vendredi 25 juillet 2014

Tyrosémiophilie florale

Tyrosémiophilie florale... C'est joliment tourné, n'est-ce pas ? Les mots se laissent dire. C'est comme avec les images, dont ma grand-mère disait toujours qu'elles étaient patientes. Cela signifie qu'elles promettent souvent plus qu'elles ne tiennent. En effet, elles servent couramment à compenser, à travers un visuel sympathique et attractif, sinon la médiocrité, du moins la qualité moyenne d'un produit destiné à la grande consommation. Les images ont du pouvoir et c'est par elles que l'on gouverne les esprits. La publicité omniprésente est là pour nous le rappeler sans cesse. Il ne s'agit donc pas tant de rendre hommage à un produit laitier dont les conditions de fabrication sont plus que douteuses et dont la consommation prête à forte controverse. Le liquide blanc ne serait pas blanc comme neige... 

Non, il s'agit plutôt, ici, de considérer l'étiquette en tant que telle, c'est-à-dire comme une image agréable à regarder, tout simplement, et même, si affinités, comme une œuvre artistique à part entière. Cela vient en complément du thème des fleurs, évoqué tout récemment. « Il fait si beau. Irons-nous pique-niquer dans les prés ? Nous y goûterons un petit camembert Fleurs de prairie avant de nous laisser glisser dans le sommeil sucré des après-midi... »