mercredi 7 novembre 2012

Les frères Montgolfier

Les frères Montgolfier Joseph (1740-1810) et Etienne (1745-1799) sont les inventeurs du ballon à air chaud en 1783 et les auteurs du premier vol aérostatique.


Fils d'un papetier à Vidalon-lès-Annonay dans l'Ardèche (alors appelé Vivarais), ces deux frères furent, en quelque sorte, à l'origine de la conquête spatiale. Ils mirent au point un ballon qui, gonflé à l'air chaud, s'élèva dans les airs. Après plusieurs expériences préparatoires, ils réalisèrent une grande démonstration à Versailles, le 19 septembre 1783, devant le roi de France Louis XVI et la toute la Cour réunie à cet effet. Les deux frères enfermèrent dans un panier rond en osier,accroché par une corde au ballon, un mouton, un canard et un coq. Ces animaux furent donc les premiers passagers. Une fois lâché, le ballon monta à une hauteur estimée de 500 mètres et vola pendant huit minutes en parcourant trois kilomètres cinq cents.

De nombreux voyages et expériences eurent lieu dans les années qui suivirent. Le 19 Janvier 1784, "Le Flesselles", la plus grosse montgolfière jamais construite à l'époque puisqu'elle atteignait 42 mètres de haut pour un diamètre de 24 mètres avec un volume de 27 000 mètres cubes emmenait, piloté par Pilâtre et six passagers dans sa galerie, dont Joseph de Montgolfier, pour ce qui restera son seul vol.

 Le ballon sera utilisé à des fins militaires dès 1794, mais abandonné par Napoléon. Etienne est admis à l'Académie des Sciences en 1796, Joseph le sera en 1807, avec le titre de Directeur du Conservatoire des Arts et Métiers. L'aérostat garde, sa place dans l'histoire du vol, car son histoire est l'aventure humaine aux préludes d'exploits plus complexes. Joseph se passionne ensuite pour l'idée du parachute. Il en conçoit un sous la forme d'un parasol de 2, 50 mètres de diamètre que douze cordelettes relient à un panier d'osier sous lequel sont accrochées quatre vessies gonflées d'air destinées à amortir le choc. Les essais sont concluants. 
Le temps des ballons, par le Musée de l’Air (MAE). Ed. de la Martinière, Paris 1994

Les ballons servirent lors du siège de Paris, entre 1870 et 1871, pour communiquer avec l'extérieur de la capitale. Soixante-huit ascensions eurent lieu et la plus célèbre est certainement celle de Léon Gambetta, alors ministre de l'Intérieur, qui réussit ainsi à gagner Epineuse, puis Tours où siégeait alors la délégation de la Défense nationale.

Gambetta quitte Paris assiégé pendant la guerre de 1870-1871
(illustrations anciennes de manuels scolaires)

La famille de Montgolfier est actuellement l'une des familles les plus nombreuses de la noblesse française subsistante. Elle a été anoblie en 1783 en la personne de Pierre Montgolfier, papetier, père de Joseph et d'Etienne, aéronautes, sans postérité actuelle, et de sept autres fils.
 

D'argent à une montagne de sinople, mouvante du côté droit, au pied de laquelle est une mer d'azur, aussi mouvante de la pointe de l'écu, et en chef, un globe aérostatique de gueule, ailé de même : le dit écu timbré d'un casque de profil orné de ses lambrequins d'argent, d'azur, de gueules et sinople
Au bas de ces armoiries figure la devise : Sic itur ad astra (Proverbe latin signifiant « C’est ainsi que l’on arrive aux cieux » (Règlement d'Hozier de 1784)

Blason avant 1783
La famille Montgolfier portait pour armoiries : d’argent, au golfe d’azur entouré de monts de sinople ; au chef d’azur chargé d’un coq d’or.

Blason de Davézieux
(Ardèche, Rhône-Alpes)
D'azur au sautoir estré d'argent, à la montgolfière de huit panneaux de gueules et d'or, d'où s'échappe une nuée aussi d'argent, brochant sur le sautoir et surmontée d'une fleur de lys aussi d'or, à une feuille de papier velin d'argent à dextre et à une gerbe de blé d'or à senestre, brochant sur la montgolfière.
Wimereux
(Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais)
Tranché : au 1) d’azur à la mongolfières d’argent, au 2) de sinople à la sirène à double queue aussi d’argent ; à la bande de gueules chargée de trois abeilles d’or brochant sur la partition.

Statue des frères Montgolfier à Annonay (Ardèche)

Documents & iconographie 

 Notice 1783




Dessin de J. Lebert (alias Yves Gilbert) paru dans Fripounet et Marisette