jeudi 28 août 2014

Floralies

Femme-fleur, femme-papillon... Les chromolithographies de la Belle Époque la mettent à l'honneur sous tous les angles. Elle est l'instrument par excellence de la personnification, l'icône dont la fonction est d'accrocher le regard, la porte d'entrée vers tous les domaines, un fait que nos billets précédents illustrent largement. L'Art Nouveau trouvait là un terrain d'expression très étendu. Mais nous sommes aussi aux sources de la femme-objet de la publicité, investie d'une mission basique : jouer, ni plus ni moins, le rôle de la carotte pour faire avancer les ânes bâtés de la consommation, en un grossier jeu (qui se veut pourtant subtil) de sous-entendus sexuels ou de modélisations d'un type de beauté indissociable d'un type de produit. Et ça marche ! Est-ce à dire que les cerveaux auxquels s'adressent les messages subliminaux auraient leur siège ailleurs ? Tout le laisse à penser...


Séries de 1898



Série de 1888

Femmes-papillons

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