mardi 14 octobre 2014

Histoires d'en pleuvoir

Il est banal de ne pas aimer la pluie. Mais on a tort. J'étais du nombre. A tirer une grimace dès que je voyais la moindre goutte tomber. Aujourd'hui, j'en suis presque à souhaiter qu'il pleuve, pour me donner un prétexte en or de ne pas mettre le nez dehors et ainsi m'adonner sans retenue à mes travaux d'intérieur. Tenez, comme de réaliser ce billet sur la pluie, par exemple. Quand il fait beau, on n'a pas vraiment la conscience tranquille. On se sent quasi obligé d'en « profiter ». « Comment peux-tu rester enfermée par ce temps ! » m'entends-je dire parfois. Au moins, quand il pleut... Je veux dire : quand il pleut normalement.

Car je ne parle évidemment pas des grosses pluies qui causent des inondations catastrophiques, comme récemment dans certaines régions du Sud de la France. Ces pluies-là n'ont rien de réjouissant, à l'instar de la canicule, qui n'est plus vraiment du beau temps mais de la chaleur oppressante. C'est une question de mesure, comme en toutes choses. Et dans cette optique, tous les temps ont leur charme. Du moins nous est-il loisible de ne pas les subir et donc de ne pas laisser notre moral et notre humeur en dépendre.Toujours est-il que la pluie prête plutôt à l'humour, à en croire les cartes postales et les chromolithographies que j'ai pu trouver sur ce sujet éminemment humide...

IL PLEUT

Il pleut — c'est merveilleux. Je t'aime.
Nous resterons à la maison :
Rien ne nous plaît plus que nous-même
Par ce temps d'arrière saison.

Il pleut. Les taxis vont et viennent.
On voit rouler les autobus
Et les remorqueurs sur la Seine
Font un bruit... qu'on ne s'entend plus !

C'est merveilleux : Il pleut. J'écoute
La pluie dont le crépitement
Heurte la vitre goutte à goutte...
Et tu me souris tendrement.

Je t'aime. Oh ! ce bruit d'eau qui pleure,
Qui sanglote comme un adieu.
Tu vas me quitter tout à l'heure :
On dirait qu'il pleut dans tes yeux.

Francis Cargo, La bohème est dans mon cœur

































2 commentaires:

  1. "Aujourd'hui, j'en suis presque à souhaiter qu'il pleuve, pour me donner un prétexte en or de ne pas mettre le nez dehors et ainsi m'adonner sans retenue à mes travaux d'intérieur." écris-tu.

    C'est curieux, toi qui, l'été dernier, me rappelais sans cesse que le temps était radieux, et donc que...

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    1. Certes, mais il n'y a aucune commune mesure. Non seulement tu fais totalement abstraction du temps qu'il fait, mais également du temps qui passe (et parfois même du monde qui t'entoure...). Et si tu ne devais pas, de temps à autre, te plier à des horaires, tu oublierais l'existence même de l'horloge. Me trompé-je ?

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