samedi 29 mars 2014

L'éducation des enfants au XVIIIe siècle


Un édit royal rend l'école obligatoire en 1724. Mais tous les villages ne possèdent pas d'école, et comme l'enseignement reste payant et que beaucoup de familles sont trop pauvres pour supporter cette dépense, nombreux sont les enfants qui ne fréquentent pas l'école.

L'enseignement est individuel, chaque élève vient à tour de rôle auprès du maître - qui est souvent le curé du village – puis regagne sa place. Il apprend ainsi à lire, écrire et compter. Le maître enseigne aussi la religion catholique.


Jules-Alexis Muenier (1863-1942) - La lecon de catechisme

Les vacances

Deux fois l'an, on avait des vacances, pour la récolte des grains, et pour les vendanges. Les jours fixés étaient le dernier juin pour la clôture, et le 20 octobre pour la rentrée: il n'y avait point de leçons ces deux jours-là ; le bon Vieillard consacrait le temps de la classe à des discours :
«Mes enfants, disait-il, les travaux de la campagne vous appellent... tâchez de ne pas oublier; emportez aux champs, quand vous y conduirez vos bestiaux, l'Abrégé de la Sainte Bible, lisez-en quelques chapitres: cela vous entretiendra dans la lecture; les dimanches écrivez quelques pages: c'est pour vous que vous travaillez...»
Restif de la bretonne, Vie de mon père, 1779

La leçon de lecture 

Dans cette famille bourgeoise, la mère peut faire lire son fils, mais c'est là une exception car les filles vont encore moins à l'école que les garçons. En 1790, 6 Français sur 10 ne savent pas signer leur nom (8 sur 10 en 1700).

La Leçon de lecture, par Louis Aubert, XVIIIe siècle (Musée de Picardie, Amiens)

La punition

Le châtiment corporel deviendra une punition plus rare à la fin du 18e siècle

L'Enfant en pénitence, par Nicolas-Bernard Lépicié, XVIIIe siècle
Musée des Beaux-Arts, Lyon

Le Jeune Écolier, par Nicolas-Bernard Lépicié, vers 1775-1780
Museum of Fine Arts, Boston, Boston
La Gouvernante, par Jean-Siméon Chardin, 1739
Musée des Beaux Arts du Canada, Ottawa


 

Si on ne les instruit pas, les enfants des pauvres deviennent indociles, libertins, joueurs, blasphémateurs, querelleurs, s’adonnent à l’ivrognerie, à l’impureté, au larcin et brigandage et deviennent enfin les plus dépravés et factieux de l’État. Charles Démia (1637-1689)




par Marcel Grandière

thèse de Franca Doriguzzi

Pensées sur l'éducation du philosophe britannique John Locke (1632-1704)

Pensées sur l'éducation des filles avec des réflexions sur la conduite des femmes, dans les devoirs les plus importants de la vie ») est le premier ouvrage publié de la féministe britannique Mary Wollstonecraft. Publié en 1787 par son ami Joseph Johnson, l'ouvrage est un manuel de conduite qui présente des conseils sur l'éducation féminine dans la classe moyenne britannique émergente. Bien que dominé par des questions de moralité et de convenances, le texte contient aussi des instructions de base pour l'éducation des enfants, tels que les soins aux nourrissons.


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