samedi 18 octobre 2014

Ode à une Vénus possible

            J'aime
            quand ton visage reflète
            les mille et mille soleils
            de pleine face,
            les nuits d'infini firmament.
            J'aime aussi
            que tu tiennes secrète
            ta face cachée
            car mes songes ont besoin
            de s'y promener,
            à l'abri de toute brisure.
    Je sais
    qu'elle est partout pleine
    et que la nuit qui l'enveloppe
    n'y peut adhérer
    car elle danse autour des étoiles.
    Un regard terrestre
    ne verra jamais qu'une face ;
    seul un regard intérieur
    - celui du cœur -
    la voit tout entière :
    une et triple à la fois.

                  J'aime l'arc de ton sourire qui apaise mon âme fatiguée
                  et les flottements de ta chevelure lionne que ma main voudrait peigner. 
                  J'aime la sinuosité de tes lèvres que mon doigt aimerait contourner
                  et le galbé de ton buste où ma tête aimerait à se poser.
                  J'aime le frémissement chaste de ton sein virginal qui parfois m'effleure
                  et la profondeur de ton regard qui ouvre sur une prairie fleurie.
                  Et je demeure là, au seuil d'une aube nouvelle
                  car avec toi, le temps ne compte pas ;
                  auprès de toi, chaque instant est un battement d'éternité.

1 commentaire:

  1. Viens en ma demeure reposer ton âme,
    M'y dire la pensée des anciens jours.
    Que jamais ne meurt dans ton cœur la fâme
    d'une belle amitié à son aube toujours.

    J'entrevois des choses l'azur souverain
    Qui nous a mandés aux ultimes tenues ;
    Car de nous la cause, forgée d'acérain
    et d'heur légendé, est fort advenue.

    Ne tarde plus tant, les heures vaines s'écoulent
    Sur les cités vides de cœur et d'esprit ;
    Doux ami, entends les palais qui croulent,
    Sur les rires avides noirs de tromperie.

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