Signes et Symboles – l'Image des Choses – Les Choses par l'Image - Et Ailleurs aussi...

Héraldie, qui traverse sa quatrième année, est un blog essentiellement consacré à l'héraldique. Cependant, il est largement ouvert sur tous les domaines : histoire, géographie, philosophie, littérature, poésie, symbolique, logotypie, chromolithographie, vexillologie, philatélie, numismatique, sigillographie, tyrosémiophilie, tégestophilie, oenographilie... mais aussi la musique, la peinture, la sculpture et l'art en général. Ce blog a donc aussi vocation à constituer une banque d'images (environ 36 000 à ce jour) et, idéalement, un portail vers toutes ces spécialités singulières.

jeudi 27 août 2015

Adieu, bel été

Toile de Jeffrey G. Batchelor

Que restera-t-il de cet été finissant ?
Quelques lignes écrites ici, quelques images
Dont s'estompent déjà les contours pâlissants.
Le temps procède à un implacable gommage ;

Chaque heure écoulée devient comme une cellule morte
Et celle qui s'ouvre donne aux instants une peau neuve.
Je sais que les vivre pleinement rend plus forte ;
Cela m'aide à surmonter bien des épreuves.

Bel été, je te salue et te dis adieu ;
J'ai voulu honorer ta saison de mon mieux ;
Y suis-je parvenue ? Dans mon recueil, j'emporte

Tous ces mots que tu m'inspiras, le long des jours,
Auprès de mes amis qui firent chez moi séjour ;
C'est à jamais que je leur garde ouverte ma porte.

ML, Les nuits de Chelsea

Toile de Jeffrey G. Batchelor

Le plus beau jour de ma vie

Toile de Paul Kelley

Serait-ce moi, cette femme affalée dans son fauteuil,
Complètement avachie ou bien langoureuse ?
Est-ce moi, cette femme qui n'a toujours pas fait son deuil,
Alors qu'elle a toutes les raisons d'être heureuse ?

Combien d'heures ai-je passées à ainsi ruminer
Et à me repasser le même film dans la tête ?
Combien de fois ai-je dit : « Arrête de te miner
Et de te la jouer genre blessée comme une bête ! »

Puis un beau jour, sur le Boulevard des Capucines,
J'ai fait la rencontre d'une étrange Mélusine ;
Elle toucha mon bras et pointa du doigt le ciel.

Quand elle me regarda, je vis un autre monde,
Un monde où l'on se donne la main pour faire la ronde.
Elle me dit : « Les fleurs des champs donnent le meilleur miel. »

Ours de sable

Blason de Berlin (Allemagne)

Il marche dans le soir, et capte la lumière,
Tournant vers l’horizon son regard aimanté ;
Sa demeure sur terre est un manoir hanté
Dont les vastes couloirs se couvrent de poussière.

Il mange son dîner dans de vieilles soupières,
Des navets succulents que lui-même a plantés,
Des assaisonnements qu’il a su inventer,
Il mange son dîner sur la table de pierre.

Puis il sort de chez lui, dans la clarté mystique
Envahissant, le soir, son jardin fantastique,
Quand se refroidit l’air, quand rougit le soleil.

Près d’une cheminée où ne vit nulle flamme,
Il trouve le repos de la chair et de l’âme,
Toujours aussi serein, quand survient le réveil.

Cochonfucius

Six fois neuf facettes

Image du blog Herald Dick Magazine

Un ours qui manipule un cube diabolique
Trouve que cet engin n’est pas très catholique ;
Il poursuit néanmoins son effort symbolique.

L’ours, faisant pivoter les petits éléments,
Ne trouvant pas le truc, s’énerve sacrément ;
Il se croit prisonnier d’une histoire qui ment.

Le cube lui répond qu’il est un jeu de nombres,
Non pas un petit jeu trouvé dans les décombres,
Mais le joli produit d’une logique sombre.

Bon, dit le plantigrade, on baisse pas les bras !
On ne cherchera point à trier ce fatras,
On prendra six couleurs, et l’on te repeindra.

Cochonfucius

En mes pénates

Toile de Paul Kelley

Il pleut sur Paris ; c'est un excellente raison
Pour rester chez soi ; vais-je ranger ou ne rien faire ?
Je songe que j'ai encore mes valises à défaire...
Seigneur, dans quel état je retrouve ma maison !

Avant, quand je menais une vie de patachon,
Je mélangeais les torchons avec les serviettes ;
Sur l'évier s'empilaient les bols et les assiettes.
Quant à mes blagues, genre « Est-ce du lard ou du cochon ? »,

Elles ont eu raison de bien des tempéraments ;
On trouva sage de m'éviter, évidemment.
De tout temps, j'ai aimé disposer de moi-même.

Je me sens bien en mes pénates où je reçois
De rares amis ; jamais aucun ne me déçoit ;
J'ai un instinct sûr : je sais et sens quand on m'aime.

Le spectre à trois faces
Le flair et l'instinct sont les mamelles de la sûreté.

Voie héraldique : la Colombe - Tendresse




Qu'il y a-t-il de plus tendre 
Et que peut-on attendre 
De mieux qu'une vie sans secousses? 
La paix est si belle, si douce.




Toile d'Élisabeth Sonrel (1874-1953) 
Les Colombes ;Tendresse 
(The Dove of Tenderness)

Voie héraldique : le Paon - Majesté




Beau paon, quand tu fais ta roue, 
C'est ta majesté qu'on loue ; 
Tu es aussi le symbole 
De la vanité frivole.




Toile d'Élisabeth Sonrel (French, 1874 – 1953) 
Le Paon ; Majesté
(The Majestic Peacock)

Voie héraldique : le Cygne - Innocence



Il glisse sur l'eau avec grâce
C'est le cygne d'innocence ;
Il se pose sur l'herbe rase
Avec beaucoup d'élégance.




Toile d'Élisabeth Sonrel (French, 1874 - 1953)
Le Cygne ; Innocence 
(The Innocent Swan)

Voie héraldique : l'Hirondelle - Souvenir



Quand s'en revient l'hirondelle 
Annoncer la saison belle, 
Elle éveille le souvenir 
Et la promesse d'avenir.




 Toile d'Élisabeth Sonrel (French, 1874 – 1953) 
Les Hirondelles ; Souvenir 
(The Swallows of Remembrance)

mercredi 26 août 2015

Adieu veau, vache, cochon

Toile de David M. Bowers

Bon, je suis contente de te voir ; tu me parles
De toi : tu as changé de coiffure et de boulot ;
Tes enfants font des études ; il y a le Charles
Qui a un appart à Issy-les-Moulineaux

Et Thérèse, qui vient d'entrer à Hypokhâgne...
Tu veux que je te dise ? Le monde entier s'en fout !
Que ton homme se soit barré de ce bagne
De la réussite où l'on ne compte que les sous

Ne m'étonne guère. Que croyais-tu donc, ma cocotte ?
Moi qui là te parle, j'ai été aussi sotte !
Un beau matin, je me sentis mourir d'ennui ;

Je me suis vue mémérisée bien avant l'âge ;
Dans l'instant, j'ai largué les amarres, sans ambages ;
Adieu veau, vache, cochon... et exit le circuit !

Le spectre à trois faces
La ligne droite est toujours la plus courte.

Gardienne de l'empire

Blason de Kecskémet (Hongrie)

L’Empire a pour vizir la chèvre belle à voir,
Qui surveille le trône et traque la bévue ;
Elle voit loin devant, car elle a bonne vue,
Et sait les ennemis durement recevoir.

On ne regrette pas qu’elle ait ce grand pouvoir,
Car par elle, on échappe à la guerre imprévue ;
La contrée, sous sa loi, de richesse est pourvue,
Et chaque citoyen se plaît à son devoir.

Tous les ambassadeurs lui font la révérence,
Sa Sainteté aussi s’incline en sa présence ;
Le soir, elle retrouve un gentil bouc poilu

Qui ne néglige pas de la couvrir d’hommages ;
Du bonheur domestique, ils sont la belle image,
Dans la fidélité, sans rien de dissolu.

Cochonfucius

Sagesse du coq-bouc

Blason de Ziegenhain (Allemagne)

Du coq-bouc les claires pensées
Ne sont pas dépourvues d’attraits ;
Mais parfois, comme il est distrait !
Et sa trouvaille est effacée.

Or, comme nul ne la réclame,
Il ne la fait point revenir ;
Ce fantôme de souvenir
S’endort, pour toujours, dans son âme.

Un tel trésor d’une seconde
Ne lui sera jamais rendu ;
Ah, qu’importe qu’il soit perdu !
Il est tant d’autres joies au monde.

Cochonfucius

L'improbable sérénade

Toile de Michael Cheval

Ma sœur, quand tu seras penchée à la fenêtre
Pour contempler dans le ciel les myriades d'étoiles
Dont tu aimes à dire qu'elles viennent à peine de naître,
Je viendrai te conter les légendes de Cornwall

Ou te chanter la rose, la plus exquise des fleurs ;
Je lui donnerai toutes les couleurs qui parcourent
Ton visage : rouge de plaisir et rose de fraîcheur ;
Blanche de pureté, d'or de noblesse, sans détours.

Peut-être te parlerai-je encore de ma peine,
Et tu me répondras : « Ça n'en vaut pas la peine. »
Je te dirai : « L'Amie, sais-tu où nous allons ? »

Tu plongeras droit ton regard dans ma pupille,
Les lèvres pincées, prêtes à lancer la torpille :
« Prends bien garde de ne pas te tromper d'échelon ! »

Pink Floyd & David Gilmour - Astronomy Domine

Live in Gdansk 2006

L'instant cru

Toile de David M. Bowers

Comme toute personne, il m'arrive de me retirer,
Pour faire le point ou par besoin de rester seule.
À ces moments-là, je n'ai rien pour attirer ;
Grossièrement parlé, j'ai l'air de faire la gueule ;

Mais c'est faux, je suis simplement triste à mourir ;
Je ne sors plus, je reste au fond de ma tanière ;
Ça arrive comme ça, sans raison, sans prévenir ;
Je rengaine mon épée et j'enroule ma bannière,

Le temps qu'il faut pour me redonner du courage ;
Remontent alors à ma mémoire d'anciens outrages
Dont la seule pensée me met sous très haute tension.

Dans cet état, rares sont les personnes qui m'approchent.
La terre, la vie restent belles mais le monde est moche ;
Peu de choses y méritent vraiment mon attention.

Le spectre à trois faces
Les jours sans

Images de la Corée traditionnelle


Six chromolithographies de la Belle Époque illustrant des scènes de la Corée traditionnelle : le palais impérial de Séoul, le port de Chémulpo, une rue du Séoul ancien, un diseur de bonnes aventures, un sport féminin : le saut sur échasses et travaux des champs : vannage et battage.

mardi 25 août 2015

Passeurs

Toile de Vicente R. Redondo

L'Ami, me voilà revenue en Albion pour reprendre le travail qui risque fort, je le crains, de me laisser beaucoup moins de temps pour l'écriture. Je le regrette vivement. Depuis quelques mois, j'ai le sentiment de vivre sur un nuage et je le dois, je sais, à la poésie dont la pratique quotidienne, autant par la lecture que par l'écriture, a profondément transformé ma vie, et même bouleversé, à un point que j'ai parfois encore du mal à bien mesurer. Le regard que je porte sur les choses en est devenu non seulement plus attentif et plus intense, mais aussi, paradoxalement, plus détaché. Tout objet que je vois, tout personne que je rencontre, toute scène à laquelle j'assiste se trouvent désormais filtrés par ce regard, presque à l'affût dirais-je, car derrière lui se tient la volonté d'en garder la mémoire autant que la substance, et donc de traduire celles-ci en vers. Une photographie ne restitue qu'une image muette et rend donc peu ou pas compte du ressenti et des pensées que les choses peuvent inspirer. Cependant, à l'instar d'un tableau, elle peut être inspirante par elle-même, c'est-à-dire en tant qu'objet à part entière, indépendamment de son intention première. Tu avais prévenu : « L'écriture peut devenir obsessionnelle. » C'est vrai, je le réalise. Aussi, qu'avons-nous fait ces deux derniers mois ? Toutes nos conversations n'avaient plus qu'un seul et unique but : composer ! Mais je préfère, et de loin, cette obsession-là à n'importe laquelle. C'est simple : je n'ai pas mon compte ! Écrire, publier, être lu, cela fait plaisir. Mais inspirer l'envie d'en faire autant est encore plus gratifiant. L'écriture est un chemin en soi-même vers soi-même. Elle est aussi une rencontre intérieure avec le lecteur qui peut faire siens les mots et, s'il écrit à son tour, passer le relais. Passer le relais... Tu dis : « L'artiste est un passeur. Son matériau peut différer, mais la fonction demeure la même : jeter un pont entre un plan et l'autre. »

A road




The road to your heart
Is the road to happiness.
A delightful path.

Esther Ling



Painting Annick Bouvattier

Fuir

Painting by Melanie Delon

J’ai couru, j’ai fui
La mort lente, indolore
D’un monde sans âme,

Où la vie est sans saveur,
Où le risque est sans valeur.

Esther Ling

Considérations mytho-européistes

Toile de Félix Vallotton (artiste suisse, 1865-1925), Enlèvement d'Europe, 1908

L'on sait qu'un jour, Jupiter, porté sur les femmes
(Penchant que je considère comme une qualité),
Se transforma en taureau pour enlever Dame
Europe qui n'eut pas le loisir de l'éviter.

On la comprend car les taureaux sont bons amants
Et l'on ne sache pas qu'une seule vache en portât plainte.
L'on a tort de tenir les mythes pour boniments,
C'est toute la vie des hommes que l'on y trouve dépeinte.

Mais là n'est pas le propos, voulant évoquer
L'idée que si la Grèce pouvait nous enlever
À nouveau Dame Europe, mais une bonne fois pour toutes...

Je veux bien sûr parler de l'Europe des banquiers
Et des officines que tiennent les grands boutiquiers,
N'ayant de cesse que l'âme des peuples soit dissoute.

Le spectre à trois faces
Politique parallèle

Considérations chronophiles

Toile de Vincent Cacciotti

J'ai décidé de vivre selon mon horloge
Intérieure, ce qui m'obligea à certains choix ;
J'ai eu raison et je m'en fais ici l'éloge
Car je ne vis plus dans une boîte comme un anchois.

Aujourd'hui, comme on sait, tout doit aller très vite ;
Les gens sont apparemment pressés de mourir ;
L'on veut toujours davantage, de rien on n'est quitte ;
Les illusions sont fortes, l'on ne cesse de courir.

Pauvres imbéciles ! Vous méritez le fouet
Qui vous flagelle le dos ; mangez donc le brouet
Que les tambouilleurs versent dans votre écuelle !

Et toi, pauvre jeunesse, qui te fait essorer
Jusqu'à la moelle, tu as beau vouloir t'accorder
Au système, bientôt tu verras sa face cruelle.

Le spectre à trois faces
Mon temps m'appartient.

Saisons de Sauveterre

Concello de Salvaterra de Miño (Espagne)

En hiver circule un ruisseau morose
Dont le flot, qui coule éternellement,
Ne peut s’arrêter, pas même un moment ;
Quand l’hiver finit, les fleurs sont écloses.

Le spectre sans corps de la Reine Rose
Couronné s’avance, au printemps clément ;
L’été, sur les tours, s’en vient, lentement,
Visitant ce lieu, puis il se repose.

La feuille en automne est couleur de feu
Dessus la montagne et sous un ciel bleu ;
Le gazon verdit dans la plaine immense.

Revient un hiver, et le vent qui mord,
Le fantôme rit, beau temps pour les morts,
Près du clair ruisseau, l’année recommence.

Cochonfucius

Quadruple royaume

Armes de la Real Academia Española

Montant plus haut que les nuages,
Les colonnes, dans la chaleur,
Invitent les gens au voyage ;
Ce pays fait battre nos cœurs.

Un monstre royal, plein de doutes,
Trois quartiers, fort nobles aussi,
Un jardin aux étranges routes,
Des détours, puis des raccourcis.

Ce royaume, qui sait me plaire,
Brille de trésors argentés ;
J’adore son vocabulaire,
C’est lui qui m’apprit à chanter.

Cochonfucius

Une lettre

Toile de Paul Kelley, The letter, 2013

En-dehors des fichues factures et du courrier
Administratif, les vraies lettres se font rares.
J'exclus le courriel, qui est très vite avarié
Et dont le nombre nous fait en avoir vite mare.

Une vraie lettre est toujours écrite à la main
Car à travers le papier transparaît une chose
Que le numérique ignore : le contact humain ;
Sa disparition est de bien des maux la cause.

L'écriture manuscrite retrace le geste physique
D'une personne bien précise et dont la ligne graphique
En dit autant que les mots eux-mêmes, c'est connu.

La lettre est aussi un objet que l'on touche,
Sur lequel, qui sait, l'autre a posé sa bouche...
La tendresse se plaît à donner tel contenu.

Du temps que l'on se donne

Toile d'Alexander Shubin

Vivre, ce n'est pas accumuler mille et une
Choses, ni remplir son temps par autant de faits.
L'on court tant après sa carrière et la fortune
Qu'à la fin, on ne jouit plus même de leurs effets.

Vivre, c'est se donner du temps, la vraie richesse ;
Mais non pas celui d'une stérile oisiveté
Qui n'amène qu'à fonctionner à l'emporte-pièce ;
Beaucoup en rêvent comme d'un idéal breveté.

Lire, écrire, peindre, jardiner, marcher, faire
De la musique, en écouter... sont là autant
De choses qui exigent qu'on leur consacre du temps.

Le monde est ce qu'il est, n'étant plus à refaire ;
L'acte créatif nous fait sortir de ses cadences ;
C'est dans l'instant conscient que la vie est intense.

ML, Le chemin des étoiles

Du temps et de la distance

Toile de Jeffrey G. Batchelor

Se tenir le plus à l'écart de l'échiquier
Où les hommes, tels des pièces, se poussent et se renversent.
Ceux qui auront le dernier mot, ce sont les banquiers ;
Le monde n'est qu'une marchandise, la vie qu'un commerce.

Car la distance donne toujours une vision meilleure
De l'ensemble, étant bien assez des détails
Que l'on vit soi-même ; c'est peu différent ailleurs.
De même que le temps ramène à leur juste taille

Les événements, se donner de la hauteur
Aide à mieux comprendre quel en est le moteur.
Le monde en temps réel encombre notre tête

De choses que peu d'entre nous peuvent assimiler.
Au sein d'un système qui cherche à annihiler
Toute pensée, les lendemains ne sont pas de fête.

lundi 24 août 2015

Raie Publique

Toile de Michael Cheval

Tu es quoi ? Ministre ? Et alors ? Il n'y a pas 
De quoi pavoiser car tu n'es qu'un sous-fifre ;
N'oublie pas que c'est moi qui te paye tes repas ;
Je peux même, si tu veux, t'aligner les chiffres.

Tu tètes la truie sur le dos de ceux qui travaillent,
Pensant que ta réunionite justifie ton poste.
D'où sors-tu donc pour t'imaginer que tes failles
Et ta superbe ne verront jamais la riposte ?

Qui crois-tu être en cette navrante république
Qui méprise le citoyen et lui fait la nique ?
Tu n'es rien qu'un polichinelle de la finance

Qui, tout récemment, a remonté les bretelles
Du Président, ne faisant pas dans la dentelle
Quand il s'agit de rappeler sa dominance.

Le spectre à trois faces  
Politique parallèle