jeudi 9 octobre 2014

Jamais deux sans trois ? Pas toujours... ou presque

Mon grand-père est né en 1898 sous nationalité allemande. L'Alsace-Lorraine était alors annexée au Reich depuis la débâcle de 1871. En 1916, à dix-huit ans, il est incorporé dans l'infanterie de ligne allemande et se retrouve, avec son unité, sur le front de l'Est, quelque part en Ukraine. Après la révolution d'octobre 1917, il est envoyé sur le front de l'Ouest.

Mon père est né en 1925. En 1943, à dix huit ans, il est incorporé de force dans la Wehrmacht et se retrouve, avec son unité, sur le front de l'Est, quelque part en... Ukraine. Il bivouaque dans le même village que son père un quart de siècle auparavant, buvant l'eau du même puits... Grièvement blessé à la jambe, il se rétablit dans un lazaret puis est envoyé prêter main forte à une veuve de guerre qui tient une exploitation fermière en Allemagne. Il s'éprend de la femme mais les Américains le font prisonnier et l'expulse vers la France après la capitulation allemande. Il ne reverra jamais cette femme.

En 1977, je suis incorporé dans le Génie des Forces Françaises en Allemagne pour y effectuer mon service militaire. Je ne me retrouverai finalement pas en Ukraine pour y boire l'eau du puits d'un village dont j'ai oublié le nom. Mais au moment de la première guerre d'Afghanistan, en 1979 – la guerre froide n'est pas encore révolue – la tension internationale laisse craindre le pire. J'ai eu chaud.

En 2014, la guerre sévit en Ukraine...

2 commentaires:

  1. Interesante historia familiar. Yo no creo en las casualidades.

    Salud!

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    1. "Yo no creo en las coincidencias ..." Tienes toda la razón. Yo tampoco y muchos eventos en mi vida he demostrado que nada sucede por casualidad.
      Salud !

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