lundi 10 novembre 2014

Blasonnement d'une amitié


Vois ce rai de lumière dans la froide pénombre
Comme un sourire radieux au milieu du chemin ; 
C'est un regard profond que ne voile nulle ombre ; 
C'est une chaude poignée de mains au triste matin. 

Où souffle le vent vont les nuages et l'espoir ; 
Où tombe la pluie coulent les eaux et la sève nouvelle. 
Ma sœur, nous boirons l'amitié dans un ciboire 
Fondu dans le creuset de nos deux âmes rebelles.

Nous la frapperons d'or plain étoilé d'azur ; 
Elle n'aura ni partition ni aucune brisure. 
Elle sera notre bouclier et notre emblème. 

Loin des amours mercenaires, des étreintes vénales, 
Loin des plaisirs grossiers des existences banales, 
Nous la vêtirons de tendresse cousue du même.

2 commentaires:

  1. Jolie célébration d'un sentiment très noble !

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  2. Merci l'ami poète ! Et merci aussi de m'avoir inspiré le goût de me replonger dans la poésie (que je n'ai jamais vraiment délaissée). Mais je vois que Marie-Louise et même Pierrette sont atteintes du même "virus"... Il souffle sur ce blog un vent de poésie. J'aime cela !

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