samedi 2 août 2014

Kemper - Corentin

La ville du roi Gradlon
D'azur au bélier passant d'argent accorné et onglé d'or, au chef d'hermine.

Ce blason fut enregistré à l'armorial général de France de 1696. Le bélier s'explique par une mauvaise lecture d'un sceau de la ville datant du Moyen âge qui représentait un cerf bien encorné évoquant la Cornouaille dont Quimper était la capitale.


Sous Auguste, au Ier siècle se développe une petite ville portuaire qui vit du commerce des poteries. Le site est abandonné vers la fin du IIIe siècle. La renaissance de cette ville est attribuée au roi Gradlon: souverain de la légendaire cité d'Ys. On raconte que sa fille Dahut s'est laissée séduire un jour par un mystérieux chevalier qui lui demande les clefs de la ville. Elle accepte, le chevalier était en fait le diable et il ouvre avec les clefs les écluses qui protégeaient la cité de la mer toute proche. Ys est aussitôt engloutie, ainsi que Dahut. Gradlon parvient à fuir sur son cheval, Morvac'h, et se réfugie à Kemper (qui signifie "confluent" en breton) où il se fit contruire un château.
Cet emplacement idéal, au confluent des rivières du Steir et de l'Odet, lui rappellle son ancienne cité. Il fait de Kemper sa nouvelle capitale. Des années plus tard, lors d'une partie de chasse, le roi se perd dans la forêt. Il tombe par hasard sur l'ermitage de Corentin, qui l'accueille et réalise devant lui un miracle: chaque jour, le moine pêche un poisson dont il coupe la moitié pour se nourrir avant de rendre l'autre moitié à la rivière, et chaque jour le même poisson revient... en entier !
Reconnaissant la puissance divine, Gradlon décide de nommer Corentin premier évêque de Cornouaille et lui offre son château, afin qu'il bâtisse à son emplacement une cathédrale. C'est ainsi que, selon la légende, nait la vocation religieuse de la ville, encore aujourd'hui siège épiscopal du diocèse de Kemper et Léon.

Blason, drapeau et devise de Kemper

Complément iconographique
Chromos, timbres, cartes postales...