samedi 12 avril 2014

Avishaï Cohen : LeOlam, Eleven Wiwes...


Il y a une intense vitalité dans cette musique pleine d'ardeur et d'allégresse. Le rythme est puissant mais bien mesuré. Il se libère sans se laisser aller. Cet équilibre lui fait prendre une certaine hauteur et la musique gagne ainsi en contenu et en force. Une force tranquille et communicative. C'est, me dit-on, du pur jazz. Le dialogue des instruments se fait ici en arrondis d'angles, formant ainsi une volute qui vous enveloppe, vous drape, et vous emporte. C'est ample, généreux et vivifiant. A la fin, ça vous dépose en douceur. De la vraie musique et de la musique vraie. Et pourtant, on n'a pas vraiment son compte. On reste sur sa faim. On sent qu'elle n'a pas tout dit. Qu'elle s'est offerte sans se donner tout à fait. On en redemande.

Avishaï Cohen est né en 1970 à Jérusalem. C'est un contrebassiste de jazz israélien. Je ne l'ai découvert que tout récemment. Quand on m'a fait écouter Ani Aff , Eleven Wiwes, LeOlam et Almah Arab medley, je fus conquise d'emblée. Peut-être avais-je, à ce moment-là, l'état d'âme qu'il fallait pour bien l'apprécier ? Je ne sais. Mais ce dont je suis certaine, c'est qu'Avishaï Cohen m'a fait entrer dans le jazz, un genre qui jusque là ne faisait pas vraiment partie de mon univers musical.

Avishaï Cohen, c'est une musique consistante et soutenue. D'aucuns la trouveront peut-être trop nerveuse. Mais ce n'est pas non plus une musique d'ambiance. Elle se propose à des moments bien particuliers, exige une certaine disposition d'esprit. A découvrir en tous les cas.

Eleven Wiwes de l'album Gently Disturbed (2008)

Ani Aff, de l'album Seven Seas (2011)

Almah Arab medley, de l'album Almah (2013)

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