mercredi 15 octobre 2014

Les anges en héraldique

Un ange, du latin angelus, emprunté au grec ángelos, «messager», est une créature céleste dans de nombreuses traditions, notamment dans les trois religions abrahamiques et dans l'Avesta (textes sacrés de la religion mazdéenne) où ce terme désigne un envoyé de Dieu, c'est-à-dire un intermédiaire entre Dieu et les hommes. Parfois il transmet un message divin, parfois il agit lui-même selon la volonté divine. L'ange est normalement invisible, mais lorsqu'il se laisse voir, lors d'un rêve ou d'une vision, il a une apparence humaine, transfigurée par une lumière surnaturelle.


En héraldique, les Anges sont plutôt rares sur les blasons et font plus souvent partie des ornements extérieurs, comme tenants. Lorsqu'ils figurent dans un écu, leur position ordinaire est de front, les mains jointes ou tenant quelque meuble, et ayant les ailes levées vers le chef ; il faut avoir soin, en blasonnant, de dire que les ailes sont abaissées lorsqu'elles sont représentées les pointes en bas le long du corps. En héraldique, on ne se sert jamais du mot vol, en énonçant les ailes des Anges. (d'après L.-A. Duhoux d'Argicourt en son Alphabet et figures de tous les termes du blason, Paris, 1899)


Les Chérubins sont représentés dans l'imagerie populaire sous les traits de bébés ailés. Toutefois, la Bible donne aux Chérubins une position élevée différente des séraphins. D'après le livre de la Genèse, les chérubins, avec « la lame flamboyante d’une épée », après le péché d’Adam, interdirent à l’homme l’accès à l'arbre de vie.


Le Chérubin est un esprit céleste que l'on rencontre en quelques armoiries, et qui représente une tête d'ange ailée. On ne doit pas dire, comme quelques auteurs l'ont fait, tête de Chérubin, parce que ces esprits célestes n'ont pas de corps. Le Chérubin est le symbole de la sagesse et de l'intelligence.(d'après Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842), Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France, Paris, 1816)
Dans la Bible, un Séraphin, étymologiquement un serpent «brûlant» du désert, est un ange décrit par le prophète Isaïe avec trois paires d'ailes. En théologie, les Séraphins sont le premier chœur de la première hiérarchie des anges. L'adjectif «séraphique» signifie «angélique» ou «éthéré». En héraldique le séraphin, classé figure héraldique imaginaire, est une tête d'ange entourée par quatre (quelquefois six) ailes. 

Limeux
(Somme, Picardie)

De sable aux trois anges d'or, mains jointes et ailes déployées.
Blason de la Corporation des Tourneurs de la ville de Haguenau, en Basse-Alsace (détail d'un vitrail).
Blason de la Famille Toussaint

D'or à l'ange au naturel habillé d'azur, ailé d'argent, posé de profil, tenant entre ses mains 1 livre ouvert d'argent.







Grandes armes de la famille et dynastie royale des Bourbons

Grandes armes de la Famille de Belleval : de gueules à la bande d'or sur un semé de croix recroisettées au pied fiché de même, l'écu tenu par deux anges au naturel, à la couronne de marquis et au lion d'or en cimier. Devise : Avant tout le Seignore. Cri : Dieu le veut.

Grandes armes de l'Empire de Hongrie

 

Blason de Famille Boitel de Dienval 

D'azur au ciboire d'or surmonté d'un chérubin d'argent.
Saint-Julien-l'Ars
(Vienne, Poitou-Charentes)

D'azur à la Sainte Trinité d'or, accostée de deux chérubins du même, le tout soutenu d'une nuée d'argent.
Les sables-d'Olonne
(Vendée, Pays de la Loire)

D’azur au vaisseau équipé et habillé d’argent voguant sur une mer de sinople mouvant de la pointe, surmonté de la Vierge aussi d’argent, les bras croisés sur la poitrine et au voile mouvant à senestre, posée sur une nuée du même, accostée de deux chérubins aux ailes déployées d’argent cantonnés l’un en barre à dextre, l’autre en bande à senestre.


Saint-Michel-sous-Bois
(Pas-de-Calais, Nord-pas-de-Calais) 

Échiqueté de gueules et d’or de six tires, au franc-quartier d’hermine chargé d’un chérubin de gueules tenant un rameau de sinople avec sa bouche.





Armes de l'abbaye de St. Alban (Royaume-Uni)

1 commentaire:

  1. Retour à la terre
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    Un archange épuisé vers la Terre descend,
    Non point vers une ville aux terribles arènes,
    Mais vers l’obscurité d’un petit bois de frênes
    Où reposer son corps, plus guère incandescent.

    Lui qui fut un lutteur, un athlète puissant,
    Sur le sol forestier, misérable, il se traîne,
    Intriguant au passage une muse sereine
    Qui de la jeune lune admirait le croissant.

    Le voilà s’asseyant sur une pierre fraîche,
    Faible comme l’oiseau traversé d’une flèche,
    D’un étang minuscule il contemple les eaux.

    L’ondine tout à coup remarque sa présence.
    Elle décide alors d’être sa providence
    Et le change en grenouille, au milieu des roseaux.

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