vendredi 26 décembre 2014

Ornithologie approximative

 
Oiseaux de sable sont corbeaux ;
D’argent, ce sont pluvians d’Asie.
D’hermine, aigle de Malaisie,
De sinople, un piaf pas très beau.

D’azur, mouette de poésie ;
De gueules, comme un vif flambeau,
L’hirondelle auprès d’un tombeau :
D’or, saffre de Papouasie.

Oiseaux sont pour faire semblant,
Surgis tout droit d’un papier blanc
Où sans contrôle une plume erre ;

Oiseaux pour chasser le cafard,
Pour oublier le temps blafard,
Et pour nourrir l’imaginaire.

2 commentaires:

  1. J’ai vu sur les graviers danser un pélican
    Et en face de lui, trois casoars farouches ;
    Ils étaient entourés de quarante oiseaux-mouches
    Sous le regard ému des canards claudicants.

    J’ai vu de beaux oiseaux d’espèces ignorées
    Et d’autres familiers, des cygnes, des poussins,
    Des autruches faisant onduler leur bassin
    Et l’oiseau de Krishna dont les plumes dorées

    Lançaient dans le soleil des reflets éclatants ;
    La colombe de Dieu, le corbeau de Satan
    Et, fidèle à Prévert, le farceur oiseau-lyre.

    Mais voulez-vous savoir quel est le plus divin ?
    C’est celui que pour Maître ils ont choisi d’élire,
    C’est l’oiseau-charpentier qui de l’eau fait du vin.

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    1. Merci pour ce complément, un sonnet qui a pour titre "Le bal des oiseaux".

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