dimanche 7 septembre 2014

14-18 - La Triple Entente - Généraux français

La Triple-Entente est l'alliance militaire de la France, du Royaume-Uni et de la Russie impériale par opposition à la Triplice ou Triple Alliance, regroupant l'Empire allemand, l’Empire austro-hongrois, le Royaume d'Italie puis l'Empire ottoman. 




Joseph Gallieni (1849-1916)

Après une carrière militaire et politique passée, pour l'essentiel, dans les colonies, Gallieni prend sa retraite en avril 1914, mais il est rappelé en août après le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Le 26 août 1914, il est nommé gouverneur militaire de Paris par Adolphe Messimy, ministre de la guerre, pour assurer la défense de la capitale. Alors que les Allemands approchent et que le gouvernement part pour Bordeaux en catastrophe, Gallieni met la ville en état de défense, rassure les Parisiens par une proclamation et contribue à la victoire de la Marne, en septembre 1914, grâce, notamment, aux troupes qu’il envoie en renfort, après avoir réquisitionné les taxis parisiens, à la VIe Armée du général Maunoury qui se trouve sur l'Ourcq.

En 1915, il est nommé ministre de la Guerre du 5e gouvernement d'Aristide Briand. Il entre en conflit avec Joffre et évoque publiquement les erreurs commises à Verdun. Pourtant Briand ne le suit pas et il doit démissionner. 



Ferdinand Foch (1851-1929)

Ferdinand Foch, maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne fut le commandant-en-chef des forces alliées sur le front de l'Ouest pendant la Première Guerre mondiale.


Durant la Grande Guerre, il commande le 20e corps d'armée de Nancy, appartenant à la IIe armée du général de Castelnau. Le 14 août 1914, pendant la bataille de Lorraine, son corps avança vers la ligne Sarrebourg-Morhange, subissant de lourdes pertes. La déroute du 15e corps à sa droite le contraignant, cependant, à la retraite. Foch parvint à bien gérer la situation en couvrant la retraite pour livrer la bataille du Grand Couronné qui couvre Nancy. Il empêche les Allemands de traverser la Meurthe mais, contrevenant aux ordres du général de Castelnau qui exige le retrait général, contre-attaque le 20 août. Il se heurte à de violents feux d'artillerie lourde, puis à une contre-attaque allemande qui l'oblige à battre en retraite, ce qui coûte la vie à 5 000 hommes.



Noël Édouard Marie Joseph, vicomte de Curières de Castelnau est un général français, commandant d'armée et chef d'état-major du général Joffre durant la Première Guerre mondiale.

De 1911 à 1914 il fut chef d’état major de Joffre et aida à l’élaboration du Plan stratégique XVII destiné à reprendre l’Alsace-Lorraine dans l’idée d’envahir l'Allemagne. Au commencement des hostilités, Castelnau prit le commandement de la Seconde Armée, qui devait jouer un rôle central dans la mise en œuvre du Plan XVII5. Lors de la bataille des frontières, il dut arrêter sa progression au niveau de Morhange-Sarrebourg après avoir subi d'importantes pertes lors de la bataille de Morhange.

En juin 1915 il fut placé à la tête du Groupe d’armées du Centre et dirigea l'offensive de Champagne du 25 septembre 1915 : en quelques jours il fit 25 000 prisonniers, prit 125 canons et contrôla une zone de territoire de plusieurs kilomètres de profondeur en territoire allemand. À la suite de cette victoire, il fut élevé à la dignité de Grand Croix de la légion d'honneur (8 octobre 1915) et devint l'adjoint du généralissime Joffre.

En février 1916, il servit de nouveau comme Chef d’État-major de Joffre. Il organisa la défense de Verdun avant le déclenchement de la bataille. C'est lui qui prit la décision de défendre cette place à tout prix et de nommer le Général Pétain à sa tête.  



Joseph Joffre (1852-1931)

Joseph Jacques Césaire Joffre était un officier général français pendant la Première Guerre mondiale, artisan de la victoire alliée lors de la bataille de la Marne et de la stabilisation du front nord au début de la guerre. Il a été nommé maréchal de France en 1916.

Lorsque Joffre a appris que les troupes allemandes pénètraient en Belgique, il a réorienté la 5e armée du général Lanrezac vers le nord pour couvrir les autres armées du mouvement tournant sud-sud-ouest prévu par le plan Schlieffen. Joffre ordonne à la 5e armée d'attendre devant Mézières et d'affronter la IIe armée de von Bülow à son arrivée. Plus à l'ouest, le corps expéditionnaire britannique affronte la Ire armée allemande de von Moltke à Mons. Cependant manquant d'hommes, Lanrezac fait appel à une division de réserve, qui arrive trop tard. Le 14 août, Lanrezac rencontre Joffre en personne et en lui exposant une seconde fois sa crainte d'une grosse offensive allemande sur l'ouest.

Le généralissime rétorque : « Nous avons le sentiment que les Allemands n'ont rien de prêt par là. » (J. Joffre, 14 août 1914). 


 



Robert Georges Nivelle est généralissime et commandant en chef des armées françaises pendant la Première Guerre mondiale.

lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, il s’illustre d'abord dans la bataille de Dornach (18 août 1914), puis lors de la bataille de l’Ourcq (5-10 septembre 1914), où ses canons mettent en déroute le 4e corps de la 1re armée du général Alexander von Kluck.

Il sert en Indochine, en Algérie et en Chine en tant qu'officier d'artillerie, et est promu général de brigade en même temps que Pétain, en octobre 1914, au début de la Première Guerre mondiale. 





Pierre Auguste Roques (1856-1929) 

Pierre Auguste Roques est un général français, l'un des premiers organisateurs de l'aviation militaire française. Proche du général Joseph Joffre, il remplace le général Galliéni comme ministre de la Guerre du 16 mars au 12 décembre 1916 puis fut remplacé par Lyautey. Il prend ensuite le commandement de la IVe Armée jusqu’à la fin de 1917. Le général Roques prend sa retraite en 1919. 











Maurice Paul Emmanuel Sarrail est un militaire français ayant commandé durant la Première Guerre mondiale. Le 1er novembre 1913, il est nommé commandant du 8e corps d'armée, puis, le 24 avril 1914, du 6e corps d'armée à Châlons-sur-Marne, qu'il commande au début des hostilités et à la bataille de Virton le 22 août. Le 30 août, avant la première bataille de la Marne, il remplace le général Ruffey, limogé par Joffre, à la tête de la IIIe Armée. Très critique envers le général Joffre, il est limogé le 22 juillet 1915.  








Philippe Pétain (1856-1951)

Henri Philippe Benoni Omer Joseph Pétain, plus simplement connu sous le nom de Philippe Pétain est un militaire, diplomate, homme politique et homme d'État français.

Chef militaire à l'action importante au cours de la Première Guerre mondiale, Pétain est généralement présenté comme le « vainqueur de la bataille de Verdun » et, avec Georges Clemenceau, comme l'artisan du redressement du moral des troupes après les mutineries de 1917. Il est nommé commandant en chef des forces françaises et le reste jusqu'à la fin de la guerre, bien qu'en 1918, la direction de l'ensemble des armées alliées lui échappe au profit de son rival Ferdinand Foch. Il est fait maréchal de France en novembre 1918.

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