dimanche 16 novembre 2014

14-18 : Triple Entente : leaders britanniques


Second billet consacré à la Triple Entente. Après les généraux français, voici quelques uns des principaux leaders du Royaume-Uni durant la Première Guerre Mondiale.

George V (né George Frederick Ernest Albert, 3 juin 1865 - 20 janvier 1936) fut roi du Royaume-Uni et des dominions (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Irlande), et empereur des Indes du 6 mai 1910 jusqu'à sa mort.

George était le petit-fils de la reine Victoria et du prince Albert et le cousin du tsar Nicolas II de Russie et de l'empereur Guillaume II d'Allemagne. De 1877 à 1891, il servit dans la Royal Navy et atteignit le grade de capitaine de frégate. À la mort de Victoria en 1901, le père de George devint roi sous le nom d'Édouard VII et George fut fait prince de Galles. À la mort de son père en 1910, il lui succéda en tant que roi-empereur de l'Empire britannique sous le nom de George V. Il fut le seul empereur des Indes à assister à son darbâr à Delhi.

À la suite de la Première Guerre mondiale, l'Empire britannique atteignit son étendue maximale. En 1917, il devint le premier monarque de la Maison de Windsor après avoir renommé la Maison de Saxe-Cobourg et Gotha en raison des sentiments antigermaniques au Royaume-Uni. Son règne vit la montée en puissance du socialisme, du communisme, du fascisme, du républicanisme irlandais et de l'indépendantisme indien qui changèrent radicalement le paysage politique.

Sa biographie entière sur Wikipédia.


Le Maharaja Sardar Singh de Bikaner fut le seul souverain de tout le Rajasthan a avoir combattu aux côtés des anglais. Le maharaja Ganga Singh fut l'un des signataires du Traité de Versailles qui mit fin à la première guerre mondiale.

Bikaner, comme tous les états rajpoutes, fut intégré à l'Union Indienne en 1949. Le titre de maharaja de Bikaner est toujours transmis. Bikaner est aussi connu pour ses élevages de chameaux considérés comme faisant partie des meilleurs du monde. La foire aux chameaux de Bikaner est internationalement réputée.







William Riddell Birdwood (1865-1951), 1er baron Birdwood

En novembre 1914, Birdwood se voit confier la mission par Kitchener de former un corps d'armée avec les troupes australiennes et néo-zélandaise (ANZAC) qui étaient en entraînement en Égypte avant de partir sur le front de l'ouest. Ce corps participa à la prise de la péninsule de Gallipoli et débarqua dans la crique de l'ANZAC le 25 avril 1915.

Sous le commandement de Birdwood, les soldats de l'ANZAC montrèrent un grand courage et beaucoup d'endurance mais leur mauvais équipement et leur inexpérience firent qu'ils ne purent surmonter les obstacles auxquels ils étaient confrontés, en particulier lorsqu'ils ont débarqué sur la mauvaise plage. Birdwood est blessé sur le front le 14 mai 1915 et reste en place. Les Dardanelles restèrent pour beaucoup comme une campagne sans résultat positif ni négatif, excepté pendant une brève période lors de la Bataille de Sari en août.

Lorsqu'il a fallu évacuer Gallipoli, Birdwood s'y est montré opposé. Lors des derniers moments de la campagne, à la suite de la démission du commandant en chef Ian Hamilton, Birdwood prit pour une courte période le commandement de la Force expéditionnaire méditerranéenne qui avait en charge le nouveau front à Salonique. Birdwood aurait dû être nommé à ce poste dès le début mais étant donné que le commandant des troupes françaises était plus gradé que lui, c'est Hamilton qui a été nommé à sa place.)

Le 28 octobre 1915, Birdwood est promu lieutenant général. Le 19 novembre 1915, il prend le commandement de l'Armée britannique des Dardanelles, formée alors de l'ANZAC et du VIIIe Corps britannique à Helles et du IXe Corps à Suvla. Pendant que Birdwood était à la tête de l'Armée des Dardanelles, le commandement de l'ANZAC fut donné au Général Alexander Godley.

Au début de l'année 1916, après le remaniement au sein de l'ANZAC, Birdwood prend le commandement du IIe ANZAC, assumant ainsi le commandement de toutes les troupes australiennes, poste que tenait le Général William Bridges, tué à Gallipoli.



Douglas Haig (Édimbourg 1861 – Londres 1928), 1er comte Haig, est un maréchal britannique. Lors de la Première Guerre mondiale, il fut à la tête du Corps expéditionnaire britannique en France de 1915 jusqu'à l'armistice en 1918 , à ce titre il commanda lors de la bataille de la Somme, la bataille la plus meurtrière de l'histoire britannique, la troisième bataille d'Ypres et l'offensive finale des Cent-Jours. Il est un des commandants les plus controversés de ce conflit.
En 1914, il est promu Lieutenant Général et placé à la tête du 1er corps des armées. À la suite du succès des batailles de Mons et d'Ypres, il est promu au rang de général et fait commandant en second des forces britanniques en France, ce qui le replace sous les ordres de Sir John French.

En décembre 1915, Douglas Haig devient Commandant en chef des forces britanniques en France (BEF).

Il dirige plusieurs campagnes britanniques, dont la bataille de la Somme en 1916, lors de laquelle ses troupes perdent 400 000 hommes pour finalement ne gagner que douze kilomètres en cinq mois. Il perd du crédit, en étant un des grands responsables de ce 1er juillet 1916 que les médias appelèrent le "jour le plus sanglant pour l'armée britannique". Mais Douglas Haig garde son sang-froid et ose imposer aux Allemands une véritable guerre d'usure qui permet de rendre plus difficile l'attaque allemande de Verdun. Il dirige également la campagne de Passchendaele (troisième bataille d'Ypres) et Poelkapelle, avec là encore l'image d'un général au commandement « inhumain », envoyant les volontaires britanniques « à la boucherie ».

20 novembre 1917, bataille de "Cambrai", offensive avec utilisation de 476 tanks. Elle entraîne 70 000 morts.C'est un échec.



Field Marshal Horatio Herbert Kitchener, dit Lord Kitchener, né à Ballylongford (comté de Kerry, Irlande) le 24 juin 1850 et mort au large des Orcades le 5 juin 1916, est un maréchal et homme politique britannique.

En août 1914, on le nomme ministre de la Guerre. Son effigie sur les affiches de recrutement, d'après un portrait d'Alexander Bassano, encourage les volontaires à s’enrôler. En peu de temps, l'armée britannique passe de 150 000 soldats de métier à plus de 1,5 million de mobilisés. En trois mois, il obtient 2 millions d'engagements volontaires. Par la loi de conscription de janvier 1916, les effectifs atteignent plus de 3 millions de soldats. La campagne de Gallipoli et son erreur concernant le choix d'obus (il préférait le schrapnel aux obus explosifs) entament un peu son crédit auprès du public, mais il reste très populaire. Le Sinn Féin (allié des Allemands contre les Anglais) prépare une campagne de presse diffamante, assimilant Lord Kitchener à un homosexue ; mais Scotland Yard parvient à empêcher l'opération.

Mais il se brouille avec les hommes politiques comme Lloyd George, ou plutôt les hommes politiques prennent ombrage de son efficacité et de sa popularité. Il est ainsi destitué du poste de ministre de l'Armement et de chef d'État-major. Il veut donner sa démission, mais on lui fait comprendre que le pays a besoin d'unité et que sa démission serait du plus mauvais effet.

Il meurt dans un naufrage le 5 juin 1916. Sa mort choqua les Britanniques, et jusqu'à aujourd'hui elle suscite des polémiques : certains y voyant un assassinat commandité par Lloyd George (sans que cela ne fût jamais prouvé).



Le lieutenant-général Sir Percy Henry Noel Lake (1855-1940) était un officier général commandant la 7e division indienne en Inde en 1911 et chef de l'état-major général de l'Inde à partir de 1912. Au cours de la Première Guerre mondiale, il fut nommé commandant de la Force de la Mésopotamie, engagée contre les Ottomans.












John Denton Pinkstone French (1852-1925), 1er comte d'Ypres, maréchal de l'armée britannique, fut le premier commandant du Corps expéditionnaire britannique lors de la Première Guerre mondiale. French était le candidat tout désigné pour le poste de Commandant en Chef de la Force Expéditionnaire Britannique en août 1914.

Homme de caractère, il argumenta en accord avec le Ministère contre l'avis du Général Kitchener et du Général Sir Douglas Haig, soutenant que la BEF devrait être déployée en Belgique, plutôt qu'à Amiens, où aussi bien Haig que Kitchener croyaient qu'elle serait bien placée pour fournir une vigoureuse contre-attaque une fois que la route de l'avancée allemande serait connue. Kitchener considérait que placer la BEF à Mons reviendrait à abandonner sa position et la plus grande partie de ses équipements presque immédiatement, car l'armée belge serait incapable de tenir contre les Allemands ; compte tenu de la solide confiance que l'on accordait à cette époque aux forteresses, il n'est pas surprenant que French et le Ministère britannique ne fussent pas d'accord avec Kitchener sur ce point.

Après les premières batailles à Mons et au Cateau, où comme Kitchener l'avait prévu, il dut battre en retraite de sa position pour éviter d'être débordé sur le flanc quand les positions belges tombèrent, French devint de plus en plus irrésolu et concerné avant tout par le souci de préserver ses troupes, il proposa même de les retirer vers les ports de la Manche, plutôt que de tenter d'aider les Français. Il amorça un début de retrait qui menaça de rompre la ligne entre les armées française et belge et il fallut une rencontre non souhaitée avec Kitchener le 2 septembre 1914, pour réorganiser ses pensées et diriger une contre offensive à l'occasion de la première bataille de la Marne. French fut particulièrement énervé par le fait que Kitchener arriva en portant son uniforme de Field Marshal, impliquant ainsi qu'il était le supérieur de French et non pas simplement un membre du Ministère, un fait qu'il mentionna dans une lettre à Sir Winston Churchill. Personne ne sait exactement ce qui fut dit pendant cette rencontre, car aucun des deux hommes n'en garda des notes, mais French devint de plus en plus opposé à Kitchener dans les mois qui suivirent.

Durant la première bataille de Mons, French émit une série d'ordres hâtifs enjoignant d'abandonner les positions et le matériel, ordres qui furent ignorés par son subordonné responsable du IIe Corps de la BEF, le général Sir Horace Smith-Dorrien. Smith-Dorrien au contraire, monta une vigoureuse action défensive, relâchant la pression et permettant aux troupes de se réorganiser, de rassembler leurs équipements et fournitures et de mener un confortable combat de retraite. Smith-Dorrien ignora d'autres ordres émanant de French, qu'il considérait comme étant irréalistes. Smith-Dorrien fut relevé de son commandement après avoir plaidé pour un retrait tactique loin des lignes allemandes à Ypres, juste après l'emploi pour la première fois de gaz asphyxiants par les troupes allemandes. Plusieurs jours plus tard, French se rendit à l'avis du général Plumer de réaliser un retrait presque identique à celui que Smith-Dorrien avait recommandé.

French resta au commandement jusqu'à ce que la guerre de tranchée commence et supervisa les combats de Neuve-Chapelle et d'Ypres, qui achevèrent de détruire les derniers restes de la BEF originale. En 1915, il refusa de coopérer avec les Français et après les échecs à Aubers Ridge et Loos, les opérations britanniques furent presque complètement arrêtées. En décembre 1915, il fut remplacé par Sir Douglas Haig.

French retourna en Angleterre pour y être nommé Commandant en Chef des Forces de l'Intérieur et supervisa la répression du soulèvement en Irlande de 1916. En janvier 1916, il fut nommé 1er vicomte French d'Ypres et du Haut Lac du Comté de Roscommon.



Sir Charles Carmichael Monro (1860-1929) 1er baronnet de Bearcrofts, fut un général britannique de la Première Guerre mondiale et gouverneur de Gibraltar de 1920 à 1929.
Il fut nommé en France dès le commencement de la Première Guerre mondiale, prit part à la bataille d'Ypres ce qui le conduisit à commander le 1er corps britannique puis la 3e armée, et ensuite le corps expéditionnaire en Méditerranée. Se trouvant à Gallipoli, il remplaça Ian Hamilton en octobre 1915 et organisa l'évacuation des troupes après la bataille des Dardanelles vers l'expédition de Salonique.

En 1916 il retourna en France comme commandant de la 1re armée britannique, et prit ensuite (toujours en 1916) le commandement de l'armée des Indes, pour y finir sa carrière militaire en 1920.




Sir Archibald James Murray (1860-1945) est connu pour avoir commandé la Force expéditionnaire en Égypte en 1916 et 1917.
Pour essayer d'empêcher une nouvelle attaque turque contre le canal de Suez, Murray réorganisa ses troupes et mena une contre-attaque qui lui permit de s'emparer de la péninsule du Sinaï mais il fut incapable de pénétrer en Palestine. Murray échoua par deux fois dans ses tentatives de s'emparer de Gaza en 1917, et il fut finalement relevé de son commandement et remplacé avec beaucoup plus de succès par Edmund Allenby.

Il était connu et critiqué pour son caractère indécis et n'a pas été particulièrement bien apprécié par ses hommes, en grande partie parce qu'il a mené sa campagne le plus souvent à distance à partir du Caire, plutôt que sur le terrain.

Il a également autorisé Lawrence, un officier britannique qui deviendra célèbre sous le nom de Lawrence d'Arabie à s'associer à la révolte arabe contre les Turcs en Arabie, en lui fournissant un appui monétaire et militaire pour l'attaque sur Aqaba. D'abord sceptique sur les chances de cette révolte, Murray en devint un ardent partisan par la suite en grande partie grâce à la persuasion de Lawrence.



Pratap Singh (1845-1922) était un officier de carrière de l'armée indienne britannique, Maharajah de l'État princier de Idar (Gujarat) et héritier de Ahmednagar plus tard rebaptisé Himmatnagar (1902-1911), quand il abdique en faveur de son fils adoptif.
Alors âgé de 70 ans, Sir Pratap commandent encore ses régiments engagés pendant la Première Guerre mondiale en France et en Flandre (1914-1915) et en Palestine.Il fut promu au grade de lieutenant-général en 1916. 











Le Colonel Sir (Toby) Alfred Rawlinson (1867-1934) était un pionnier automobiliste anglais et un aviateur, soldat et officier du renseignement, et un sportif.
En 1914, il se porte volontaire pour le service actif, est transféré à un poste au sein du IVe Corps de la Force expéditionnaire britannique. Le 9 mai 1915, il a été blessé par un obus lourd allemand lors de la bataille de la crête d'Aubers et retourna en Angleterre. 









 
Le maréchal Sir William Robert Robertson (1860-1933) était un officier de l'armée britannique qui a servi comme chef de l'état-major général impérial au cours de la Première Guerre mondiale. Très engagé dans la stratégie d'un front occidental se concentrant sur l'Allemagne, il était contre ce qu'il considérait comme des opérations périphériques sur d'autres fronts. 











 

Le Général Sir Henry Macleod Leslie Rundle (1856-1934) était un général de l'armée britannique pendant la Première Guerre mondiale, commandant en chef du Commandement de l'Est en 1915, il a pris sa retraite en 1916. 












Sir Horace Lockwood Smith-Dorrien (1858-1930) fut un général britannique, adjoint du maréchal John French à la tête du B.E.F. (British Expedionnary Force) pendant la Première Guerre mondiale. Il participa notamment aux batailles du Cateau ey d'Ypres (1914).

Sa biographie sur Wikipédia.












Jan Christiaan Smuts (1870-1950) était un militaire et un homme d'État d’Afrique du Sud. Général boer, Field Marshal de l’Empire britannique, ministre de la Justice de la colonie du Transvaal, il fut successivement, pour l'Union d'Afrique du Sud, ministre de la Défense, des Mines, de l’Intérieur, des Finances, des affaires indigènes, de la Justice et encore de la Défense avant d'être premier ministre d'abord de 1919 à 1924 puis de 1939 à 1948.
Membre du cabinet impérial de Winston Churchill durant la Seconde Guerre mondiale, il est l’un des fondateurs de la Société des Nations en 1920 et de l’ONU en 1945. Il fut notamment le principal rédacteur du préambule de la Charte des Nations unies.

Quand la Première Guerre mondiale éclata, Smuts proposa immédiatement une assistance militaire au Royaume-Uni à la fureur des nationalistes afrikaners. En juillet 1915, Smuts prit le commandement des troupes d’invasion du Sud-Ouest africain allemand puis de celles de l’Est africain allemand où ses troupes conquièrent Dar es Salam.

En mars 1917, il conduisit la délégation sud-africaine au Royaume-Uni lors de la conférence impériale sur la guerre et entra dans le cabinet de guerre de David Lloyd George, le premier ministre britannique. C’est à cette époque qu’il contribue grandement à la création de la Royal Air Force (RAF) en 1918.



Charles Vere Ferrers Townshend (1861-1924) fut un général britannique puis un parlementaire. Il a servi dans l'Armée britannique lors de la Première Guerre mondiale.
 
Avec la déclaration de guerre il prit le commandement de la 6e division indienne, qui bien que l'une des meilleures de l'armée indienne était sous-équipée en regard des critères du front européen, il était affecté en Irak début 1915. Le général John Nixon lui avait affecté la prise de Bagdad en remontant le Tigre, capture d'Amarah le 3 juin 1915 et de Kut-el-Amar le 28 septembre 1915, il voulait stopper là son offensive mais reçut l'ordre de continuer son avance.

Il atteignit Ctésiphon le 20 novembre 1915 et fut confronté là au maréchal allemand Colmar von der Goltz. La bataille commença le 22 et sa division ayant perdu le tiers de ses forces dut reculer jusqu'à Kut qu'ils atteignirent le 3 décembre, les Turcs arrivant eux le.

Le siège de Kut fut l'une des plus difficiles affaires pour l'armée britannique, une force de secours venait du sud pour alimenter et secourir la 6e mais elle se heurta aux défenses turques, l'avancée russe en Perse était aussi vers la ville. La place tomba le 22 avril 1916.



 

Le Général Sir Francis Reginald Wingate (1861-1953) était un administrateur général et britannique en Egypte et au Soudan.

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James Wolfe-Murray (1853-1919) est un officier de l'armée britannique qui a servi lors de la quatrième guerre anglo-ashanti, la Seconde Guerre des Boers et la Première Guerre mondiale. Il est nommé chef d'état-major général impérial trois mois après le début de la Première Guerre mondiale. Considéré comme inefficace, il est remplacé en septembre 1915 après l'échec de la campagne des Dardanelles.