dimanche 18 novembre 2012

Le 18e siècle par la peinture : les Van Loo

Les Van Loo, d'origine hollandaise, appartiennent à une véritable dynastie de peintres qui ont été au cœur des grands évènements culturels de leur temps.
Jacob Van Loo (1614-1670)

Jacob Van Loo (1614-1670) est le pater familias de cette dynastie de peintres. Portraitiste du Siècle d'or des Pays-Bas, il se distinguera surtout dans les scènes mythologiques et bibliques. Il est naturalisé Français vers 1667, avec ses deux fils : Jean et Louis-Abraham.

Portrait d'un Gentilhomme (1656) et d'un garçon avec son chien (1658)

Diane et ses nymphes, 1668


Jean-Baptiste Van Lou (1684-1745)
Jean-baptiste Van Lou est le petit-fils de Jacob Van Lou. Il est également portraitistes et réalise des tableaux d'histoire et des fresques de plafonds. Des débuts difficiles l'amènent à tenter sa chance à Londres (1738-1742) où il connaît un regain de succès, grâce à l’engouement pour la mode française et à la protection de Robert Walpole, portraitiste de la famille royale. Il aura une influence certaine sur l’âge d’or du portrait anglais. Vers la fin de sa vie, il se retire à Aix et peindra essentiellement des tableaux religieux.

Portrait de famille de J.-B. Van Loo (à droite) - Londres 1740


Charles André Van Loo (1705-1765)
Charles André Van Loo est le frère de Jean-Baptiste. C'est le membre le plus connu de la dynastie des peintres Van Loo. Il eut un immense succès à son époque. Voltaire le plaçait à l'égal de Raphaël. Il donne dans tous les genres (peinture religieuse, peinture d'histoire, sujets mythologiques ou allégoriques, portraits et scènes de genre, tels les turqueries). Il travaille pour l'Eglise, la Manufacture des Gobelins et les riches particuliers.

Portrait d'un inconnu (sous le règne de Louis XV)

Trois portraits de femmes sous le règne de Louis XV
Madame de Pompadour - Innocente Guillemette Rosnyvinen de Piré - Księżka Katarzyna Golicyna, 1757

Le Grand Turc donnant un concert à sa maîtresse (1737)


Louis-Michel van Loo (1707-1771)
Louis Michel van Loo peignant le portrait de son père Jean-Baptiste Van Loo (1762)

Louis Michel van Loo, frère des peintres François van Loo et Charles Amédée Philippe van Loo, étudie sous la direction de son père, le peintre Jean-Baptiste van Loo, à Turin et à Rome. 
1725 : prix de l’Académie royale de peinture et de sculpture avec son Apollon poursuivant Daphné (Paris, École Nationale Supérieure des Beaux-arts). 
1727 à 1732 : séjour à Rome avec son oncle, le peintre Charles André van Loo (1705-1765).
1736 : il devient peintre officiel de la cour de Philippe V d'Espagne à Madrid. Il est parmi les membres fondateurs de l’Académie de Madrid en 1752.
1753 : retour en France où il peint plusieurs portraits de Louis XV.
1765 : il succède à son oncle Charles-André comme directeur de l’École royale des élèves protégés.

Portrait du peintre Joseph Vernet (1714-1789)

Portrait (1767) de Denis Diderot (1713-1784)

Portrait de Laure-Auguste de Fitz-James, princesse de Chimay (1744-1814)
dame d'honneur de la reine Marie-Antoinette de 1775 jusqu'à la chute de la monarchie.

Portrait d'une jeune femme (1759)

L'architecte Germain Soufflot (1713-1780)


Charles Amédée Philippe Van Loo (1719-1795)
Charles Amédée Philippe Van Loo étudie la peinture auprès de son père, Jean-Baptiste van Loo en Italie où il obtient, en 1738, le prix de Rome. Installé à Paris depuis 1745, il entre, eux ans plus tard, à l'Académie royale de peinture et de sculpture. En 1770, il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris. Portraitiste à l'instar des autres Van Loo, il se spécialise dans les scènes allégoriques.

La lanterne magique (1764)

La bulle de savon (1764)