dimanche 30 novembre 2014

L'Espérance : " l'ancre de l'âme "



De sinople à l'ancre marine d'or.

Pierre Puvis de Chavanne (1824 - 1898) : L'Espérance, 1871, musée d'Orsay 

La jeune femme présente ici est un symbole de l'espérance, une allégorie. Elle se trouve assise sur un amas de pierres évoquant la destruction, à l'image du paysage désolé qui se trouve derrière elle. On pourrait croire qu'il ne s'agit là que d'un portrait montrant la nudité de la terre après la guerre, mais il apparaît au contraire dans cette œuvre des éléments d'un certain renouveau: le brin d'olivier que tient la jeune fille symbolise la paix retrouvée tandis que la clarté que l'on devine derrière les collines évoque l'aube d'un jour nouveau. Les fleurs qui poussent au travers des cailloux témoignent également de cette renaissance. L'absence de tout détail historique donne à la peinture valeur de symbole universel.

Pierre Puvis de Chavanne (1824 - 1898) : L'Espérance (Peinture sur toile de 1872)
Source de l'image : Le symbolisme - édité par Skira (1982)



Pierre Puvis de Chavannes, fortement marqué par la guerre franco-prusienne, réalise plusieurs œuvres relatives à ces événements. Il expose notamment au Salon de 1872 une Espérance conservée aujourd'hui à la Walters Art Gallery de Baltimore. Le musée d'Orsay en possède une version réduite, réalisée également entre 1871 et 1872.









                                                                                                       
                    Bartoloméo Schedone (1578 Modène - 1615 Modène), L'Espérance

 
L'Espérance, détail de la boiserie du chœur de l'église de Fresse -Haute Vallée de l'Ognon (Franche-Comté)

 
Statue de Jacques du Brœucq représentant l'Espérance
 
 
Bacchus (?) représentant l'Espérance, rue du Faubourg Poissonnière, Paris