samedi 11 octobre 2014

Malheureux qui comme Ulysse

Malheureux qui comme Ulysse fut condamné
À errer sur les mers au milieu des périls,
Si loin des siens tant aimés, si loin de son île,
Pour voir se consumer ses dernières vertes années.

Je suis revenu de bien des choses vides et vaines ;
Je me suis arraché des étreintes vénales
Sans sacrifier au Veau d'or ni à Moloch-Baal,
Sans succomber tout entier au chant des sirènes.

Plus me plaît ma sereine et tranquille solitude
Que d'une compagnie trouble les incertitudes ;
Plus ma cellule de moine qu'un château de sécheresse.

Quand reverrai-je, hélas, des saisons délaissées
Les jours de lumière aux rayons entrelacés ?
Quand donc retrouverai-je les matins de tendresse ?

De sable à l'Ouroboros enserrant le sceau de Lilith, le chef cousu d'azur chargé d'une roue de l'existence accostée à dextre du nœud gordien et à senestre du symbole de l'infini, le tout d'argent.







L'Ouroboros symbolise tout système refermé sur lui-même, autophage par nature et donc voué à s'autodétruire. Il cercle le sceau de Lilith, l'ancienne déesse sumérienne de la nuit, assimilée plus tard par la tradition hébraïque à la femme-serpent tentatrice (le démon femelle de la Kabbale). En astrologie traditionnelle, elle symbolise la Lune Noire, c'est-à-dire la part la plus obscure de l'inconscient, celle qui jette un voile épais sur toute tentative de prise de conscience, c'est-à-dire de lucidité et donc de connaissance de soi-même, retardant ainsi l'évolution nécessaire.


Le nœud gordien en chef symbolise les situations inextricables dans lesquelles nous précipite Lilith, c'est-à-dire notre inconscient et donc notre ignorance, faisant ainsi tourner, dans un sens ou un autre, la roue du dharma (au centre) qui symbolise l'ensemble des normes et lois, sociales, politiques, familiales, personnelles, naturelles ou cosmiques qui régissent l'existence humaine. Le symbole de l'infini rappelle ici la réalité de l'impermanence et que rien donc n'est jamais achevé.

Le choix de l'argent pour les différents meubles du blason renvoie à la Lune Noire (Lilith), l'argent étant le métal lunaire (comme l'or est le métal solaire).

9 commentaires:

  1. Réponses
    1. Qui es-tu Cochonfucius ?

      Olivia V

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    2. En fait, c'est vous qui m'avez redonné l'envie de composer un sonnet, un genre que j'aime particulièrement en poésie. J'imagine le travail que vous réalisez... Quant au thème du sonnet, loin d'être une parodie de Du Bellay, il apporte un autre point de vue à la chose car je ne suis pas du tout certain qu'Ulysse fut vraiment heureux de son voyage... De plus, j'avais une sorte d'anniversaire à marquer en ce jour. Nous savons bien que l'Odyssée d'Homère décrit sous forme métaphorique la nôtre, intérieure celle-là, et d'autant plus redoutable. Que les dieux nous viennent en aide !

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    3. Fantômes
      -----------

      Les dieux deviennent subtils
      Quand on oublie leur image ;
      Plus ténus que des nuages
      Poussés par le vent d’avril.

      Comme le bouc dans son puits,
      Dans les creux, ils se confinent,
      Et d’un très doux éclat luit
      Leur faible gloire divine.

      À peine on trouve leurs traces
      Aux sentiers abandonnés ;
      Ou bien, quelques fleurs fugaces
      Dont ils se sont couronnés.

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    4. Je ne peux imaginer ni souhaiter meilleure réponse. Mais les dieux sont simplement endormis. Un jour, ils se réveilleront...

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  2. Je trouve que cette histoire de " Cochonfucius" et de " fantômes du blog " est étrange !
    Ni aurait-il pas une seul personne derrière ces deux masques de noms ?
    Je trouve que la personne ou les personnes sont très douées pour leurs talents de poète et elles devraient dévoilées leurs vraie identité !
    Ce serait dommage de gâcher se talent énorme :)
    Olivia V

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  3. Désoler pour les répétitions ("je trouve ") !
    Je ferais plus attention la prochaine fois .

    Olivia V

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  4. Qui a t-il ?
    Notre "Cochonfucius" ne veux plus répondre ... tiens,tiens,tiens

    Olivia V

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