mercredi 19 novembre 2014

Agapè


L'Ami, le mien sentiment se nomme Philia 
Qui me porte à t'aimer sans condition aucune ; 
Car il ne veut craindre ni le sort d'Ophélia,
Ni des amours vains et hâtifs les infortunes. 

Je le veux porter vers les cimes de l'agapè, 
Le vêtir de soleil et l'armer de confiance. 
Pur et lumineux, rien ne le pourra frapper
Car je l'aurai forgé d'honneur et de vaillance. 

L'Ami, la pesanteur du monde m'est lourde parfois. 
M'aideras-tu à cultiver en mon humble jardin 
Cette gemme si belle dont nos âmes liées sont l'écrin ? 

Veilleras-tu sur celle qui, hier, te donna sa foi, 
Et qui demeure ta camarade, ta complice même ? 
Vienne le temps de récolter ce que tant je sème !