Signes et Symboles – l'Image des Choses – Les Choses par l'Image - Et Ailleurs aussi...

Héraldie, qui traverse sa troisième année, est un blog essentiellement consacré à l'héraldique. Cependant, il est largement ouvert sur tous les domaines : histoire, géographie, philosophie, littérature, poésie, symbolique, logotypie, chromolithographie, vexillologie, philatélie, numismatique, sigillographie, tyrosémiophilie, tégestophilie, oenographilie... mais aussi la musique, la peinture, la sculpture et l'art en général. Ce blog a donc aussi vocation à constituer une banque d'images (environ 30 000 à ce jour) et, idéalement, un portail vers toutes ces spécialités singulières.

dimanche 29 mars 2015

Le quartier

Il y a l’épicerie et sa galerie de cageots remplis de fruits calibrés et sans le moindre défaut*, le bar-tabac du coin et son buraliste qu’on se fait parfois l’effet d’importuner, la boulangerie et sa belle boulangère au sourire croustillant (et peut-être même croustilleur), l’inévitable agence immobilière où le mètre carré s’affiche à prix d’or, le restaurant exotique tarabiscoté, avoisinant la restauration rapide où l’on peut se barbouiller le ventre pour pas cher ; enfin, la classique ribambelle de petites boutiques ouvertes à tous les budgets, à tous les besoins, à tous les goûts et même aux coups de cœur. Tout cela confère au quartier une quasi autarcie pour qui veut s’y cantonner. L’on y peut vivre ainsi qu’au fond d’une ville de province, la mentalité en sus. L’on y prise le ragot autant qu’on y distille la rumeur. De fait, il est courant qu’on s’y fasse une montagne de rien et s’y montre à l’affût de tout, sous couvert d’anonymat. Mais personne n’est vraiment dupe de ce jeu de clocher. Quand tout le monde est déguisé, plus personne n’est masqué.

* une pomme est traitée en moyenne avec 35 pesticides différents (voir le site ConsoGlobe)
Toile d'Eugène Caillebotte (1848-1894) Balcon sur rue (Paris)

Intoxicated

Art by Alphonse Mucha (1860-1939)

You say you love me,
Your words are sparkling like a
Glass of Champagne.

You intoxicate my heart
With your sweetness and your love.

Esther Ling

Dérive narcissico-égotique

 Toile de Mahmood Al Khaja

L'Ami, je ne te l'apprends pas : les gens sont fous ; 
Mais comme c'est la norme, ils ne s'en rendent pas même compte ! 
La plupart sont si pénétrés d'eux-mêmes surtout, 
Qu'ils se prennent très au sérieux et se la racontent ; 

Une telle semble parler toute seule sur le trottoir, 
Étalant sa plate conversation à la ronde ; 
Telle autre, sapée comme un mannequin de foire, 
Parade dans la rue avec des airs de grand monde. 

Comme tu le dis, nous vivons une époque épique ; 
De paraître quelque chose, tout le monde se pique ; 
Mais personne n'est vraiment dupe de cette comédie ; 

Cela inquiète de plus en plus car elle perdure 
Et même s'aggrave, vu qu'elle prend maintenant l'allure 
D'une folle dérive qui finira en tragédie. 

ML, Les nuits de Chelsea

samedi 28 mars 2015

Sagesse aquatique

 Composition de l'auteur

Je suis le vieil ondin de la source qui chante ;
Aux jours se succédant, mon cœur fait bon accueil,
Que ce soit un beau ciel dont la clarté m’enchante,
Ou des temps nuageux semblant porter un deuil.

Les ondines d’ici ne sont guère méchantes ;
On les voit, deux à deux, papotant sur leur seuil,
Parfois se racontant des histoires touchantes,
Bien souvent un reflet de malice dans l’œil.

D’être un esprit des eaux, c’est douce destinée ;
Baigner dans la fraîcheur, au long de la journée,
Entendre les propos silencieux des poissons,

Admirer la lumière où, d’un bleu brillant, vole
Maître martin-pêcheur, acrobate frivole…
C’est à lui que je dois l’air de cette chanson.

Cochonfucius

Résidence inframondaine

Composition de l'auteur

Le démon de sinople a pris pour locataires
Dans son antre secret, deux joyeux vagabonds ;
C’est un appartement qu’ils trouvent bel et bon,
Loin du tumulte urbain, dans le creux de la terre.

Ici, nul vent ne souffle et nulle pluie ne tombe :
On y passe le temps en lisant des sonnets,
Tantôt des inédits, tantôt ceux qu’on connaît ;
Caveau préfigurant la fraîcheur de la tombe.

Cochonfucius

Magma - Epok IV - Otis

L'Alphabet de Grasset : les lettres V, W, X, Y et Z


Suite et fin de l'Alphabet de Grasset, des illustrations en noir et blanc et grand format dans le style Art Nouveau parues dans le dictionnaire Larousse pour tous de 1910 comme images d'en-tête. Ces quatre lettres mettent en scène la Médecine, la Chirurgie, la Physique, la Chimie, la Mécanique, l'Astronomie, la Navigation, le Commerce, la Télégraphie et la Téléphonie...


Traité des songes et des visions nocturnes...

... avec leurs significations, selon la doctrine des Anciens, 
expliquées par ordre alphabétique.

Dans le sac du colporteur de jadis, outre la panoplie habituelle composée, souvent, des choses les plus improbables et autres élixirs de longue vie, on trouvait l'almanach qui renseignait sur les lunaisons et les travaux des champs, agrémenté de proverbes qui suivaient sagement la succession des saints sur le calendrier et parfois complété par des traités pour éclairer sur les sujets les plus divers et les plus utiles, dont Le Traité des songes et des visions nocturnes

Laissez-moi...

... vous apprendre le monde, monsieur.

Rising sun



The dawn is coming,
All is quiet in the garden.
The wind softly sings.

The orchids dance the new day.
The flute greets the rising sun.

Esther Ling

vendredi 27 mars 2015

Que restera-t-il de nous un jour ?


Que restera-t-il de nous un jour ? Peu importe !  
N'est-ce pas la peur viscérale de disparaître  
Qui nous fait tant redouter de franchir cette porte  
Qui nous dévoilera le mystère de notre être,  
 
Nous illuminant comme une clarté d'évidence ?  
C'est ce en quoi nous plaçons tout notre espoir  
Les uns, en s'en remettant à la providence,  
Suivant les sages préceptes, afin de ne pas choir ;  
 
Les autres, en essayant de donner du sens,  
Sinon de la signification à leurs actes ;  
Quelques uns vont jusqu'à signer une sorte de pacte  
 
Avec des forces cryptiques qui contre telle alliance  
Leur miroitent une place en ce monde et dans l'Olympe ;  
Chacun tient pour bonne l'échelle sur laquelle il grimpe. 
 
ML, Les nuits de Chelsea

Deux univers

Composition de l'auteur

En pleine nuit, le loup d’argent compose
Un chant sonore aux couplets animés ;
Une sirène, en l’entendant rimer,
Attend qu’en prince il se métamorphose.

Chanter voudrait le lapin, mais il n’ose :
Il craint, du loup, le gosier affamé.
Il veut quitter ce sable mal famé
Pour l’argent pur, où le canard se pose.

Hurle, grand loup, de toute ton haleine :
Tu prendras bien ainsi une baleine
Si jusqu’ici elle vient en nageant.

Deux univers, sans porte qui débouche
De l’un vers l’autre, on ne sait s’ils se touchent,
Argent sur sable et sable sur argent.

Cochonfucius

Bouffon du temps révolu

Composition de l'auteur

Le vieux farceur à la face lunaire
Est invité dans le château d’azur ;
On a fixé des tentures aux murs
Pour accueillir ce seigneur débonnaire.

Au ciel d’argent montent les cerfs de gueules,
Dans le cellier mûrit le vin nouveau ;
Faites rôtir à la broche les veaux,
Vous donnerez aux valets ce qu’ils veulent.

Rieurs, mangeurs, à la lueur des flammes,
Autour du pitre assemblés pour un soir :
Ne dites point que l’homme est sans espoir,
Quelques bons mots font la joie de son âme.

Cochonfucius

Démarquage

Toile de Michael Cheval 

J'ai cessé de me plaindre du temps rude  
Et de rêver de latitudes ensoleillées ;  
Je ne fais pas plus ma délicate que ma prude  
Et me moque d'avoir des idées dépareillées ;  

Les îles cocotières ne m'attirent pas davantage  
Et les laisse bien volontiers à tous les coureurs  
De paradis de pacotille et de parquage ;  
Foin de ce tourisme de masse dévorateur  

De la planète ravalée au rang de center !  
Foin des marchands d'illusions et de rêves incubes !  
Tout cela me fait l'air d'un immense parc à cubes  

Pour des sédentaires blasés qui errent sur cette terre,  
Sans donner d'autre sens à leur brève existence  
Que la poursuite d'une insatiable appétence. 
 
ML, Les nuits de Chelsea 

jeudi 26 mars 2015

Le rat, un conte de Louis Delattre (1870-1938)

La servante ayant, l’autre jour, tendu la souricière pour un rat qui l’empêchait de dormir, écoutait s’il mordait à la couenne de l’appât. Elle entendit tout à coup le piège se détendre, et y courut joyeusement, en deux temps, trois mouvements.

Charms

Painting by Tomasz Alen Kopera

The world of confusion
Takes us far from our roots,
It destroys the soul.

Seduction, temptation, dream
Of afterlife are its charms.

Esther Ling

Le blason de Paul D. de la 4e1


De sable à l'épée haute d'or accostée de deux écus d'azur bordés d'argent chargés d'une clef posée en pal d'or et d'argent aussi.

Temple vide

Composition de l'auteur

Voici un temple orné de cent statues d’ivoire,
Et chacune possède un pouvoir qui guérit
Soit un trouble du corps, soit un mal de l’esprit ;
Celui qui les sculpta mériterait la gloire,

Ou qu’au moins on louât ces cent belles victoires,
Mais le roi l’exila, son destin fut flétri,
Son nom fut effacé des documents écrits,
Sans qu’on sache pourquoi lui advint ce déboire.

Voici sa pauvre tombe auprès d’un peuplier,
Sans la moindre inscription. Son nom est oublié,
Nul rhapsode n’ira l’illustrer de sa lyre.

Fêtes et jours normaux, le temple reste ouvert,
Mentionné seulement dans ces quatorze vers
Qui trouvent rarement un regard pour les lire.

Cochonfucius

À cor et à cri

 Composition de l'auteur

Un cor au fin fond des montagnes
Dit la mort de Roland ;
Lui répondit, dans la campagne,
Un autre cor, plus lent.– Te moques-tu de ma souffrance,
Vieux cor de paysan ?
— Non, je suis un berger de France,
Un homme peu causant ;

Je veux juste apaiser ton âme,
Soldat de l’empereur :
Elle n’ira point dans les flammes
Dont tu as la terreur.

— Comment sais-tu pareille chose,
Paysan du terroir ?
Entends-tu le démon qui cause,
As-tu un noir miroir ?

— Comte Roland, seigneur des plaines,
Tu es un innocent ;
Elle n’est point, l’eau des fontaines,
Plus pure que ton sang.

Cochonfucius

mercredi 25 mars 2015

Au royaume des aveugles

      Tripoter sa prothèse 
      Numériser son malaise 
      Étaler son insignifiance 
      Brader sa confiance 

      S'emplir de télé-futilité 
      Se vider de sa réalité 
      Aie du cran 
      Éteins ton écran 

      Votez pour moi, je suis le meilleur 
      Pour te la faire dans le dos, d'ailleurs 
      Consultation, sondage, forum 
      Tous les chemins mènent à Rome 

      Rien ne sert de courir 
      Il fallait ne point partir 
      Tout flatteur vit aux dépens 
      De celui qui de cela dépend 

      Au royaume des aveugles 
      Les borgnes sont rois 
      Dans ce troupeau qui meugle
      Règne le désarroi

Mœurs barbares

 
Toile de Wojtek Siudmak   

Mardi quinze heures, rendez-vous avec Tartampion   
Du groupe Machin qui, bien qu'ayant le vent en poupe,   
Craint fort tout le temps de se voir damer le pion ;   
L'on finit toujours par devoir manger sa soupe.   

- Le marché est porteur, la demande est très forte ;
Il faut se bien placer, ne pas manquer le train...   
Et quand je l'écouterai parler de la sorte,   
Je composerai mon prochain alexandrin :-)   

C'est ainsi, la roue tourne et les temps sont féroces ;   
Les petits poissons sont mangés par les requins ;   
En mœurs barbares, l'on est rarement à la noce ! 

Tous ceux qui rêvent de gagner des cents et des mille   
Alimentent la fournaise de ce monde inhumain ;   
La marque du Veau d'or est toujours indélébile. 

ML, Les nuits de Chelsea

Dreamland

Painting by Setowski, Tomek

Here, in the rainbow,
Life is colorful, joyful.
It is a big smile. 

Narrow-minded people can’t
Enter into this dreamland.

Sagesse des monstres

Composition de l'auteur 

Faire un monstre, parfois, divertit la nature ; 
Les formes du vivant changent à volonté. 
Des êtres surprenants naissent dans la clarté, 
Pas toujours précurseurs d’une espèce future.  

Leur forme, cependant, n’est pas une imposture : 
Ils apprennent ce monde où leur corps fut jeté, 
Finissant par gagner beaucoup d’habileté 
Après avoir vécu diverses aventures.  

De ce grand univers, ils découvrent les lois, 
Heureux de les connaître et d’y accorder foi, 
Comme le font aussi les monts et les rivières.  

Monstre ou pas, l’essentiel est d’être un peu savant 
Et de savoir aussi se montrer bon vivant : 
Ce qu’il faut pour mener sa vie dans la lumière. 

Sagesse des loups

Composition de l'auteur

Les petits loups d’azur dansent au ciel d’argent ;
Ils ont à leur menu, ce soir, de l’oie de sable,
Rien à redire à ça, c’est un dîner passable,
Il leur arrivera de sourire en mangeant.

Les doux chevaux d’argent lisent un livre d’or :
On y voit affrontés les fiers griffons de gueules.
Que les commentateurs nous disent ce qu’ils veulent,
Celui qui fit ce livre est quand même assez fort.

La grande oie, le beau loup, le cheval, le griffon
Ne sont-ils pas remplis de sagesse animale ?
On ne peut s’empêcher de trouver minimale
Celle dont les humains tempèrent ce qu’ils font.

Cochonfucius

Les éclats de lune

Composition de l'auteur

Nous sommes des éclats de lune tombés par 
Terre. Lorsque nous relevons la tête vers 
L'astre blanc, il nous attire de toutes parts 
A tel point que nous brillons vite et fort envers 

Et contre tout, telles des lucioles, la nuit. 
Et puis nous dansons tant qu'elle veille sur nous 
Car nous redoutons le point cruel du jour qui 
Nous rendra la triste nature de cailloux 

Inertes sur les chemins. Le soleil qui aime 
L'ordre par dessus tout, refuse qu'on bouge. Même 
Quand son amie la lune lui sourit, il reste 

Sérieux. Comment en effet se fier à une lune ? 
S'il découvrait combien nous, les pierres de lune, 
Nous aimons la lumière, il nous laisserait vivre!

Le blason de Matteo C. de la 4e1

D'argent à la bande accompagnée de deux cotices et du chiffre 7 au chef senestre, à un contour de triangle équilatéral évidé contenant lui-même son pareil inversé brochant, le tout de sable.

Le blason de Jérémy C. de la 4e1

De gueules au triangle isocèle d'or chargé d'un triangle équilatéral inversé du champ.

Le blason de Paul R. de la 4e3

Fascé de gueules et d'azur de huit pièces, au franc-quartier d'argent chargé d'un pigeon de sable, allumé d'argent aussi, becqué et membré de gueules, accompagné à senestre d'une hermine.

Rien



Ce soir c'est le vide 
Pas un simple flottement 
Ni même une traversée aride 
Nuls pensée ni sentiment 

L'Ami, c'est le vide 
Tu sais bien cela 
Quand l'instant cru évide 
L'idée même d'un au-delà 

Juste une sensation brute 
De n'être rien ni personne 
Et au bord de cette chute 
Tout mon être est aphone


Toile de Michael Parkes

mardi 24 mars 2015

Le coq, un conte de Louis Delattre (1870-1938)

MA tante Babette-Zoé d’Habay-la-Neuve, qui attendait sa belle-fille à dîner, le dimanche de la Trinité, se décida à tuer son vieux coq pour le bouillon.
Elle mit du petit blé en une forme à pain, monta sur le fumier dans la cour et cria : «Tou-tou-tou-tou...» Les poules s’approchèrent, le coq suivit digne et fier de sa barbe rouge, et tante Babette s’en saisit.

Flute - Tribute to Esther

video 

Silence of the dawn, 
The flute sings the harmony 
Of a serene day.   

The wind takes my soul away, 
A trip in impermanence.  

A violin

Painting by Vencent Ko

There were stars in 
Her eyes when she discovered 
Her gift: a violin.  

The violin my father gave 
Me when I was three years old. 

Sagesse incarnée

Composition de l'auteur

Le fils du charpentier, tant qu’il vécut sur terre,
Jamais ne fut pressé de retourner aux cieux :
Le vin lui suffisait pour se sentir un dieu,
Du vin de tous les jours, ni Pauillac ni Sancerre.

Cet homme qui pouvait commander au tonnerre,
Aux vagues de la mer, aux esprits furieux
Et même à Lucifer soi-disant glorieux,
Devant sa coupe pleine oubliait d’être en guerre ;

Ainsi, les vignerons par lui sont honorés ;
De vendre leur pinard, ils sont bien assurés,
Puisqu’il devient le sang qui nos fautes efface.

Avant de trépasser sous la loi des Romains,
Il but un dernier verre au milieu des humains ;
Plus d’un, en songe, voit cette riante face. 

Chalet de Piaf-Tonnerre

Composition de l'auteur  

Plus haut, plus haut que les collines, 
Sur un fort nuage d’argent 
Où ne viennent jamais les gens, 
Piaf-Tonnerre est dans sa chaumine.  

Il n’y cultive nul gazon ; 
Il voit ses chevaux qui voltigent 
Et cela n’a rien d’un prodige, 
Fortes sont les ailes qu’ils ont !  

Rieur est le soleil d’été ; 
Il se rafraîchit quand il vente 
Et se met en dérive lente 
Vers le ponant, sans se hâter.

lundi 23 mars 2015

Tri Yann - Quand la bergère

video
Toile de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) La bergère

Semaille

Toile de Michael Cheval 

L'Ami, je ne crains jamais de me répéter  
Quand il s'agit de chanter la beauté des choses ;  
Dans un monde où la laideur est à satiété,  
Je ne sache pas, ce me semble, de plus belle cause.  

Lors, c'est bien à cette tâche que nous nous attelons ;  
Mais bien davantage que la beauté visuelle,  
Au-delà des mots choisis qui courent tout le long  
De ces pages, derrière la rime parfois sensuelle  

Ou le trait d'esprit, c'est la beauté intérieure  
Que nous servons ; elle est la valeur supérieure  
Qui enchâsse la splendeur lumineuse de l'amour ;  

C'est à cette seule fin que l'univers nous destine ;  
Je tiens la poésie pour sa langue palatine ;  
Elle est la semaille qui suit derrière le labour.  

ML, Les nuits de Chelsea

Aphorism


One who does not love trees
Does not love life.

Esther Ling



Painting by Tomasz Alen Kopera