jeudi 23 octobre 2014

Blason : « Le lys est la fleur des plaines de France »...

                   Le lys est la fleur
                   Des plaines de France,
                   Des gloires immenses
                   Et des rois rêveurs.

                   Fleur d’un regard grave
                   Qui scrute le ciel,
                   Fleur d’un cœur sans fiel,
                   Doux, paisible et brave.

                   Un cœur éclatant
                   Qui, en saison triste,
                   Peut se faire artiste,
                   Bouffon du printemps.
        Lys de nos conquêtes,
        Lys de nos draps blancs,
        Fleur des faux-semblants
        Dont vivent nos fêtes.

        Lys des dons des rois
        Aux belles maîtresses ;
        Lys des voix traîtresses
        D’un monde sans lois.

        Que vienne l’automne :
        Je vois défleurir
        Le lys, et mourir
        Sans que ça m’étonne.







2 commentaires:

  1. En hommage à Charles Cros

    qui a écrit

    (...)

    La rose est coquette ;
    Le glaïeul sanglant
    Mais le lys est blanc
    Pour la grande fête.

    (...)

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    Réponses
    1. "Sage est l'homme qui, ayant deux pains, en vend un pour acheter un lys." (Proverbe chinois) Il est vrai qu'en Chine, le lys est considéré comme un porte-bonheur et symbolise l'amour éternel. Il protégerait également contre le mauvais oeil. Les adeptes du Feng Shui le considère comme un symbole de l'été et de l'abondance ; chez les Grecques, il symbolise la tendresse.

      La Symbolique du lys selon sa couleur :

      Lys Blanc : Pureté
      Lys Jaune : Gratitude, plaisir
      Lys du Nil : Amour discret et secret
      Lys Oriental : Coquetterie, séduction

      Sur le devant du char les filles les mieux faites,
      Les plus charmantes fleurs du jardin de beauté,
      Font de leurs doigts de lis pleuvoir les violettes...

      (Théophile Gautier, Poésie,1872)

      Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
      La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
      Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles...
      On entend dans les bois lointains des hallalis.
      Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
      Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir.

      (Rimbaud, Poésie,1871)

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