samedi 30 août 2014

Les oiseaux tombés du ciel

Les oiseaux : leur langue, poésie et héraldique...

Les oiseaux sont les plus grands musiciens 
qui existent sur notre planète.



Un peu de théorie sur la langue des oiseaux

« Les rares auteurs qui ont parlé de la langue des oiseaux lui attribuent la première place à l’origine de toutes les langues. Son antiquité remonterait à Adam, qui l’aurait utilisée pour imposer, selon l’ordre de Dieu, les noms convenables, propres à définir les caractéristiques des êtres et des choses créés. »

« La langue des oiseaux est un idiome phonétique basé uniquement sur l’assonance. On n’y tient aucun compte de l’orthographe, dont la rigueur même sert de frein aux esprits curieux et rend inacceptable toute spéculation réalisée en dehors des règles de la grammaire. »

Chacun le sait, « la lettre tue et l’esprit vivifie » ! « Cela signifie que le sens des livres sacrés n’est point littéral, et qu’il est indispensable d’en savoir retrouver l’esprit par l’interprétation cabalistique, ainsi qu’on a coutume de la faire pour comprendre les ouvrages alchimiques.»

Fulcanelli, Le Mystère des Cathédrales et Les Demeures Philosophales.


Application


Le S, étant la vibration du Serpent, son Énergie, entendre dans « saint »,
S-un, celui qui ne fait qu’un avec l’Energie du Serpent-Vouivre. Le S « ayant
son fondement dans le I, (…) ne peut véhiculer que l’idée de perfection.»

Emmanuel-Yves Monin, Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux, Le Point d’Eau, 1982.


O-I-S-E-A-U !

Avec le S de l’Energie, toutes les Voyelles de notre alphabet chantent dans ce mot ! Ces voyelles qui, dans d’autres langues sacrées, arabe, hébreu, ne s’écrivent
pas !


OISEAUX : le « X », ce sablier qui fait couler le Ciel sur la Terre


Poésie

Dans chaque mot se trouve un oiseau aux ailes repliées, qui attend le souffle du lecteur.
Lévinas

Du plus profond de mon cœur monta un oiseau qui s’envola vers les cieux. Il s’envola encore et toujours plus haut, et devint de plus en plus grand. Au début, ce n’était qu’une hirondelle, puis une alouette, puis un aigle, puis il fut aussi grand qu’un nuage de printemps, et il remplit ensuite les cieux ensoleillés. Un oiseau s’envola de mon cœur vers le ciel. Et il croissait de plus en plus en volant. Pourtant, il ne quittait pas mon coeur.

Khalil Gibran


Quelques oiseaux en Héraldique

OISEAU : en héraldique, on donne le nom d'Oiseau à tout volatile dont aucune forme, ni attribut, n'indique l'espèce ; tout Oiseau dont le bec, la langue, les membres ou les griffes sont d'un autre émail que celui du corps, doit être énoncé en blasonnant becqué, langué, membré ou armé de… suivant l'émail dont ces parties sont couvertes. Un Oiseau dont les ailes paraissent étendues doit être dit au vol éployé, et au vol abaissé lorsque la pointe des ailes est dirigée vers le bas de l'écu.

d'après l'Alphabet et figures de tous les termes du blason
L.-A. Duhoux d'Argicourt — Paris, 1899


Cavan
(Côtes-d'Armor, Bretagne) 

D'or aux trois chouettes de sable.
Airvault
(Deux-Sèvres, Poitou-Charentes) 

Burelé de dix pièces d'argent et d'azur chargé de trois hirondelles de gueules becquées d'or.
Auriol
(Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur) 


De sinople à un oiseau appelé loriot au corps d'or, ailé et queuté, en partie, de sable, perché sur une branche d'arbre posée en bande d'argent.
Cordie
(Somme, Picardie) 


D'or à la crosse épiscopale d'azur, accostée de deux clefs adossées de gueules, au corbeau de sable en pointe brochant sur l'extrémité de la crosse.
Corneilhan
(Hérault, Languedoc-Roussillon)

D'or aux trois corneilles de sable, becquées et membrées de gueules, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
Andrest
(Hautes-Pyrénées, Midi-Pyrénées)
 

Coupé : au premier d'argent à trois corneilles de sable, au second d'argent à la grappe de raisin de pourpre pamprée et feuillée de deux pièces de sinople.
La Chapelle-Vaupelteigne
(Yonne, Bourgogne)


Parti d'or et de sinople, aux sept merlettes de sable becquées et ailées d'or, au chef d'argent chargé de sept grappes de raisin d'or tigées et feuillées de sinople.
Estensan
(Hautes-Pyrénées, Midi-Pyrénées)
 

Parti au premier d'or au mont de sinople sommé d'une tour donjonnée de gueules au second d'azur à l'oiseau d'argent sur une branche du même.
Fontaine-lès-Dijon
(Côte-d'Or, Bourgogne)

D’azur à la fasce ondée d’argent accompagnée en chef de trois saffres d’or.
Nouaillé-Maupertuis
(Vienne, Poitou-Charentes)

D'azur à la fleur de lys d'or supportant deux éperviers affrontés d'argent perchés sur chacune de ses branches.
Famille de Roussillon

D’or à l’aigle essorante de gueules.










De tout temps, des hommes se crurent des aigles et pour s'en persuader, ils les firent prisonniers sur leurs blasons. Roi des Oiseaux, il est l’attribut de Zeus. L’aigle à la claire-voyance, au regard perçant, est le seul qui peut voir en face le soleil. Son Esprit plane dans le Ciel de la Terre. Il est ROI, héraut du I, il est ROYAL, héros androgyne manifestant le divin sur terre.

Quinson
(Alpes de Haute-Provence, Provence-Alpes-Côte d'Azur)

D’azur à un pont d’argent maçonné de sable, sommé d’un pinson d’or le pied dextre levé.
Saint-Arroman
(Hautes-Pyrénées, Midi-Pyrénées)

D'or à un geai au naturel nichant à la cime d'un chêne de sinople; au chef de gueules denticulé de trois pièces du champ.
 
Le chant du geai des chênes est très varié, passant de cris rauques, brefs, forts et stridents aux gloussements, sifflements et parfois même à des espèces de miaulements, on dit que le geai cacarde, cajole, cageole, frigulote ou jase.

C'est en fait un bon imitateur et il a la capacité de reproduire des chants ou des cris d'autres oiseaux et même de mammifères comme le chat ou le cheval. À la fin de l'hiver et au début du printemps il émet une multitude de sons inspirés de ceux qu'il a entendus dans la forêt ou à sa lisière.

C'est au printemps, fin mars et début avril lors de la période de reproduction, que son chant devient le plus mélodieux et il l'utilise comme outil de communication avec ses congénères jusqu'à la formation des couples. Dès que la couvaison commence, le geai des chênes devient pratiquement silencieux, et n'émet plus qu'un léger gazouillement. Vigilance C'est un oiseau « guetteur » dont le cri strident est réputé alerter ses congénères, mais aussi une partie des animaux sympatiques du sous-bois et de la forêt à l'approche d'un prédateur ou d'un intrus (humain éventuellement). On a par exemple montré que ce cri est bien perçu comme une alerte par l'écureuil roux.


Écu de Jean-Philippe Rameau (1683-1764)
D'azur à une colombe d'argent tenant dans son bec un rameau d'olivier d'or. Cet écu timbré d'un casque de profil orné de ses lambrequins d'or, d'azur et d'argent.


Épilogue


Revenez, revenez,
Oiseaux sauvages, revenez !
Alouette vers l’herbe,
Roitelet vers la haie,
Corneilles au faîte des arbres,
Hirondelles sur le toit,
Aigle vers son nid,
Corbeau vers sa pierre,
Oiseaux, tous revenez !
Revenez, revenez,
...
Cormoran au rocher,
Mouettes loin de l’orage,

Kathleen Raine
Le Royaume invisible, Orphée, La Différence, 1991, p.63

Viktor Mikhailovich Vasnetsov, The Birds of Joy and Sorrow