lundi 20 octobre 2014

Un métier en voie de disparition : le cordonnier

Au sens premier, le cordonnier est l'artisan qui fabrique des souliers, bottes, mules et pantoufles, en cuir, surtout en peau de cochon. Ceux qui les réparaient étaient appelés « Raccommodeurs de souliers » ou « Cordonniers » en vieux français. De nos jours, on différencie le « cordonnier réparateur » du « cordonnier bottier », c'est-à-dire, en fait, du fabricant de chaussures. Selon une étymologie populaire, le mot « cordonnier » viendrait du mot « corde », car les premiers cordonniers utilisaient des cordes pour fabriquer des chaussures. En réalité, il vient de « cordouinier », de l’ancien français cordoan (mot attesté au XIIe siècle), c'est-à-dire « cuir de Cordoue », en référence à Cordoue, ville espagnole dont le cuir était jadis très réputé (cuir estampé puis patiné surtout posé en mural) et dont les Maures avaient reçu des Marocains le secret de la maroquinerie. Avec le temps le mot « cordouinier » est devenu « cordonnier », supplantant le latin Cordubensis, « de Cordoue », devenu cordovensis puis cordovesarius


Ce cordonnier romain est en train de découper dans du cuir épais la forme de la plante du pied de la matrone. Jusqu'au vingtième siècle, les chaussures étaient faites sur mesure. La fabrication en grandes séries dans les usines fera disparaître peu à peu ces artisans, relégués à la réparation. Aujourd'hui, le métier consiste, pour l'essentiel, au ressemelage des chaussures.










Le corvoisier fabriquait des souliers neufs ou de luxe, mais beaucoup de réparateurs de souliers ont usurpé ce titre, si bien que le terme de cordonnier s'est dissocié de celui de corvoisier et de ses usurpateurs. La fabrication industrielle des chaussures, au XXe siècle, entraîne la disparition du savetier au profit du cordonnier qui s'est spécialisé dans la réparation.





















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