vendredi 18 avril 2014

Le Vendredi Saint en héraldique

Dans la religion chrétienne, le Vendredi Saint célèbre la Passion de Jésus, condamné à la flagellation et à la crucifixion par le procurateur romain Ponce Pilate, sous le règne de l'empereur Tibère, au premier siècle de notre ère. En héraldique, cet événement est le plus souvent représenté sous la forme symbolique de la couronne d'épines et des clous de la crucifixion. Quelques rares blasons, andalous pour la plupart, comportent la croix du Golgotha accompagnée parfois des instruments de la crucifixion. Celui de la ville d'Egerszalók en Hongrie arbore la Vierge tenant sur ses genoux le corps du Christ.

Ville d'Egerszalók en Hongrie
D'azur à la Piétà d'Egerszalók : la Vierge couronnée et nimbée, assise, vêtue d'une robe brodée et d'un manteau, et tenant sur ses genoux le corps du Christ, lui-même couronné et nimbé , le tout d'or, ombré de sable ; à la champagne de sinople ondée chargée d'une grappe de raisin d'or feuillée de deux feuilles de vignes d'argent, surmontée d'une divise d'argent ondée.

Anla
(hautes-pyrénées, Midi-Pyrénées)
D'azur à une Pieta d'or, au chef parti au I d'or à 4 pals de gueules
et au II de gueules à un lion d'or issant du trait du chef. 

Canton de Schwytz ancien (Suisse)
De gueules, à la scène de crucifixion au naturel.

Saint-Saviour (Jersey)
De gueules à la couronne d'épines d'or enfermant trois clous 
de la Passion de même posés en bande, en pal et en barre.

Lupstein (Bas-Rhin, Alsace) 
D'azur aux cinq clous d'or, appointés en éventail.

Ecce homo (Voici l'homme !), tableau d'Antonio Ciseri (1821-1891) montrant Ponce Pilate présentant Jésus de Nazareth aux habitants de Jérusalem.

6 commentaires:

  1. A marc, quand je lis et relis "le bien nommé" blason de Marie-Louise,
    j'ai l'étrange sentiment d'être son contraire???
    Si c'est le cas ?
    je peux parfaitement voir mon blason...

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  2. Le « bien nommé » blason de Marie-Louise est le fruit d’une réflexion commune et de longues discussions autour d’un vécu, d’une thématique et de valeurs partagées. Ces entretiens ont d’ailleurs inspiré certains dialogues du roman que je viens enfin de finir, en cette bonne terre d’Anjou. De fait, le blason de Marie-Louise, qui en est une synthèse, symbolise davantage son idéal – une ligne de conduite – qu’il ne la représente strictement. L’idée est de réinvestir l’héraldique comme support iconographique pour illustrer de manière symbolique des concepts qui appartiennent normalement au champ de la philosophie et de la métaphysique, ou encore, de la sociologie, de la psychologie, de l’éthique … Ainsi, par exemple, le blason de la « bonne bouffe », conçu par Pierrette Colas, s’inscrit tout à fait dans cette idée. De même que le blason du « chaos » et d’autres, à venir. (Nous travaillons actuellement sur les blasons des « quatre saisons »). Par ailleurs, le blason peut également servir à l’illustration de contes. Pierrette Colas en a écrit quelques uns, dont deux déjà publiés sur ce blog. En quelque sorte, il s’agit d’étendre les champs d’application de l’héraldique. C’est une manière de la raviver, de susciter l’intérêt du public pour cette science parfois perçue comme dépassée ou pour le moins hermétique.

    Pour le reste, chacun est propriétaire de ses impressions et je serais bien en peine d’imaginer le contraire du blason de Marie-Louise. Il faudrait se pencher sur la question. Une idée à creuser...

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  3. Je trouve cette plume de ce "bien nommé" blason un peu acide ...

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  4. Ou l'art d'opérer des transferts et d'inverser les rôles... Une musique que je connais bien pour l'avoir entendu jouer souvent.

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  5. Ho non! je pense plus un message codé...

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  6. D'une certaine façon, oui... C'est le principe du deux en un.

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