lundi 24 juin 2013

Jean le Baptiste

En ce 24 juin, nous fêtons la Saint-Jean-Baptiste, dite aussi la Saint-Jean d'été, liée au solstice. Jean le Baptiste, dont l'évangile de Marc dit qu'il avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. (I,6) est un personnage qui appartient à la fois à la tradition chrétienne (Saint Jean-Baptiste) et musulmane (Yahyâ). Il fut prédicateur en Judée au temps de Jésus de Nazareth dont il est le précurseur, en le désignant comme l'agneau de Dieu, d'où la présence de cet animal dans l'iconographie, y compris en héraldique. Les Évangiles rapportent que Jean le Baptiste a donné le baptême à Jésus sur les bords du Jourdain. Il est le prophète principal de la religion mandéenne. Mais il est aussi un prophète de l'Islam descendant de Îmran, nom désignant les ancêtres de Mūsā (Moïse) dont Marie (Maryam), la mère de Jésus, fait partie.

L'histoire de Jean le Baptiste est racontée dans l'Evangile de Luc (III, 1 à 22), de Marc (I, 1 à 12), Matthieu (III, 1 à 17) et Jean (I, 6 à 40).

Besse-et-Saint Anastaise
(Puy-de-Dôme, Auvergne)
 

D'azur à saint Jean-Baptiste d'or dans le désert, accompagné de trois fleurs de lis du même. Une autre source donne "D'azur à un saint Jean-Baptiste dans le désert, d'or, accompagné de trois fleurs de lys posées 2 et 1.



Perpignan 
(Pyrénées-Orientales, Languedoc-Roussillon) 

D'or aux quatre pals de gueules à l'écusson en bannière d'azur brochant sur le tout, chargé de Saint Jean Baptiste debout de carnation, auréolé d'or, vêtu d'une tunique en poils de chameau serrée à la taille d'une ceinture de cuir, le tout au naturel, et d'un manteau de pourpre doublé de sinople, tenant de sa dextre une croix haute d'or et sur son bras sénestre un agnelet d'argent.
Saint-Jean-de-Bonneval  
(Aube, Champagne-Ardenne) 
D'azur à saint Jean-Baptiste de carnation, contourné et regardant, nimbé et vêtu d'or, chevelé et barbé de sable, tenant de sa senestre une croix à longue hampe du même, et de sa dextre désignant un agneau d'argent couché à ses pieds à senestre, brochant sur un calvaire du lieu du même ajouré du champ à dextre, accosté en chef de deux épis de blé tigés et feuillés d'or, et soutenu d'une jumelle ondée d'argent; au comble aussi d'azur chargé d'une double burelle potencée et contre-potencée d'or.
Saint-Jean-lès-Longuyon 
(Meurthe-et-Moselle, Lorraine) 

D’azur au Saint Jean Baptiste d’or accosté de deux bars adossés du même et accompagné en chef d’une croix de Lorraine d’argent et en pointe d’un chardon du même issant de la pointe.
Saint-Jeannet 
(Alpes-de-Haute-Provence, Provence-Alpes-Côte-d'Azur)

D'azur à un Saint-Jean de carnation revêtu d'une peau de chameau d'or adextré d'un agneau d'argent saillant sur lui.
Saint-Jeannet
(Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte-d'Azur)

D’azur à saint Jean-Baptiste de carnation, barbé et chevelé d'argent, vêtu d’une peau de chameau d’or, nimbé du même, assis sur un tertre terrassé de sinople, tenant de sa main senestre une longue croix d’argent avec sa banderole du même, caressant de sa dextre un agneau contourné d’argent saillant sur lui. 
Devise :« longo mai » (longtemps encore).
Saint-Jean-Pied-de-Port 
(Pyrénées-Atlantiques, Aquitaine) 

De gueules au château d'argent senestré de saint Jean-Baptiste de carnation, nimbé et vêtu d'or, la main droite appuyée sur le château et tenant de la main gauche une croix d'or ornée d'une banderole d'argent chargée de l'inscription SAN JUAN en lettres capitales de sable, et saint Jean soutenu d'un agneau couché d'argent.
Saussan 
(Hérault, Languedoc-Roussillon) 

De sinople à Saint-Jean Baptiste d'or.
Saint-Jean-de-Bœuf
(Côte-d'Or, Bourgogne) 

D’azur à saint Jean-Baptiste d’argent ; au chef de vair de deux tires.
Surbourg 
(Bas-Rhin, Alsace) 

D'azur à Saint-Jean Baptiste d'or sur une terrasse de sinople, tenant dans sa main dextre une croix à longue hampe de sable et dans sa main senestre un agneau d'or aussi.


Fayence
(Var, Provence-Alpes-Côte-d'Azur)

De sable à saint Jean-Baptiste brochant sur un agneau et tenant de sa senestre une bannerette, le tout d'argent.
Castelnau-le-Lez
(Hérault, Languedoc-Roussillon)


Tranché : au 1er d'azur à saint Jean Baptiste de carnation vêtu d'une peau de chameau d'or et nimbé du même, portant sur ses épaules un agneau d'argent, tenant dans sa senestre une croix d'or et issant de la partition, au 2e de gueules à la croix vidée, cléchée et pommetée d'or de douze pièces, accompagnée en pointe de trois trangles ondées d'argent.
Saint-Jean-de-Bueges
Saint-Jean-de-Cornies
(Hérault, Languedoc-Roussillon)


D’azur à saint Jean Baptiste, vêtu d'une peau de chameau d'or, portant un agneau d'argent sur le bras.
Saint-Jean-de-Védas
(Hérault, Languedoc-Roussillon)


D’azur à saint Jean Baptiste, vêtu d'une peau de chameau et portant un agneau sur le bras, le tout d'or.
 Bazas 
(Gironde, Aquitaine)

De gueules à la tour maçonnée de sable, donjonnée de deux pièces, mouvant du flanc senestre, adextrée de Saint Jean Baptiste à genoux devant son bourreau contourné brandissant une épée, le tout d'or, sur une terrasse de même, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.
Honskirch 
(Moselle, Lorraine)

De gueules à la hache contournée d'or mise en pal, à l'église d'argent brochant sur le tout.

Saint-Jean-Kourtzerode 
(Moselle, Lorraine)
 

D’or à l’arbre de sinople mouvant de la pointe, à la cognée de bûcheron tournée de gueules, posée en barre et brochant sur le tout. Aux armes des d'Elvert, anciens seigneurs, on a ajouté une hache rappelant la décollation de saint Jean Baptiste, patron de l'église.
Chavanac 
(Corrèze, Limousin)

D'or à la dansarelle au naturel.
 
La Dansarelle est une statue dans l'église Saint Jean-Baptiste, en calcaire polychrome du XVe siècle, représentant Salomé portant la tête de Saint Jean-Baptiste sur un plateau. Son surnom de la "Dansarelle" lui vient de la danse qu'elle fit devant le roi Hérode, pour obtenir la mort par décapitation du saint. Elle est représentée sous l'aspect d'une jeune limousine en costume régional.
Saint-jean-d'Angély 
(Charente-Maritime, Poitou-Charentes)

D'azur semé de fleurs de lys d'or, au franc-quartier cousu de gueules chargé du chef nimbé de Saint-Jean-Baptiste d'argent posé sur un plateau à pied aussi d'or.



Image pieuse représentant Jean le Baptiste avec ses principaux attributs

Salomé,avec la tête de Saint-Jean-Baptiste  (1510)
de Lucas Cranach l'Ancien (1472-1553)

Salomé, de Bernardini Luini (1483 - 1532)

Michelangelo Caravaggio (1607) 

Un certain regard...

Il y a dans cette posture du Jean-Baptiste de Léonard de Vinci (peint entre 1513 et 1516) quelque chose d'étrangement complice, où se mêlent une certaine ironie et une tendresse amicale. Son regard semble s'adresser à ce qu'il y derrière le nôtre ; de fait, c'est un clin d'oeil indirect. Quant au sourire, il est de ceux que l'on adresse à quelqu'un qui est déjà ou presque dans le secret de quelque chose. Le doigt pointé indique à quel niveau se situe ce qui n'est pas directement énoncé (et n'a pas besoin de l'être pour les initiés).
Ce tableau offre un contraste entre la ligne du regard et celle de l'index. En réalité, il s'agit d'une seule et même ligne qui vient d'abord, si l'on peut dire, par une horizontale oblique -par en-dessous en quelque sorte- pour remonter aussitôt, en suivant la courbe du bras, en une verticale franche. Si ce Jean-Baptiste-là parlait, il dirait sans doute : «Là où tu sais...» ou encore : «Qui tu sais...» Mais a-t-on réellement besoin de parler quand on est si éloquent !

Sur le solstice d'été
(cliquez sur l'image)

2 commentaires:

  1. Sacrifice
    ----------

    Le prophète avait pu deviner le dessein
    De la reine adultère, à la saison fleurie.
    Il avait vu quelqu’un frotter l’argenterie,
    Surtout un grand plateau qu’ornaient de vieux dessins.

    Il n’attendait aucun secours de l’Esprit-Saint ;
    Comme un agneau, le soir, s’en va de sa prairie
    Pour trouver le sommeil en une bergerie,
    Jean désirait quitter cet univers malsain.

    Sa chair, par les excès, n’était point alourdie :
    Du désir, il n’avait point subi l’incendie,
    Même quand Salomé le voulut pour amant.

    Quand survint le bourreau avec sa grande épée,
    Il caressa l’acier en disant simplement :
    « Lame, dans un instant, tu seras mieux trempée. »

    RépondreSupprimer