jeudi 4 septembre 2014

La guerre d'Indépendance américaine en images

La guerre de l'Indépendance américaine désigne la guerre qui a opposé les treize colonies britanniques d'Amérique du Nord à leur métropole. Cette guerre fut provoquée par la Déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, une rupture qui aboutira à la naissance des Etats-Unis d'Amérique, reconnus par la Grande-Bretagne par le traité de Versailles, le 3 septembre 1783.


1757-1763 - Guerre de Sept Ans entre la France et l'Angleterre, provoquée par la volonté britannique de faire valoir ses droits sur les 13 colonies nord-américaines. Victorieuse, la Grande-Bretagne doit néanmoins éponger une forte dette de guerre, ce qu'elle tentera de faire en imposant de nouvelles taxes. Ces mesures cristalliseront le mécontentement dans les colonies.



En 1763, à la fin de la guerre de Sept Ans, les colonies anglaises d'Amérique du Nord s'échelonnent le long de l'océan Atlantique.

Les colonies du nord composent la Nouvelle-Angleterre, formée du Massachusetts, du Connecticut, du Rhode Island et du New Hampshire. Les conditions climatiques se rapprochent de celles de l'Europe. On y pratique l'agriculture et la pêche. La ville principale est Boston avec 20 000 habitants.

Les colonies du centre comprennent New York, le New Jersey, le Delaware et la Pennsylvanie. Une population mêlée de Britanniques, de Suédois, d'Allemands et de Hollandais est à l'origine de l'essor du port de New-York (16 000 habitants) et de Philadelphie (25 000 habitants).

Ci-contre, à droite, le roi George III (1738-1820)

Les colonies du sud comprennent le Maryland, la Virginie, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud et la Géorgie. Le climat, de nuance tropicale, favorise l'extension des plantations de tabac, de coton et de riz, cultivées par des esclaves noirs africains et appartenant à une aristocratie de planteurs.

Chaque colonie est dirigée par un gouverneur nommé par le roi d'Angleterre, sauf la Pennsylvanie, le Connecticut, Rhode Island et le Maryland, gouvernés par des assemblées locales élues.

La vie intellectuelle est intense et nombreuses sont les sociétés philosophiques et les fondations universitaires telles que Harvard (depuis 1636), Yale (depuis 1716) et Princeton (depuis 1746).




Benjamin Franklin (1706-1790) est le type même de l'Américain cultivé. Ecrivain et physicien, on lui doit l'invention du paratonnerre (15 juin 1752). Il sera le premier ambassadeur américain à la cour du roi de France.







Les origines du conflit


En 1767, la Grande-Bretagne décide d'appliquer de nouvelles taxes, notamment sur le thé. Par ailleurs, elle renforce ses troupes dans les colonies. La situation est donc tendue et génère des incidents. A Boston, le 5 mars 1770, un affrontement violent oppose soldats britanniques et colons américains, faisant cinq morts parmi ces derniers. 

Ci-contre, à gauche, fusiliers gallois de l'armée britannique.


 
Trois ans plus, le gouvernement britannique décide, pour sauver la Compagnie des Indes orientales de la banqueroute, de détaxer le thé qu'elle vend, créant ainsi une concurrence déloyale. Le 16 décembre 1773, des colons américains, déguisés en Indiens, montent sur un navire de la Compagnie et jettent sa cargaison, des ballots de thé, à la mer. Ce qu'on appellera la « Boston tea party » provoque un renforcement de la présence militaire du gouvernement de Londres.

L'incident du Boston Tea Party de décembre 1773 fut symbolique de l'accumulation des tensions entre l'Angleterre et ses colonies américaines quant à la nature des rapports impériaux autour de la question de la taxation et de l'administration coloniales. Depuis la promulgation du Stamp Act en 1765, et les Townshend Acts de 1767, la Grande-Bretagne pouvait taxer ses treize colonies américaines. Cette décision était très mal perçue par les habitants des colonies, car ils n'étaient pas représentés au parlement de Westminster et entendaient faire respecter le principe selon lequel un territoire non représenté ne pouvait pas être taxé.


 Le 5 septembre, 51 représentants des colonies signent une Déclaration des droits dirigée contre le Parlement britannique qui leur dénie toute représentation. Cette Déclaration affirme, avec force, le droit des colonies de légiférer en toute matière les concernant. A l'intransigeance américaine répond l'entêtement britannique.

Mort du général Warren à la bataille de Bunker Hill en 1775

Le 19 avril 1775, lorsque les miliciens du Massachusetts attaquent, à Lexington, une colonne britannique à la recherche de dépôts d'armes. Les combats s'étendent bientôt à la région de Boston, ville que les Britanniques doivent évacuer, le 17 mars 1776, sous la pression de la milice commune aux treize colonies et commandée par George Washington.

Retraite de Concord, le 1er avril 1775

La bataille de Bunker Hill par Percy Moran

La bataille de Bunker Hill



La bataille de Bunker Hill eut lieu à Boston, le 17 juin 1775, pendant la Guerre d'indépendance des États-Unis. Elle est considérée comme une des batailles les plus sanglantes de la guerre. Le général Israël Putnam dirigeait les troupes révolutionnaires, et le général major William Howe commandait les forces britanniques.

Ci-contre, à gauche, le général major William Howe en 1777.




Alors que les forces américaines entourant Boston commencèrent à s’enterrer sur les hauteurs avoisinantes de la péninsule de Charlestown qui surplombent Boston, une force composée de volontaires coloniaux sous les ordres d’Ethan Allen et Benedict Arnold s’empara du fort de Ticonderoga et de New York (et ses précieux canons), le 10 mai 1775. Croyant de leur côté qu’une démonstration de force en règle suffirait à mater la rébellion, les généraux britanniques dans Boston décidèrent de lancer un assaut frontal classique contre l’un des points stratégiques des hauteurs entourant la ville, vers Breed’s Hill. La bataille qui s’ensuivit, qu’on appelle souvent par erreur la bataille de Bunker Hill (17 juin 1775), s’avéra être une importante bévue propagandiste pour l’Angleterre. En effet, au cours de trois assauts dirigés séparément contre ces hauteurs, l’infanterie britannique parvint à prendre ses objectifs, mais au prix de pertes frôlant les 50% des effectifs engagés.

Ethan Allen Brown (1738-1789) et Benedict Arnold (1740-1801)


Sur Wikipédia : Batailles de Lexington et Concord



Le 11 août 1775, les tirailleurs de Virginie entrent dans Cambridge (Massachusetts)




George Washington (1732-1799), héros de la guerre d’Indépendance, et Chef d’état-major de l’Armée continentale. Il participe à la rédaction de la Constitution et deviendra le premier président des États-Unis.


John Hancock (1737-1793) fut le premier gouverneur du Massachusetts, et la première personne à signer la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Une tour à Boston porte actuellement son nom : "la John Hancock Tower"







Général major Joseph Warren (1741-1775), célèbre pour le rôle qu'il a joué dans la guerre d'indépendance américaine et la bataille de Bunker Hill à Boston. 







La rupture définitive entre les colonies américaines et la Grande-Bretagne aura lieu le 4 juillet 1776, avec la Déclaration d'indépendance signée à Philadelphie.


John Trumbull (1817-1819), La signature de la déclaration d'indépendance 

Principalement écrit par Thomas Jefferson, John Adams et Benjamin Franklin, le texte est voté par toutes les délégations, excepté celle de New York qui ne l'approuvera que quelques jours plus tard. Cette journée marque la rupture définitive des treize colonies avec le Royaume-Uni. Pourtant la guerre d'Indépendance est loin d'être terminée : de nombreux Nord-américains - les deux tiers - sont encore fidèles à la couronne d'Angleterre et les Britanniques ne sont pas prêts à abandonner leurs colonies.

Thomas Jefferson (1743- 1826) ) a été le troisième président des États-Unis, de 1801 à 1809. Francophile, il faisait partie de l'élite des Lumières, et a connu les plus grands esprits de son temps. Rédacteur d'une partie de la Déclaration d'indépendance, il doubla la superficie des États-Unis par l'achat de la Louisiane.


John Adams (1735-1826) fut le premier vice-président des États-Unis (1789-1797), puis le deuxième président des États-Unis (1797-1801). Il est considéré comme l'un des Pères fondateurs des États-Unis.
 
L'armée continentale américaine

Fantassins britanniques


Soldat anglais de l'infanterie légère et le général William Howe


Fantassin anglais et écossais en 1775


Fantassin anglais en ordre de marche et auxiliaire du 43e Régiment 1775


Fantassin et artilleur du Régiment de New-York en 1775


Fermiers du Massachusetts et soldats du bataillon de Pennsylvanie en 1775


Fantassin américain du 1er bataillon de Pennsylvanie
et fantassin anglais du 29ème Régiment d'Infanterie



La bataille de Long Island, également connue comme la bataille de Brooklyn, s’est déroulée le 27 août 1776 dans le sud de la ville de New York, pendant la campagne de New York et du New Jersey de la guerre d'indépendance des États-Unis. New York était en effet un camp retranché de l'Armée continentale fortifié par George Washington et Charles Lee au début de 1776.


20 septembre 1776 : New York tombe aux mains des Britanniques

Après la victoire de Long Island (août 1776), les troupes britanniques de Richard Howe occupèrent la ville de New York en septembre. Les troupes américaines, commandées par George Washington furent contraintes de reculer jusque dans le New Jersey. 


Malgré les succès de Trenton (26 décembre 1776) et de Princeton (3 janvier 1777), Philadelphie fut occupée par les troupes britanniques à l'automne 1777 : le Congrès dut quitter la ville, ainsi que les 2/3 de la population. Washington fut battu en Pennsylvanie (bataille de Brandywine ; bataille de Germantown) et passa l'hiver à Valley Forge dans des conditions catastrophiques. Cependant, après la bataille de Saratoga dans l'État de New York, le commandant britannique John Burgoyne dut se rendre à Horatio Gates le 17 octobre 1777. Cette victoire américaine encouragea la France à entrer en guerre aux côtés des insurgents.

 De gauche à droite : soldat du 2e Régiment canadien d'infanterie, Infanterie légère anglaise (1776) et fantassin anglais.

Soldats américains : Régiment de Pennsylvanie, Régiment de Géorgie et Régiment du New-Jersey.

Soldats américains : Régiment du Delaware (1776), 2e Régiment du Maryland (1777) et grenadier anglais.

Soldats américains : Continental Dragon à pied, 1er Bataillon de Pennsylvanie et Régiment du Maryland (1776-1777)

1, 2 et 3 : soldats américains : 3e Régiment de New-York, Joueur de fifre, Compagnie  de Philadelphie et fantassins anglais en tenue de campagne.
Soldats américains : Continental Dragon à cheval et 2e et 3e Régiments du Connecticut (1777)

Illustration montrant l'équipement des soldats anglais

Fantassin anglais en ordre de marche et garde lors d'un campement d'hiver (une saison particulièrement dure et éprouvante durant cette guerre).

Soldat anglais du 47e Régiment d'Infanterie et soldats écossais

Grenadier anglais du Royal Welch Fusilier et fantassins écossais

Supplétif indien, officier et grenadier anglais


15 septembre 1777
Le Congrès américain adopte les « Articles de Confédération ».

Après la déclaration d’indépendance des treize colonies d’Amérique du Nord, en juillet 1776, le Congrès continental s’efforce d’organiser le nouveau gouvernement. À cet effet, il adopte les «Articles de Confédération», dans lesquels apparaît le terme d’
«États-Unis d’Amérique». Chaque État dispose bel et bien de sa souveraineté dans tous les domaines, à l’exception de la politique extérieure, confiée au Congrès composé d’un délégué par État. Les citoyens peuvent circuler comme ils l’entendent dans tout le territoire. Pour entrer en vigueur, les Articles doivent toutefois être ratifiés par la totalité des États, ce qui ne se produira qu’en mars 1781. 

Artillerie anglaise (à gauche) et de l'armée continentale (à droite)

28 septembre 1777
Les Britanniques s’emparent de Philadelphie.

Après la prise de New York en 1776, les troupes britanniques envahissent Philadelphie, le centre même du Congrès continental américain, lequel devra fuir à Baltimore. Mais cette petite victoire met en péril le général britannique Burgoyne, qui tente d’isoler la Nouvelle-Angleterre des autres colonies. Trop éloigné du reste des troupes et ralenti par une artillerie lourde à transporter, ce dernier se verra encerclé par l’armée continentale à Saratoga, en octobre 1777.

17 octobre 1777 Bataille de Saratoga
Les insurgés des treize colonies anglaises d'Amérique du Nord remportent leur première grande victoire dans la guerre d'indépendance commencée en juillet 1776. Le général anglais Burgoyne (à gauche), à la tête de 8000 hommes venant du Canada, ne peut venir à bout des indépendantistes menés par le général Horatio Gates. L'Angleterre capitule face aux insurgés et les Américains sont de plus en plus nombreux à entrer dans la révolte. Bientôt, la France se ralliera au combat des insurgents.
Les troupes britanniques se rendent à Saratoga

Campagnes de Philadelphie et de Saratoga (1777-1778)

Troupes britanniques


17 décembre 1777
La France reconnaît l'indépendance de l'Amérique

En prévision du conflit qui s’annonce, Louis XVI ordonne le 30 janvier 1778, le rappel des milices provinciales. 75 000 hommes vont ainsi être disponibles pour servir dans les garnisons de métropole, patrouiller comme garde-côtes, et fournir des volontaires à l’armée régulière. L’armée française est donc fin prête lorsque le 6 février Louis XVI officialise avec Benjamin Franklin un traité de commerce et d’amitié entre la France et les États-Unis d’Amérique, écrit Jean Stiegel, fusilier du roi Louis XVI. C'est l'occasion de pouvoir se venger de la défaite de la guerre de Sept Ans ; de plus, convaincu par la victoire américaine de Saratoga, la France signera deux traités d’engagement avec les colonies, le 6 février 1778. Le premier engagera une amitié réciproque et une alliance commerciale. Le second, tenu secret, consistera en une alliance militaire. Ainsi, les Américains recevront des aides financières et matérielles considérables ainsi que des renforts terrestres et le concours de la flotte. Les Insurgents reprendront espoir puisqu’avec le soutien naval des Français, il sera désormais possible de mettre en déroute la flotte britannique. 

Soldats français, le 1er du Régiment de Soissonnais  et le 3e du Régiment de Gatinois

Infanterie de Marine française, Régiment du Gatinois et Volontaire luxembourgeois

Régiment d'Agénois

Régiment de Bourbonnais


Juin 1778
Les Britanniques quittent Philadelphie

Inquiètes de l’alliance française et de l’avancée américaine, les forces britanniques quittent la ville de Philadelphie. Elles modifient donc leur tactique militaire en se dirigeant vers les colonies du Sud, où, selon les généraux britanniques, la loyauté envers le roi est plus prononcée. La première étape consiste à reprendre le contrôle de la Géorgie.




Charge de la cavalerie anglaise (17e Dragons Légers)

1779
L’Espagne prend part à la guerre d’indépendance américaine

Après les Français, les Espagnols se rallient aux colonies américaines contre les Britanniques. Bientôt, les insurgents bénéficieront également du soutien des Provinces-Unies.

Juillet 1780
Les troupes de Rochambeau débarquent à Rhode Island

Face à l’avancée britannique dans les territoires du Sud, les Américains sont soulagés de voir débarquer les 5500 hommes du vicomte de Rochambeau. Ensemble, ils peuvent désormais marcher à leur tour vers le Sud pour contrecarrer les projets anglais. 



14 août 1781
La flotte française dans la baie de Chesapeake

George Washington apprend que la flotte française de l’amiral de Grasse, composée de 26 vaisseaux et de 2 frégates, est sur le point d’accoster dans la baie de Chesapeake. En mars, elle était parvenue à déjouer la surveillance des navires britanniques pour sortir du port de Brest. Convaincu par la nouvelle, George Washington renonce à la reconquête de New York pour finalement attaquer le général Cornwallis et ses hommes à Yorktown.



Bataille de Guiliford Courthouse, 16 mars 1781


19 octobre 1781
Cornwallis capitule face aux indépendantistes américains

Les 7500 soldats anglais de la base de Yorktown en Virginie se rendent aux insurgents. Coupé de la mer par la flotte française du comte de Grasse, le général Charles Cornwallis accepte la défaite face aux 16 000 Français et Américains de George Washington, de Lafayette et de Rochambeau qui encerclent la ville de Yorktown. Cette ultime bataille amorce la fin de la guerre d’indépendance américaine. Deux ans plus tard, les treize colonies d'Amérique du Nord seront définitivement libérées du joug britannique.


Bataille de Guiliford Courthouse, 16 mars 1781

3 septembre 1783
Fin de la guerre d’Indépendance américaine

La Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance des États-Unis le 3 septembre 1783. Le traité de Paris signé entre la France et l'Angleterre met un terme à la guerre d'Indépendance américaine. L'Angleterre reconnaît l'indépendance des treize colonies américaines. Le traité de Versailles est signé le même jour entre l’Angleterre, la France et l’Espagne. La France se voit reconnaître la possession des comptoirs aux Indes, au Sénégal et à Saint-Pierre-et-Miquelon. En outre, la Grande-Bretagne perd Minorque et la Floride qui devient espagnole mais conserve Gibraltar. La jeune nation américaine n'adoptera sa Constitution que quatre ans plus tard et son premier président - George Washington - ne prend ses fonctions qu'en 1789. 



Au moment de la guerre d'indépendance, les Britanniques ont engagé environ 30 000 mercenaires allemands. Un tiers de ces mercenaires étaient basés au Canada. Commandés par le général Friedrich Adolf Riedesel, ils sont intervenus contre les colons révoltés des treize colonies, principalement au début de la guerre, et ont passé sept hivers parmi la population canadienne. Plus de 2 000 d'entre eux s'y sont finalement établis. Leur apport démographique et culturel y est aujourd'hui reconnu à titre d'événement historique national. 

A gauche, Chasseurs à pied du Prince de Hesse-Kassel (1776)

À l'époque de la Révolution américaine (1775-1783), le Saint-Empire romain germanique est composé d'une multitude d'États disproportionnés aussi bien en population (± 20 millions d'habitants) qu'en territoires (plusieurs centaines). Ces territoires se définissent comme principautés, électorats, duchés, langraviats, évêchés, abbayes, seigneuries ou encore villes libres qui sont dirigées tantôt par des laïcs, tantôt par des ecclésiastiques d'appartenance protestante ou catholiques. La Diète d'Empire, assemblée de ces États a à sa tête un empereur. 

Grenadiers du Prince de Hesse-Kassel

Chacun de ces États, aussi minuscule soit-il, a carte blanche en ce qui concerne les alliances, les ambassades et le droit de faire la guerre si cela, bien sûr, ne vient pas en contradiction directe avec l'Empire. C'est ainsi que le duché de Brunswick-Wolfenbüttel, le Comté de Hesse-Hanau, l'État d'Anhalt-Zerbst, le landgraviat de Hesse-Kassel, le margraviat d'Anspach-Bayreuth, la principauté de Waldeck et l'Électorat de Hanovre seront les principaux fournisseurs de soldats pour les troupes allemandes. Les quatre premiers sont ceux qui ont envoyé le plus d'hommes au Canada. Alors que dans les Colonies du Sud ont désignera ces soldats comme des « Hessians » (la Hesse-Kassel ayant contribué au plus grand nombre), au Canada ils seront désigné sous l'appellation de « Brunswikers ».

Les mercenaires allemands à la bataille de Trenton

Chasseurs à pied et à cheval

Les chasseurs Hessois en opération

Bataille de White Plains en 1776


Documents complémentaires

Bataille de Brandywine (1777)

La bataille de Kings Mountain eut lieu le 7 octobre 1780 dans l'État actuel de Caroline du Sud. Elle représente une importante victoire des Américains sur les Britanniques. Elle fit 29 morts côté américain et 244 côté britannique. 

Bataille de Springfield (1780)


Fantassins américains

Fantassin du Régiment von Riedesel (Brunswick) 
et le Major Général Daniel Morgan Cowpens de l'armée continentale  en 1780

Dragons et artilleurs de l'armée continentale (1778)

Soldats américains loyalistes (alliés aux Anglais), rangers et supplétif indien.

Bataille de Charlotte (1780)

Bataille d'Eutaw Springs (1781) - L'illustration montre un engagement de infanterie légère britannique contre les dragons de l'armée continentale.

Bataille de Cowan's Ford (1781)

Officiers et fantassins écossais (armée britannique)


Dragons anglais s'entretenant avec un fantassin.
A droite, casque à visière de dragon anglais.

Troupes marines françaises

Caporal du 52e Régiment d'Infanterie, Grenadier du 59e Régiment d'Infanterie et Privé du 37e Régiment d'Infanterie vers 1780.

Officiers britanniques

A gauche, coiffes et uniformes de l'infanterie légère britannique.

3 commentaires:

  1. Merci pour cet article, agréable a lire et intéressant

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  2. Travail iconographique et de présentation remarquable, un trésor pour les figurinistes !
    Gilles

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  3. Euh... tout simplement superbe ! Concis, précis, agréable à lire avec de très belles illustrations. Bravo !

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