vieux cahier mauve ;
Loisir qui lui paraît proprement exaltant.

Or, jamais nul galant au ciel ne l’a suivie.
— Cupidon, par ton art, ne l’as-tu asservie ?
— Ah ! J’en suis empêché par mon coeur palpitant.

Cochonfucius

Nef d'argent

Composition de l'auteur

Une nef invisible avance sur la Seine.
Seul, un très vieux rêveur voit son reflet d’argent
Et le moine en un livre à la proue se plongeant ;
Or, le nom de la nef est « Songe de Vincennes ».

D’argent aussi s’envole une mouette sereine,
Avec sa sœur de sable un regard échangeant ;
Un astre inframondain, que ne voient pas les gens,
Tire de son sommeil l’invisible sirène.

Le navire parcourt les âges disparus,
Les beaux jours parisiens qu’on ne reverra plus,
Mais que conserve au chaud un vestige de flamme.

Le moine lit des mots dans l’air frais du matin,
Qu’écrivit un abbé du vieux Quartier Latin ;
Il ne voit pas très bien, il lit avec son âme. 

Cochonfucius

Dame des sept couleurs


Au milieu de la nuit mon âme va songeant
Comme un errant perdu devers Constantinople ;
De gueules bat mon cœur aux forêts de sinople ;
Ma dame me regarde et le ciel est d’argent,

Mais un ciel plus profond est dans ses yeux d’azur.
D’or mûrit la sagesse aux froides nuits de sable ;
On voit au loin danser l’hermine impérissable.
Est-il d’autres couleurs ? Je n’en suis pas très sûr.

Quelques palais


Ce sont d’amples palais ; le premier, tout d’azur,
Dresse au cœur du chef-lieu la hauteur de ses murs ;
De gueules, face à lui, splendeur jamais tarie,
La construction antique où siège la mairie.
Le château de sinople est souvent reverdi,
Le seigneur sous-préfet y dort, l’après-midi.
Au nord, la forteresse aux blocs impérissables
Assombrit l’horizon de son émail de sable ;
Ce bastion où des ducs devisent en mangeant,
C’est une bonne auberge, ayant nom « Tour d’Argent ».

Cochonfucius

Bloc de jade

Composition de l'auteur

La verte pyramide a l’air de contenir
Une momie de soie, occupée à se taire ;
D’ailleurs, nul n’entendrait son propos solitaire,
Car elle use de mots qu’on ne peut définir.

Ô coffre de sinople empli de souvenirs !
Ils sont la source vive où je me désaltère ;
Qu’importe que le sens en devienne mystère
Lorsqu’il vient, à minuit, à mes songes s’unir.

Volontiers l’on croirait, en étant misérable,
Que la pierre sera, pour le moins, secourable ;
Comme jadis, parfois, le regard d’une sœur.

Pyramide de jade, étonnant sortilège,
Qui sait si ton trésor s’alourdit ou s’allège ?
Inconnu comme il est, j’en aime la douceur.

Cochonfucius

Chorégraphie matinale

Composition de l'auteur

Dessus le pont vient la dansante Aurore,
Plus tôt l’été, l’hiver un peu plus tard ;
Cygnes d’argent de danser montrent l’art,
Requins du même un air farouche arborent.

De cet argent, les trois nefs se colorent
À qui le vent procure un bon départ ;
D’or, le soleil, montant sur les remparts,
Qui toute chose avec grâce décore.

Les nefs s’en vont vers le rivage indien,
Suivant leur course au long du méridien,
Pour ramener des poudres merveilleuses.

Par l’estuaire aujourd’hui passeront ;
Dans quatre jours, plus vives danseront,
Car au grand large est la mer périlleuse.

Cochonfucius

mercredi 4 mars 2015

Une certaine idée de la décadence

Toile de Michael Cheval

Elle demeure dans un endroit huppé qui caresse la prestigieuse forêt de R… et expose parfois des artistes contemporains dans la galerie aménagée de sa résidence castellisée. Aux vernissages, elle convie un parterre très sélect pour la plus grande partie issu du voisinage : bourgeois arrivés ou de souche formant un mélange de suffisance flasque et d’arrogance ampoulée, godelureaux défraîchis, dandys vaseux et blasés et parfois même une sibylle bréhaigne pleine de morgue ou quelque célébrité aussi déplaisante en particulier qu’elle est inconnue du grand public. Tout ce beau monde parle d’art comme une concierge du temps qu’il fait, s’abîme dans cet ennui saumâtre que distillent les coteries informelles où l’on s’oblige mutuellement et acquiert une œuvre comme on achète un paquet de lessive.

Charbonnier est roi chez lui

Portrait du Maréchal Duc de Biron (anonyme)

Tel se flatte de bien connaître celui-ci et d’être au mieux avec celui-là ; tel autre d’avoir des entrées ici et des habitudes là. Certains ne manquent jamais de rappeler que, s’étant faits seuls, ils ne sont redevables de rien à personne, d’aucuns jugeant même superflu de faire valoir ce qui à leur sujet relève du pléonasme, voire de l’évidence. L’on se pique d’évoluer dans un cercle choisi, d’y être prisé et même choyé, quand on ne compose pas sa propre petite cour où l’on exerce son irrésistible ascendance. Mais Narcisse y sera toujours le dupe de Tartuffe.

Le vrai voyage

Toile de Michael Cheval

L'Ami, j'ai tant voyagé de par le vaste monde,   
Poussée par le besoin de changer d'horizons,    
Toujours suivant ma curiosité vagabonde,    
Allant à ma guise, au gré de mes lunaisons.    

J'en suis revenue avec la tête pleines d'images  
 Et d'impressions confuses qui dorment dans le tiroir   
De mes illusions comme dans une voie de garage ;   
Bien plus me plaît de franchir les portes du savoir.    

Jamais je ne me suis sentie autant ailleurs    
Qu'en ta compagnie ; lors, depuis que tu m'honores    
De ta tendre amitié, chaque instant se colore   

De mille et une nuances ; et tes mots émailleurs   
Sertissent dans mon âme baignée par tant de lumière   
Des graines d'étoiles qui tracent des chemins sans frontière.   

ML, Les nuits de Chelsea 

L'arc-en-ciel en héraldique

http://www.blason-armoiries.org/heraldique/a/arc-en-ciel.htm
En cliquant sur l'image, vous accéderez à la page du site héraldique Au Blason des Armoiries consacrée à la représentation de l'arc-en-ciel sur le blason.

A rainbow

A rainbow is born,
It is the bridge between
Our two hearts.

Its colors are our light,
We sleep under this bridge.






Blason de Rungis (Val-de-Marne, Ile-de-France) : D'azur à la fontaine déversant son eau dans trois bassins l'un sur l'autre, le tout d'argent, accompagnée en chef d'un arc en ciel au naturel.

Le bal de la vie


De toute sa hauteur, son regard plonge dans 
Votre âme. Vous êtes invitée au bal de la 
Vie. Ne regardez plus en arrière. Déjà 
La musique de ses mots vous transportent dans 

Un univers si pur que bientôt vous sentez 
Son sourire épanouir vos lèvres. Votre cœur
Chante et surtout votre esprit danse de bonheur 
Car il voit qu'être au monde est possible. Sans tarder 

Vous vous lancez et vous parcourez: landes, mers, 
Campagnes... au pied du Magnolia en fleurs, l'air, 
Près d'un bois idéal, vous rend vos mille vies 

Si bien que vous prenez le temps de goûter 
La douceur de leur réalité. Désormais 
Et à jamais vous êtes née. Merci l'ami. 

Blason inspiré de celui de Clément Forgerin, conseiller et substitut du procureur du roi, adjoint aux enquêtes en l'élection d'Angoulême, et premier postulant au présidial en ladite élection : d'or à un chêne arraché de sinople accosté en chef de deux étoiles de gueules, et en pointe de deux roses du même, tigées et feuillées de sinople. (Charles d'Hozier, Armorial Général de France - Généralité de Limoges. Dressé par Charles d'Hozier (publié par J. Moreau de Pravieux). Recueil officiel dressé en vertu de l'édit de 1696.

Le blason d'Astrid de V. de la 4e3

Parti d'argent et de gueules à l'aigle bicéphale, une étoile en pointe, les deux de l'un en l'autre, une autre étoile de gueules en chef à dextre.

Le blason d'Alexandre P. de la 4e3

Écartelé d'argent et d'azur, le 1 et le 4 au lion rampant de gueules, le 2 et le 3 à la fleur de lys d'or.

Le blason de Séréna Q. de la 4e1

Écartelé d'azur et de gueules, le 1 et le 4 à l'étoile d'argent, le 2 et le 3 à la couronne d'or.

Le blason de Milena H. de la 4e1

Parti d'azur et de gueules à la licorne cabrée d'argent brochant sur la partition.

Explication de texte


Composition de l'auteur


Un ange, c’est un homme, enfin, un truc qui vole.
Un âne, c’est le nom d’un charmant animal.
Étrange, c’est bizarre, insolite, anormal.
Étrâne, c’est un mot que notre âne bricole.

L’ange n’accepte pas ce mot qu’on improvise.
L’âne excuse le mot qu’il vient de fabriquer,
Mais l’ange n’admet pas qu’on puisse l’expliquer,
Il veut avoir raison, donc il pique une crise.

L’âne y prend l’occasion, subtilement, de voir
L’adjectif étranger dans l’adjectif étrange :
Ainsi prend-il congé de ce prosaïque ange
Et s’envole, invaincu, dans les lueurs du soir. 

Inspiration fugitive

Composition de l'auteur

Le rhapsode, captant la lumière divine
En songe, en a rempli son godet à ras bord ;
Tel un pêcheur tirant, du torrent fier et fort,
Les diamants qui feront sourire les ondines,

Ou le navigateur, sous sa voile latine,
Jusqu’au vaste estuaire accomplissant l’effort
Qui lui fait regagner, chargé de son trésor,
Les jardins familiers de la rive angevine.

Mais que restera-t-il, dans le jour finissant,
De ce soudain plaisir, de l’espoir languissant
Qui, chaque jour, se veut sa propre récompense ?

Rien, ces deux ou trois mots, cet ouvrage léger
Qui traduit, malhabile, un émoi passager ;
La faible vibration d’une plume qui pense.

Cochonfucius

mardi 3 mars 2015

Le voyage alchimique 4 - Rocamadour

Astronomie approximative

Composition de l'auteur  

Par un soir printanier, les astres se dévoilent ; 
Leur parcours entamé depuis la nuit des temps, 
Porteur d’étonnements, et régulier pourtant, 
Semble un curieux dessin sur une sombre toile.  

La lune et le soleil, et des milliards d’étoiles, 
Comme un champs de bataille aux brillants combattants, 
Un échiquier magique aux reflets éclatants, 
Un océan splendide aux lumineuses voiles.  

Rimbaud voulait tisser, avec des chaînes d’or, 
Un grand réseau cosmique allant de port en port ; 
J’ai, plus modestement, chanté cette matière  

Dont se parent les cieux, ce précieux ornement 
Qui, sous nos yeux ravis, défile au firmament : 
C’est la nuit qu’il est beau d’observer la lumière.

Randonnée

Composition de l'auteur

Le chemin longe un mur couleur de cendre
Qui par endroits est d’inscriptions couvert
(Mais, semble-t-il, ce ne sont point des vers).
Des escaliers, pour monter ou descendre.

Quelques jardins se parent de vert tendre ;
Pour la plupart, c’est encore l’hiver,
Et du soleil, maître de l’univers,
Ici la loi ne se fait guère entendre.

Mais, tels qu’ils sont, me conviennent ces lieux
Et les décors que contemplent mes yeux,
Usines, tours, monuments et chapelles,

Arbres des parcs, reflets sur les trottoirs,
Villes que j’ai toujours plaisir à voir,
Car la banlieue, à sa manière, est belle.

lundi 2 mars 2015

Espérance


Chaque nouvelle journée porte en elle son espérance ; 
Une belle rencontre ou un heureux dénouement ; 
La sortie du tunnel ou l'issue d'une errance ; 
Le courage d'une rupture, la joie d'un renouement ; 

Peut-être plus simplement un jour ordinaire ; 
Juste une accalmie dans une vie mouvementée ; 
Se retrouver un peu sur son île solitaire ; 
Souder les morceaux de notre être fragmenté. 

Quelque part, nous rêvons tous d'une vie idéale 
Qui nous sortirait de la condition banale ; 
Pour les uns, c'est satisfaire le moindre désir ; 

Pour les autres, avoir de la reconnaissance ; 
Pour quelques rares, développer la connaissance 
De soi-même ; pour tous, dans le fond, ne plus souffrir.

ML, Les nuits de Chelsea 

Ange rebelle

Toile de Juan Medina  

On dit : - Qui augmente sa science accroît sa souffrance ; 
Je préfère pourtant cette lumière aux ténèbres ; 
Qu'en est-il d'un bonheur fondé sur l'ignorance ? 
Jouissances animales et destinées funèbres !  

Il n'est de réel plaisir que dans la pleine conscience 
Qui agit en soi comme le ferait un levain : 
La volupté monte, atteint toute sa luxuriance ; 
C'est en cette sphère que l'âme frôle les espaces divins.  

L'Ami, je sais que boire à la coupe du savoir 
Ouvre à la sagesse ou mène à la déchéance, 
Que la foi pure peut chuter dans la mécréance.  

Il faut peu à des ailes blanches pour virer au noir ; 
Souvenons-nous du Porteur de Lumière, l'ange rebelle ; 
Comme notre siècle de fer lui fait la part belle ! 

ML, Les nuits de Chelsea

Mon bonheur...


Je n'y arrive plus, j'ai beau essayer mais, non, c'est fini, je dépose les armes, je ne veux plus me battre, je n'en ai plus la force. Je ne veux plus me battre dans un monde où elle n'est plus présente. C'était ma drogue, j'étais devenue dépendante d'elle, il me la fallait et j'ai eu la chance de l'avoir. Elle était ma meilleure amie, ma vie, mon bonheur, mon ange, elle était celle qui m'avait remise sur le droit chemin, le seule qui réussissait à me faire sourire quand ça n'allait pas, celle qui voyait la souffrance derrière mon sourire. Elle était mienne. J'étais la fille la plus heureuse du monde. Je connaissais enfin le bonheur... J'ai été naïve, bête. On m'avait prévenue que le bonheur partait aussi vite qu'il arrivait mais je ne voulais pas y croire, je me suis trompée. Il est réellement parti, mon bonheur est parti... il est parti beaucoup trop tôt mais je lui ai promis que l'on se retrouverait bientôt...

Pour éviter le chausse-trappe final 2




Certes, la démocratie est aussi le système le plus participatif et donc le plus imprévisible mais dont les effets pervers sont largement neutralisés par le contrôle monopolistique des grands outils de l'information et donc le pouvoir de manipuler les individus et les masses. Sylvain Timsit dresse l'éventail de cette manipulation en dix stratégies, un texte qui par ailleurs circule très largement sur la Toile (9) :






Armorique ancestrale

Composition de l'auteur

Les paysans bretons fredonnent un cantique
En contemplant le ciel rougeâtre du Ponant.
Les rochers autour d’eux, un décor étonnant,
La mer dans les lointains, telle une mer antique.

Non loin de leur taverne, on trouve un cimetière
Dont les murs sont de roche, et non pas de béton :
Les noms que l’on y voit sont presque tous bretons,
La mousse vénérable a recouvert les pierres.

Prévert leur offre un ours et un charmant poème !
Pour le coup, c’est la fête, et le vin coule à flots.
Chantons une chanson, mes braves matelots,
Une chanson celtique, ainsi que je les aime.

Le nouveau blason de Ianis D.

Tiercé en bande de France, le 2 au logo du Paris-Saint-Germain.

Orla Fallon - Cad e sin don te sin

video

Animaux des champs

       Deux corbeaux dans l’air dessinent
       Un labyrinthe épatant
       Pour amuser un instant
       La grenouille, leur voisine.

       Au ciel, trois lunes d’hermine
       D’une seule voix chantant,
       Dont ma charrue s’illumine :
       Il va faire du beau temps.

       J’ai chanté cette comptine
       Pour amuser les passants,
       Car la journée se termine ;
                                                           Les soleils vont déclinant.


Les ânes rient


Deux ânes, détachés de leurs lourdes charrettes,
Sous l’arbre verdoyant prennent un bref repos ;
Le plus vaillant des deux, encore assez dispos,
Disait : Ça fait du bien, vois-tu, quand ça s’arrête.

Je les vois, bavardant, grignotant de la mousse,
Se racontant aussi des blagues d’autrefois,
Ou même se moquant, ânes de peu de foi,
Du curé du village à la rouge frimousse.

J’aimerais être un âne aux charmantes oreilles,
Arpentant les jardins comme un lièvre géant,
Ne disant rien, jamais, sur l’être et le néant,
Mais bien sur le persil, et sur la tendre oseille.

D'or à un griffon de gueules

Composition de l'auteur

L’air est d’or. Le griffon de gueules se promène
En proposant son cœur aux ondines des puits.
Celle qui en voudrait, fût-ce pour une nuit,
Serait sur cette terre une vraie souveraine.

Or, son offre n’attire ondine ni sirène ;
L’une, même, se moque en l’appelant « Trop cuit »,
Une autre a beaucoup ri, une troisième a fui.
Le griffon va, portant son grand cœur, et sa peine.

Ce n’est pas aujourd’hui que, pleine de tendresse,
Une amante viendra l’instruire de caresses ;
Dans son corps, il devra réinstaller son cœur.

L’ornithorynque rose a rejoint son compère
Et dit « J’ai le remède à cela, je l’espère :
Ce sont quelques flacons d’une douce liqueur. »

dimanche 1 mars 2015

Eau de jouvence

 
Charles Daniel Ward (British,1872-1935), The Progress of Spring, 1905

Je crois bien que la poésie me pénètre
Tout entière, tant elle investit la moindre plage
De temps libre, quand je n'ai pas à paraître
Dans ce plat monde dont j'ai déjà tourné la page.

Je laisse derrière moi les puériles ambitions
Qui ont consumé mes années impétueuses ;
De ces rêves illusoires j'ai payé l'addition ;
Je n'ai pas même le regret des heures fastueuses.

Mon âme se réjouit de fêtes bien plus somptueuses ;
Elles se donnent en des jardins où les nymphes des bois
Et les fées des fleurs mènent la vie voluptueuse

Des êtres libérés des triviales contingences ;
C'est à cette source-là que désormais je bois ;
J'y ai trouvé la plus pure des eaux de jouvence.

ML, Les nuits de Chelsea