mercredi 10 septembre 2014

Maurice Mathis (1907-1982) : un homme et... des petites bêtes

Hommage à un savant original, un entomologiste excentrique, une pointure et une référence en apiculture, le Dr Maurice Mathis, ancien directeur de laboratoire à l'Institut Pasteur de Tunis, qui appelait ses abeilles, auxquelles il consacra la moitié de sa vie, «mes filles chéries », « des insectes sacrés massacrés par l'homme ». Dans un film documentaire de 1963, Maurice Mathis parle de son amour des abeilles, de ses recherches sur les poux (et de la difficulté d'en trouver en suffisance pour les besoins de leur étude), mais aussi de l'hydromel, le breuvage des dieux, et de la légende du veau d'or, déclarant que "dès que l'argent s'introduit quelque part, c'est foutu". Maurice Mathis, dont Jean Rostand dit que « toutes les opinions du Docteur Mathis sont solidement, logiquement raisonnées, et fondées sur l’interprétation d’un savoir peu commun. Tout ce que rapporte Mathis, il l’a vu ; tout ce qu’il affirme, il croit avoir sujet de le penser, et n'est-ce pas là tout ce qu’on peut demander à un homme de science ? De surcroît, ce naturaliste fervent, cet amoureux de l’insecte, est un homme chaleureux, enthousiaste, désireux de communiquer les leçons de son expérience et de faire partager ses convictions. Il aime son sujet, il le vit, il y croit. »

Film documentaire diffusé le 20 novembre 1963, dans l'émission Les coulisses de l'exploit. Le journaliste est Roger Pradines et le commentateur François Barnole.

Portant des poux sur lui, il en fait porter à sa femme une demi-heure par jour, elle le comprend, elle l'accepte très bien. Il montre le pansement qu'il a à la cheville pour maintenir les poux et explique qu'il doit faire piquer des individus pour les nourrir. Désormais, il en possède 20 000 et regrette de ne trouver personne qui accepte de se faire piquer par ses poux. Malheureusement, il doit se gratter juqu'au sang. Il nie avoir proposer à sa fille de porter ses poux puis explique comment les poux pourraient être utiles à étudier des maladies comme la sclérose en plaque (mais il n'a pas reçu d'offre à sa demande de trouver des individus volontaires à héberger des poux).

video

 
Biographie de Maurice Mathis

Médecin et biologiste français, né à Hanoi (Indochine), le 12/11/1907. Son père, C. Mathis, est médecin général.
1922-1927 : Etudes secondaires au Lycée Henri IV, à Paris.
1928-1934 : Etudes de médecine à Paris.
1931-1932 : Obtient une licence SPCN à la faculté des sciences de Paris.
1931-1932 : Suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur, puis devient l'assistant d'A. Pettit. A la demande de E. Roux et A. Calmette, travaille sur la question de la conservation, en France, du virus amaril du singe et du virus amaril de la souris.
1932-1934 : Devient attaché au Service colonial.
1934 : Soutient, à Paris, sa thèse de doctorat en médecine sur : Contribution à l'étude du virus amaril et à la vaccination contre la fièvre jaune . E. Brumpt est son président de thèse.
1935-1937 : Nommé chef de laboratoire à l'Institut Pasteur d'Afrique Occidentale Française, à Dakar.
1939 : Participe à la mission de A. Urbain au Cameroun, consacrée à des recherches sur la fièvre jaune de la jungle.
1939-1945 : Mobilisé comme médecin auxiliaire (1939-1940), puis engagé volontaire comme chef du service antipaludique des Troupes de Tunisie.
1942-1954 : Chef de laboratoire hors-classe à l'Institut Pasteur de Tunis.
1946-1958 : Collaborateur du Figaro Littéraire pour les chroniques scientifiques.
1949 : Participe à une mission scientifique du Gouvernement général de l'AOF : études sur les abeilles tropicales et entretien des chimpanzés à l'Institut Pasteur de Kindia.
1953 : Participe à la conférence internationale pour la protection de la nature, à Bukavu, où il milite en faveur de la protection des gorilles. Mène une enquête agricole pour le compte du Gouvernement du Ruanda-Urundi.
Sous-directeur de l'Institut Pasteur de Tunis.
1961 : Est fait chevalier de la Légion d'honneur.
1974-1975 : Effectue deux missions apicoles au Sénégal, par ordre du Premier ministre.
11/02/1982 : Décès à Paris.

Publications en collaboration avec : O. Baffet, J. Colas-Belcour, C. Durieux, B. Kolochine-Erber, Kopciowska, P. Lépine, C. Mathis, Martin-Charpenel, S. Nicolau, P. Nicolle, G. Rimbault, Rivoalen, E. Roubaud, Sautter.

Sources : archives de l'Institut Pasteur


Bibliographie

L'Exploitation rationnelle des abeilles (1941)
Le Peuple des abeilles - Préface par Maurice Caullery (1941)
Vie et mœurs des abeilles - Préface de Jean Rostand (Payot 1951) 
Vie et mœurs des anthropoïdes (1954)
La Vie des poux - Lettre-préface de Georges Duhamel (Stock 1955)



Le Dr Mathis supervisant le transport et l'installation d'une ruche
quelque part dans Paris (1963)

Le livre de Maurice Mathis vie et mœurs des abeilles n’est pas démodé, bien au contraire il est plus que jamais d’actualité par sont contenu. Ce livre n’est pas du réchauffé comme la plupart de ceux que nous rencontrons aujourd’hui avec des auteurs qui se gargarisent de mots savants pour se donner un air scientifique dont ils n’ont même pas les bases. Beaucoup de ces auteurs n’ont qu’une maigre expérience des abeilles et se vêtissent comme des cosmonautes pour aller visiter leurs ruches tant ils ont peur de se faire piquer. Le livre cité a été écrit par un savant véritable, un passionné qui a observé les abeilles avec une patience hors du commun observation qu’il a mise sur papier avec un sens pédagogique qui se fait de plus en plus rare de nos jours car c’était un scientifique de terrain et pas un col blanc uniquement. Il est regrettable que ce livre ne soit réédité car il rendrait service à beaucoup de personnes mais les bons livres ne sont jamais réédités malheureusement. Je constate que malgré nos connaissances et nos prétentions, l’apiculture dite scientifique comme se plaisent à le dire certaines personnes, n’a pas beaucoup progressé. Bien sur nous avons des laboratoires merveilleux, du matériel hypersophistiqué, électronique, programmable, on peu même surveiller nos ruchers à distance par informatique mais avec toutes ces belles inventions nous oublions les bases fondamentales er l’abeille elle même pour ne voir que la rentabilité car faut produire toujours plus et de plus en plus rapidement. On voudrait, comme en agriculture adapter les abeilles à nos fantaisies pour les exploiter au maximum mais ce n’est pas comme cela que la nature fonctionne, c’est nous qui devons nous adapter aux coutumes des abeilles et pas l’inverse. Malgré tout ces belles inventions, les abeilles sont de plus en plus malades, sont atteintes de nouvelles pathologies graves, rongées par des parasites nouveaux que l’on arrive pas à éradiquer tant ils ont un pouvoir d’adaptation rapide à tout les médications à ce jour dont certaines sont nocives pour les abeilles. Je pense qu’avant de faire appel à la médication chimique, on ferait beaucoup mieux de chercher des solutions dans la nature et l’évolution des abeilles à l’état sauvage.

Pour conclure, je pense que si l’on avait un peu plus respecté l’abeille et ses coutumes et travaillé avec l’abeille locale de nos différentes régions, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

J.Turchet

Vie et Mœurs des Abeilles  (extraits)

Préface de Jean ROSTAND (1894-1977)
Encore un livre sur les Abeilles ! N’a-t-on pas tout dit sur ces insectes, sur leur fascinante biologie, sur leurs mœurs sociales, sur leur industrie, sur leur langage, sur la vie frémissante et dorée de la ruche ? Depuis Réaumur jusqu’à Von Frisch — en passant par Maurice Maeterlinck, plus exact, qu’on ne croit d’ordinaire en dépit de ses mots de poète -, les innombrables historiens de l’Abeille n’ont-ils pas, à la longue, épuisé ce merveilleux sujet dont la portée va de l’économique au spirituel, puisqu’il intéresse à la fois les praticiens désireux d’amplifier le rendement de leurs récoltes et les théoriciens de l’âme animale qui voient en ce petit hyménoptère l’un des sommets du psychisme instinctif ?

Ce serait méconnaître les prodigieuses ressources de la chose vitale que d’imaginer qu’on pût en avoir fini avec un seul insecte. La biologie tout entière — disait Le Dantec tient dans un puceron, et, comme tout être vivant, comme toute production de la nature, l’Abeille réserve encore bien des surprises à ceux qui croient la bien connaître. Pour sa part, le nouvel ouvrage du Docteur Maurice Mathis — Vie et Mœurs des Abeilles — abonde en précieuses nouveautés. Il ne risque point de faire double emploi avec aucun autre volume du même genre, car il s’agit non pas d’une compilation plus ou moins adroite mais d’une œuvre foncièrement originale, qui, se bornant à l’indispensable pour le rappel des notions établies, donne la plus large place aux faits inédits et aux aperçus personnels.

Le Docteur Mathis — qui est présentement chef de laboratoire à l’Institut Pasteur de Tunis — a le privilège d’une double culture, médicale et biologique. Attiré dès le jeune âge par les sciences naturelles, il les a constamment pratiquées avec passion, dirigeant son étude sur les animaux les plus divers, soit qu’il eût en vue la solution d’un problème d’épidémiologie, soit qu’il cédât aux sollicitations de la curiosité toute pure. Successivement, il s’est intéressé aux poux, aux punaises, aux réduvides hématophages, aux mouches ordinaires, aux moustiques, aux poissons de mer, aux faucons, aux souris, aux rats, et même aux grands singes, qu’il a chassés et étudiés sur place au cours d’une mission au Cameroun en compagnie du Professeur Urbain.

Cette variété dans les sujets d’études, cette ampleur de préoccupations ne l’a pas empêché de pousser fort loin certains travaux de patience et de minutie : ainsi a-t-il pu mener à bien l’élevage en série de cent générations de moustiques, ce qui lui a permis d’observer dix mille de ces diptères sans d’ailleurs constater dans l’espèce la moindre variation héréditaire ou mutation.

A l’étude du « peuple des Abeilles », Maurice Mathis a consacré une dizaine d’années de son existence ; et c’est le fruit bien mûri de sa longue expérience qu’il nous livre aujourd’hui en ces pages que j’ai l’honneur de présenter au public.

Les chapitres les plus importants de l’ouvrage me paraissent être ceux qui ont trait à la nutrition des abeilles et de la ruche considérée comme une sorte d’organisme collectif. C’est en physiologiste que Mathis a tâché de dégager et de formuler les « lois biologiques de l’apiculture » : ses idées sur le « couvain, estomac de la ruche », sur le rôle des faux-bourdons — qu’il s’emploie à réhabiliter — dans la thermogenèse de la colonie, sont neuves et fort suggestives; elles ont d’ailleurs fait l’objet de notes spéciales, présentées à l’Académie des Sciences par le Professeur Caullery. A côté d’expériences ingénieuses — notamment, sur l’orphelinage réduit, sur l’isolement des reines —, on trouvera, dans le livre du Docteur Mathis, des observations remarquables de finesse et de précision, comme celles qui forment le charmant « Journal d’une Colonie d’Abeilles au Vivarium », et aussi une description, prise sur le vif, du vol nuptial, phénomène dont tout le monde parle et auquel si peu d’apiculteurs ont eu la chance d’assister.

De son enquête de naturaliste, le Docteur Mathis s’efforce de tirer des règles pratiques touchant l’aménagement, l’entretien et l’exploitation du rucher, la prophylaxie des maladies des abeilles. Certaines de ses conclusions vont à l’encontre des traditions et des routines ; sans doute seront-elles plus ou moins discutées par les spécialistes de l’apiculture, et, sur ce point, je n’aurais garde de prendre parti, faute de compétence. Mais ce qu’il est bien permis d’affirmer, c’est que toutes les opinions du Docteur Mathis sont solidement, logiquement raisonnées, et fondées sur l’interprétation d’un savoir peu commun.

Vie et Mœurs des Abeilles est une œuvre sincère, honnête, loyale, qui s’est élevée jour après jour, au contact incessant de la bête vivante. Tout ce que rapporte Mathis, il l’a vu ; tout ce qu’il affirme, il croit avoir sujet de le penser, et n’est-ce pas là tout ce qu’on peut demander à un homme de science ? De surcroît, ce naturaliste fervent, cet amoureux de l’insecte, est un homme chaleureux, enthousiaste, désireux de communiquer les leçons de son expérience et de faire partager ses convictions. Il aime son sujet, il le vit, il y croit. Tout cela fait un livre attachant, pittoresque, éloquent, sympathique, — comme son auteur.
Jean ROSTAND 1951


Rencontre entre Maurice Mathis et Gérard de Izarra,
deux apiculteurs mystiques et savants philosophes


Dans un numéro de l'année 1972 de la publication de l'Union Syndicale des Apiculteurs Picards, le Docteur Gérard de Izarra raconte : 
Dimanche 25 juin, je recevais à déjeuner le docteur Maurice Mathis et Madame ; chacun connaît le docteur Mathis, auteur d'ouvrages traitant des abeilles («Le peuple des abeilles») et son dernier ouvrage «L'exploitation rationnelle des abeilles», que j'ai eu le plaisir et l'honneur de recevoir en cadeau de ses mains. Nous avons causé d'abeilles et d'apiculture, naturellement entre deux coups de fourchettes, au cours d'un excellent repas préparé par Mme de Izarra avec toute la délicatesse de son cœur et toute la magnificence de sa spiritualité. (Pour les lecteurs curieux, je signale que nous avions « un potage sarthois, des truites meunières, du lapin rôti aux petits oignons, etc., sans oublier un excellent hydromel et un pain d'épices « maison », etc.)
Le docteur Mathis m'a montré, entre autres choses, comment amorcer les abeilles d'une ruche que l'on veut nourrir au-dehors : on dépose très près de la planche de vol de la ruche à nourrir une cupule amorcée avec du miel, et, de 20 cm en 20 cm, on déplacera cette cupule toutes les demi-heures, ce qui peut demander un assez long laps de temps ; puis, lorsqu'on est arrivé à une distance de 6 à 8 mètres de la ruche, on peut allonger les intervalles et écourter les laps de temps ; c'est ainsi qu'on éloignera la cupule de 2 mètres au lieu de 20 cm et qu'on le fera tous les quarts d'heure au lieu de toutes les demi-heures ; on arrive ainsi à nourrir à distance une ruche, jusqu'à des distances, dit le Dr Mathis, de 12 kilomètres. Il m'a enseigné également, au cours de cette mémorable journée du 25 juin, à utiliser des sirops colorés au vert malachite afin de déterminer et de localiser dans la ruche l'apport de ce sirop. On a dit, également, que les abeilles avaient l'habitude d'évacuer leurs déchets intestinaux AU COURS DE LEUR VOL ; mais les observations du Dr Mathis ont montré que les abeilles déféquaient AU COURS DE LEUR SÉJOUR SUR LES FLEURS, ET AU COURS ÉGALEMENT DE LEUR SÉJOUR AUTOUR DU FLACON NOURRISSEUR REMPLI DE SIROP ; conséquence : les abeilles souillent de leurs déjections les nourrisseurs employés jusqu'à ce jour ; si elles ne souillent pas les fleurs sur lesquelles elles butinent, c'est parce qu'elles sont tournées vers ces fleurs et que leur postérieur est tourné en dehors de la fleur, alors que dans le cas du nourrisseur, elles souillent toujours la place où elles butinent le sirop. D'où la conclusion (du Dr Mathis) qu'il est préférable de ne point nourrir les abeilles, à moins d'utiliser le nourrisseur de son invention, constitué tout simplement (les découvertes les plus géniales sont souvent, sinon toujours les plus simples) d'un pot renversé sur un support et sous lequel on a glissé une aiguille ou un fétu de paille, rappelant l'abreuvoir à volailles de nos campagnes (bouteille renversée sur une soucoupe).
Le Dr Mathis m'a dit aussi son opinion (il en parle dans son dernier ouvrage « L'exploitation rationnelle des abeilles ») sur le traitement des ruches atteintes de maladies, comme la nosémiase, la loque, l'acariose, etc., UN SEUL ET UNIQUE TRAITEMENT : DÉTRUIRE LA OU LES RUCHES MALADES. Voilà qui va tout à fait à l'encontre de la thérapeutique préconisée par d'autres maîtres de l'apiculture, un Alain Caillas, par exemple, qui, dans son livre « Le rucher de rapport », reconnaît que le traitement de la loque par des sulfamides ne guérit pas vraiment la maladie mais la met en sommeil.

Je crois, pour ma part, que le Dr Mathis a raison : les maladies ci-dessus nommées, n'atteignant que les ruches faibles, on n'a pas intérêt à garder ces ruches faibles, « véritables mèches allumées dans un tonneau de poudre ». d'où la condamnation des réunions d'essaims : en effet, lorsqu'on réunit deux ou plusieurs essaims, si on le fait, c'est pour la « bonne » raison que la ruche est une ruche FAIBLE que l'on veut renforcer, et on risque alors de contaminer une ruche qui était saine jusqu'à là par une ruche malade : d'une ruche saine et d'une ruche malade, on aura fait DEUX RUCHES MALADES.

Les idées (appuyées par des années d'expériences) du docteur Maurice Mathis vont certainement heurter les opinions toutes faites d'apiculteurs pourvus de « rails mentaux », mais il en est dans cette sciences, comme dans toutes les sciences : des connaissances que l'on croyait sûres et fermement établies se révèlent, à l'examen et à la lumière des expériences, fausses. Certainement que le livre du docteur Mathis fera beaucoup de bien à tous ceux, d'esprit libre et détache de tout préjugé, qu'intéressent les problèmes posés par les colonies d'abeilles.

Je termine par une note qui montrera bien que les savants ne sont point ces êtres désincarnés et en dehors du monde que certain esprit critique voudrait nous montrer : avant de partir de chez moi, le docteur Mathis, éminent apiculteur et savant plein d'autorité, a tenu à me donner une « recette » pour colorer le miel en vert ou en noir, au moyen de vert malachite ou d'encre de Chine... ceci à l'intention des voisins apiculteurs, qui, lors de leur récolte, seraient agréablement... ou plutôt désagréablement surpris de constater que leurs abeilles ont fabriqué un miel VERT OU NOIR... ! Comme quoi les savants sont des gens facétieux et nantis d'un esprit plein de gaminerie... Amis apiculteurs, n'ayez point peur, je n'irai pas mettre en pratique des conseils si humoristiques pour ne point vous laisser l' « agréable » surprise de mettre en vente un miel vert ou noir ! Je vous souhaite une excellente récolte pour 1972.

Docteur Gérard de Izarra
Warloy-Baillon (Somme)

Ci-contre à gauche, le Dr Gérard de Izarra montrant la maquette d'une ruche de son invention.

Méditer sur cet infime animal qu'est l'abeille c'est, je crois, se pencher sur l'énigme du monde. C'est aussi s'interroger sur cette angoissante créature qu'est l'homme. Et c'est, en fin de compte, méditer sur le problème de la destinée. Dr Gérard de Izarra, dans Ouest France du 30 octobre 1983.
"Vous savez qu'il y a un certain Veau d'or... et ce Veau d'or est très puissant. Et pour le foutre en l'air, qui a-t-on pris ? Mais Moïse... Moïse sauvé des eaux. Il a foutu le Veau d'or par terre. Mais il est reconstitué, le Veau d'or. Et le Veau d'or est tellement puissant que, je préviens toujours mes amis et je leur dis : « Attention, ne regardez jamais le Veau d'or, car si vous le regardez une seule fois, il vous a ! » Alors je suis obligé de ne pas le regarder..."


Maurice Mathis est le fils de Constant Mathis (1871-1956), d'abord médecin dans l'Armée coloniale à Hanoï (Indochine) où il sert dans le 8e régiment d'infanterie coloniale. Il y rencontre Amélie Virgitti qu'il épouse en 1904. De 1908 à 1914, il dirige l'Institut antirabique et bactériologique du Tonkin, à Hanoi, où il entreprend, avec M. Léger, l'étude épidémiologique du paludisme, dont il montre la répartition très inégale dans ce territoire et détermine les espèces anophéliennes vectrices. 
Le Dr Mathis a publié de nombreux articles dans la Gazette apicole où il apparaît parfois en couverture, comme ci-dessus. À gauche, le n° 544 de 1952. Article de Maurice Mathis : Le nourrissement stimulant de printemps. La couverture le montre donnant une leçon d'apiculture à un garçon. À droite, le n° 551 de 1952 montrant Maurice Mathis en visite chez le zoologue Karl von Frisch, un des plus importants éthologistes* de langue allemande, prix Nobel de physiologie ou médecine* en 1973.

L'éthologie est l'étude du comportement des diverses espèces animales. Cette branche zoologique de la biologie a été créée en 1854 par le naturaliste Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. 

Le prix Nobel de physiologie ou médecine honore annuellement, selon les volontés du testament d'Alfred Nobel, des personnalités du monde médical et de la recherche en biologie dont l'œuvre et les travaux scientifiques ont rendu de grands services à l'humanité puis apporté une contribution remarquable ou développé des savoirs inédits et des techniques nouvelles dans le domaine.

3 commentaires:

  1. Hello thank you for "bon Papa". I rid Memories of Anne Frank from Here Classmates yes ?

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    1. You probably wanted to say that you're reading The Diary of Anne Frank with your classmates? Otherwise I do not quite understand the meaning of your sentence ... « I rid » or « I read » ?

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    2. Anonyme = Axel

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