dimanche 4 novembre 2012

Blasonnement : les règles de l'alternance

À l'origine, les règles de blasonnement étaient strictes et interdisaient certaines combinaisons de couleurs, pour des raisons de lisibilité. Ainsi, en principe, on ne juxtapose ni ne superpose les métaux ni les émaux. Un champ divisé en une partition alterne obligatoirement émail et métal.
Beaucoup de blasons manquent à ces règles, exceptions tolérées mais néanmoins considérées, d'un point de vue purement héraldique, comme étant des armes fausses.

Armes à enquerre : se dit quand l'écu comporte une figure de métal sur un champ de métal ou une figure d'émail sur un champ d'émail. Les quatre blasons ci-dessus sont faux : les deux premiers superposent l'or et l'argent et les deux suivants deux émaux, de gueules et d'azur.


Le blason du Royaume de Jérusalem (1099 - 1291) est l'exemple type - et un des plus anciens - d'armes à enquerre. À droite, l'actuel blason de la ville de Jérusalem, en usage depuis 1950.

Autre cas d'armes à enquerre : l'ancien blason de Grambois, dans le Vaucluse, remplacé en 1866 par celui de droite (officiel depuis 1996).

Maurecourt 
(Yvelines, Ile-de-France)
D'or à deux pals d'argent chargés d'un épi du champ, à la barre ployée d'azur brochant sur le tout, le tout lui même surchargé en chef d'une grappe de raisin au naturel pamprée de sinople, et en pointe d'une galère d'argent mâté du champ mouvant du flanc senestre.

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