jeudi 18 septembre 2014

Paris, Londres, Byzance, Venise, Vienne et Berlin

Épisodes historiques de six villes célèbres...

Paris
Paris, il y a plus de deux millénaires, portait le nom celtique de Lutuhezi, c'est-à-dire «habitation lacustre». Les Romains l'appelèrent Lutetia Parisiorum, la « Lutèce des Parisii », nom qui, au cours des siècles, se transforma en la dénomination actuelle. L'an 52 avant notre ère, au moment du soulèvement général des Gaulois contre la domination romaine, la tribu des Parisii, conduite par Camulogène, brûla son chef-lieu, en se retirant devant les troupes de Labiénus, le lieutenant de Jules César. Les conquérants le rebâtirent et l'agrandirent. Ultérieurement, plusieurs empereurs romains y séjournèrent, notamment Constance Chlore, père de Constantin le Grand qui se fit bâtir sur la rive gauche de la Seine un superbe palais, habité plus tard aussi par Julien l'Apostat, d'où son nom de « thermes de Julien » et dont les vestiges sont encore conservés à l'Hôtel de Cluny. Clovis, le roi des Francs, conquit la ville en 486 et en fit sa résidence en 508.

Londres
Londres était déjà une ville importante au temps des Romains qui l'appelaient Londinium. Elle formait une des premières places d'armes et un des principaux soutiens de la puissance romaine dans la colonie bretonne. Sa situation sur les bords d'un grand fleuve navigable, la Tamise, facilitait les transactions commerciales avec le continent. Après l'invasion des Anglo-Saxons, la ville devint la résidence des rois d'Essex et le siège d'un évêque. Les incursions répétées des Normands furent funestes au développement du pays. Alfred le Grand battit les pirates du Nord, rendit Londres aux habitants primitifs qui s'étaient enfuis, y fit élever de belles constructions en pierre et l'entoura de remparts. En 884, il en fit sa résidence. Guillaume 1er le Conquérant fit construire la tour de Londres.

Byzance 
Sur la rive occidentale du Bosphore cimmérien, à l'endroit où s'élevait la forteresse thrace de Byzas, les Mégariens bâtirent, en 667 avant notre ère, la ville de Byzance qui s'agrandit rapidement par suite de l'immigration de Corinthiens et de Béotiens et ne tarda pas à atteindre une notable importance, grâce à son excellent port admirablement bien situé à l'entrée du Pont-Euxin. En 515, les Perses s'emparèrent de la ville qu'ils fortifièrent ensuite pour en faire le rempart de leur puissance en Europe. Après la victoire de Constantin le Grand sur son adversaire Lucinius, en 330 après J.-C., Byzance devint la capitale de l'Empire romain, sous le nom de Constantinople. 

Venise
Les Vénètes, peuple de pêcheurs établi sur la côte nord-ouest du golfe formé par l'extrémité septentrionale de la Mer Adriatrique, se virent obligés, après la destruction par les Huns de leur capitale Aquileja et d'autres villes de leur pays, à se réfugier dans les îles des lagunes. L'île principale de la Venise actuelle fut le berceau de la cité naissante. Au VIIIe siècle, la ville des lagunes s'éleva au rang des premières places commerçantes de l'époque. Elle se constitua en république administrée par un Conseil présidé par un doge. Le premier doge que l'histoire mentionne s'appelait Paulucius. L'autonomie du jeune État ne fut toutefois pas absolue dès le début, la métropole byzantine continuant à exercer encore pendant environ trois siècles une vague suzeraineté sur lui. Ce n'est qu'au début du XIe siècle que les derniers liens qui rattachaient la république vénitienne au Bas-Empire se rompirent définitivement.

Vienne
À l'époque de l'empereur Marc Aurèle – qui y mourut en l'an 180 – Vienne (Vindobona) était une ville florissante de l'Empire romain. En 1121, elle obtint la charte communale, c'est-à-dire un ensemble de libertés et de privilèges lui permettant de choisir elle-même des autorités administratives et judiciaires. Les maires de Vienne s'étaient ralliés au parti d'Ottokar de Bohême, dans sa lutte contre Rodolphe de Habsbourg, mais les bourgeois viennois forcèrent la municipalité, en septembre 1276, à rendre la ville à Rodolphe, après un siège de cinq semaines.En 1356, Rodolphe IV créa l'Université ; en 1556, Vienne devint ville impériale allemande. Elle fut assiégée deux fois par les Ottomans.

Berlin
La Sprée, vers le milieu de son cours, se heurte à une petite colline dont la base scinde le fleuve en deux bras qui se rejoignent un peu plus bas ; cet endroit était le passage le plus praticable pour relier les deux communes de Spandau et Köpenick. Sur cet emplacement s'élève de nos jours le quartier berlinois d'Altkölln qui passe pour être le noyau primitif de la capitale de l'Empire allemand et aurait été bâti par des pêcheurs wendes, tandis que le Vieux-Berlin proprement dit aurait été autrefois une colonie de commerçants et de navigateurs. Les deux localités ont dû se former au cours du XIIe siècle. Au milieu du Xve siècle, le second prince de la maison de Hohenzollern régnant sur la Marche brandebourgeoise, Frédéric II de Fer, choisit Berlin comme résidence. C'est au Grand Électeur, toutefois, que la capitale doit son véritable développement. Ce prince y accueillit des protestants français qui, par la suite de la révocation de l’Édit de Nantes (avril 1598) avaient abandonné leur patrie. Cette immigration procura à Berlin un accroissement de 5000 âmes et d'excellents éléments de prospérité.

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