lundi 25 août 2014

Le vase, l'aiguière et le calice en héraldique

Par sa forme, la grâce de ses courbes et sa fonction de réceptacle, le vase est un symbole féminin. Son creux évoque celui de l'utérus, le  féminin, contenant les fluides vitaux. Dans l'art et les rites funéraires, le vase apparaît parfois comme l'emblème de la vie éternelle. Le symbolisme de la coupe (le calice) est, quant à lui, liée à deux connotations opposées : l'une positive, signe d'un destin favorable (dont elle préfigure les agapes, donc la joie et le plaisir) ; l'autre défavorable, en ce qu'elle évoque un destin funeste. Souvent, pour exprimer l'idée de châtiment, de jugement divin contre l'ennemi, on utilise l’expression « boire la coupe », ou même « boire la coupe de la colère de Dieu ».

Un vase est un récipient ouvert qui est souvent utilisé pour y mettre un bouquet de fleurs ou décorer une salle. Il peut être muni ou non d'anse. Il peut être constitué de diverses matériaux comme la porcelaine, la céramique ou le verre.






Diverses formes de vases


Une aiguière est un récipient à pied de forme ovoïde doté d'une anse et d'un bec destiné à contenir de l'eau et à la servir. Ce mot ancien est surtout utilisé de nos jours pour désigner des objets d'art. On utilise plutôt les termes de cruche, de pichet ou encore de carafe pour désigner nos vases à eau contemporains. 
L'Aiguière paraît dans l'écu de profil, l'anse tournée à senestre : on dit Aiguières affrontées, lorsqu'il s'en trouve deux vis-à-vis l'une de l'autre.
Une burette est un petit vase à goulot et à anse, propre à contenir du vin, de l'eau, etc. Il est particulièrement employé pour le Saint-Sacrifice de la Messe.

Le calice est un vase sacré de la liturgie chrétienne, présentant la forme d'une coupe évasée portée sur un pied élevé. Il est employé dans la célébration eucharistique pour la consécration du vin, devenant ainsi le sang du Christ. Le calice rappelle la coupe de vin de la Dernière Cène. Elle n'est pas à confondre avec le ciboire et la pixyde.







Différentes formes de calices ou de coupes. L'avant dernier est typique des coupes sportives et le dernier représente la coupe d'Hygie, l'emblème des pharmacies.

Le ciboire est un vase sacré, utilisé dans plusieurs liturgies chrétiennes. En général fermé d'un couvercle surmonté d'une croix, il est destiné à contenir les hosties consacrées par le prêtre durant la cérémonie eucharistique, soit pour les distribuer aux fidèles au moment de la communion, soit pour les conserver dans le tabernacle ou l'armoire liturgique.
La pyxide est un vase sacré en forme de boîte utilisé pour conserver la réserve eucharistique (les hosties consacrées). La pyxide peut être en ivoire, éventuellement sculpté, ou en métal précieux ou doré. 



Le canthare est un vase à boire à vasque profonde flanquée de deux grandes anses verticales. Ce vase est souvent un attribut de Dionysos.







La cyade est une petite coupe, gobelet, qui permettait de puiser directement le vin dans le cratère.

Le mastos est une coupe pourvue de deux anses, une d'entre elle pouvant être horizontale. Comme l'indique son nom, elle a la forme d'un "sein". Cette coupe était privée de pied.
Le Kylix est une coupe basse pourvue d'un pied et de deux anses horizontales pour boire. Le décor extérieur était mis en évidence lorsqu'on la pendait au mur par une des anses.
Le skyphos est un gobelet à boire en forme de tronc de cône renversé, muni d'un pied et de deux anses horizontales (l'une des deux est parfois horizontale) placées sur le rebord du vase.
Aiserey
(Côte-d'Or, Bourgogne) 


De gueules au vase d'or soutenu d'un croissant et garni d'un bouquet de cinq fleurs tigées et feuillées, le tout d'argent, les fleurs boutonnées d'or.
Dourdan
(Essonne, Ile-de-France)
 

D'azur à trois vases à deux anses garnis de fleurs d'argent, au chef cousu de gueules à trois fleurs de lys d'or.
Eletot
(Seine-Maritime, Haute-Normandie) 


Tranché d'azur et de gueules, à la crosse d'abbé d'or brochant sur la partition, accompagnée en chef d'une coquille et en pointe d'un vase romain, le tout d'argent.
Lemberg
(Moselle, Lorraine) 

D'azur, au cerf d'or buvant dans les eaux d'argent le soutenant ; au chef cousu de gueules chargé d'un vase de cristal d'argent.
Les Goulles
(Côte-d'Or, Bourgogne) 

D'azur à la fasce ondée d'argent, accompagnée en chef de deux vases d'or et en pointe d'un chêne arraché du même.
Mennecy
(Essonne, Ile-de-France) 

D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux croisettes ancrées de même et en pointe d'un vase de porcelaine d'argent à la devise ondée du même en chef surmontée d'un clou aussi d'argent accosté de deux fleurs de lys d'or. 
Sèvres
(Hauts-de-Seine, Ile-de-France) 

D'azur au pont de bois de deux piles d'or posé sur des ondes d'argent mouvant de la pointe, surmonté d'un huchet contourné d'or virolé et enguiché de sable, au chef d'or chargé d'une branche de laurier et d'une palme passées en double sautoir de sable, accostées de deux vases d'azur surchargés chacun d'une fleur de lys d'or.
Vaison-la-Romaine
(Vaucluse, Provence-Alpes-Côte-d'Azur) 

D'or au vase d'argent, sommé d'une croix pattée de sable, accosté de deux ceps de vigne de sable, sortant du vase, feuillés de sinople, fruités d'azur et retombant aux flancs du vase.
Vix
(Côte-d'Or, Bourgogne) 

Coupé, au premier d'azur au lion d'or, au second d'or au vase à deux anses de sinople.
Bendejun
(Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte-d'Azur) 

D’azur à l’aiguière d’or.
Beugny
(Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais) 

Tranché : au 1) d’azur aux trois aiguières d’or ordonnées en orle, au 2) d’or à la tour d’azur.
Eyguières
(Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte-d'Azur) 

D'azur à trois aiguières d'argent, les deux en chef affrontées.
La Croix-Saint-Leufroy
(Eure, Haute-Normandie) 

Coupé : au 1) parti au I d’or à la jumelle de gueules, au chef du même chargé d’un léopard du champ, et au II d’azur au chevron d’or accompagné de trois burettes du même, au 2) d’argent aux deux fasces de sable.
Raedersheim
(Haut-Rhin, Alsace) 

De gueules au calice d'or soutenant une hostie d'argent.
Bully
(Loire, Rhône-Alpes) 

Tiercé en bande : au 1er de sinople à la roue d'argent senestrée d'un bourdon de pèlerin du même, au 2e d'argent au calice de gueules accompagné de deux ceps de vigne de sable, fruités de gueules et feuillé de sinople, au 3e de sable au pèlerin contourné d'argent ; le tout enfermé dans une bordure coupé-crénelé d'azur et d'argent.
Hangenbieten
(Bas-Rhin, Alsace) 

D'azur au dextrochère bénissant de Saint Jean l’Évangéliste d'argent paré d'or, mouvant en chef du flanc senestre, au calice aussi d'or, duquel sort un serpent tortillé de gueules.

Stiring-Wendel
(Moselle, Lorraine) 

Coupé au 1 parti d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules et de sable à la coupe d'or à la cotice en barre de gueules brochant ; au 2 de gueules à trois marteaux d'or en sautoir et en pal, celui en pal renversé, liés d'azur. 
 




Galice (Espagne) ancien et actuel


Armes de la famille Pasquasy
D'azur à un pic de mineur en bande, une plume brochante
en barre et un calice en pointe, le tout d'argent.

L'écu surmonté d'un heaume d'argent, grillé, colleté et liseré d'or, doublé et attaché d'azur, aux bourrelet et lambrequins d'azur et d'argent.
Cimier : un agneau pascal d'argent.
Devise : RIEN A MOITIE en lettres d'azur sur un listel d'argent

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