mardi 18 mars 2014

La lampe mystérieuse de Tullia



Au milieu du XVe siècle, près de la Voie Appienne, à Rome, on découvrit un tombeau où gisait le corps d'une jeune fille baignant dans une liqueur non identifiée. Ses traits étaient si purs qu'elle paraissait dormir...

... une boucle d'or retenait ses cheveux blonds et à ses pieds menus, merveilleusement beaux, une lampe brûlait doucement. Une inscription apprit qu'elle était morte depuis plus de 1500 ans et qu'elle s'appelait Tullia, fille de Cicéron.
Peu après l'ouverture du sépulcre, la flamme de la lampe s'éteignit, et on ne comprit pas comment elle avait pu briller aussi longtemps.

C'est l'anecdote que rapporte l'écrivain Robert Charroux dans son ouvrage Histoire inconnue des hommes depuis cent mille ans (Robert Laffont 1972). 


Tullia Ciceronis, est la fille de l'homme d'État romain Cicéron et de Terentia. Elle nait un 5 août, vers 76 av. J.-C. et meurt en février 45 av. J.-C. Ce que l'on sait de la fvie de Tullia est essentiellement tiré de l'œuvre de Plutarque et de la correspondance de son père, Cicéron. On sait par contre que dernier fut très attaché à sa fille qu'il affectueusement Tulliola.
En décembre 67 av. J.-C., vers l'âge de huit ans selon l'usage, elle est fiancée à Caius Calpurnius Piso Frugi3, qui a au moins vingt ans de plus qu'elle (il est questeur en 58 av. J.-C.). Elle l'épouse en 63 av. J.-C. à treize ans, l'âge légal de mariage mais Piso meurt en 57 av. J.-C..
En 56 av. J.-C., elle épouse en secondes noces Furius Crassipes, mais ils divorcent en 51 av. J.-C. pour des raisons inconnues6. Cicéron pendant son mandat de proconsul en Cilicie lui prépare un troisième mariage, il envisage Sulpicius Rufus, un homme politique modéré donc une alliance utile pour Cicéron, mais elle se remarie en 50 av. J.-C. avec Publius Cornelius Dolabella, un homme plus jeune qu'elle et divorcé, de réputation volage et partisan de César. De cette union naissent deux enfants dont le premier, né le 17 mai 49 av. J.-C., meurt dans sa première année. Toutefois, Dollabella reste volage et dilapide la dot de son épouse. Tullia et Dollabella divorcent donc en octobre ou novembre 46 av. J.-C.
Tullia met au monde son second enfant en janvier 45 av. J.-C. et meurt peu de temps après, en février, dans la villa de son père à Tusculum.
La mort de Tullia est un événement marquant de la vie de Cicéron et provoque chez lui une peine immense. Il le conduit même à divorcer de sa seconde épouse Publia qui s'était réjouie de cette disparition, le père et la fille entretenant une relation trop fusionnelle à son goût. Pour tromper sa peine, il lit beaucoup, et compose à partir de ses réflexions sur sa peine un ouvrage, la Consolation, écrit entre le 7 et le 11 mars 45 av. J.-C., mais dont il ne subsiste aucune trace. Il envisage même d'élever un sanctuaire avec un petit temple à Tullia, une pratique d'héroïsation qui n'a pas encore cours en ce temps. Après avoir cherché un emplacement avec son ami Atticus, et tenté d'échaffauder le financement de ce monument, Cicéron finit par ne plus évoquer le sujet dans sa correspondance à partir de l'été 45 av. J.-C.. Le monument envisagé ne fut probablement jamais construit. (Source : Wikipédia)

Dans le même paragraphe, Robert Charroux évoque d'autres faits étranges :
Aristote utilisait une plume de métal fendu pour écrire ; Platon construisit une clepsydre-réveille-matin. Les Thermes de Byzance, construits par Septime Sèvère, étaient chauffés avec du pétrole amené à dos d'animal depuis les bords de la mer Caspienne. Néron avait dans son palais un ascenseur qui desservait les étages jusqu'à une hauteur de 40 mètres.

D'après Pline, Pétrone, Dion Cassius et Isidore de Séville, le verre incassable (la matière plastique ?) était connu des Romains et jouissait d'une telle vogue que Tibère fit détruire la fabrique, de peur que cette invention ne diminuât la valeur de l'or et de l'argent.

D'Israeli pense que les Romains inventèrent aussi l'imprimerie, mais ils en cachèrent le secret afin de conserver le monopole de la connaissance. Ces inventions tombèrent ensuite dans l'oubli, de même que la moissonneuse gallo-romaine.
A la fin de la République, idéalement austère et vertueuse, veillant sur le foyer, la femme romaine est tout entière consacrée à de son devoir d'engendrer et d'éduquer des générations de citoyens. Puis, au début de l'Empire, sans atteindre l'égalité des sexes, elle s'émancipe de la toute-puissance masculine. De plus en plus, elle gère son patrimoine, se lance dans les affaires, s'intéresse à la politique, influence les hommes... Elle ose à présent sortir de chez elle ! Le voile qui devait au-dehors la couvrir presque entièrement, pour préserver sa pudeur, l'entoure désormais de mystère... A travers ses costumes et ses parures, la femme romaine nous apparaît aujourd'hui dans toute sa diversité, de la jeune fille à la matrone, de la prostituée à la prêtresse, de l'esclave à l'impératrice.

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