lundi 22 décembre 2014

Pour voyager dans l'inframonde


La carte de ces lieux sur une grande estampe,
La formule à tunnel, pour traverser les murs,
L’éventail d’Osiris pour rendre l’air plus pur ;
Petit fanal en poupe, en proue la grande lampe.

Ne va pas près du mur où je ne sais quoi rampe ;
Réponds par le silence aux grondements obscurs ;
Invoque, s’il le faut, la licorne d’azur :
Car plus d’un démon fuit les monstres de sa trempe.

N’éprouve nulle peur si l’ombre devient rose,
Car c’est juste un reflet de la beauté des choses
Qu’offre le souterrain aux étranges couleurs.

Profite du navire, élégante princesse,
La fine nef d’argent va tenir ses promesses :
C’est à toi de savoir où veut aller ton cœur.


Illustration d'en-tête : Sidney Harold Meteyard (1868 -1947) I'm Half Sick of Shadows (1913) 

4 commentaires:

  1. Voir sur ce même site "L'abeille en héraldique"

    http://heraldie.blogspot.fr/2012/12/labeille-en-heraldique.html

    Paris Empire
    (Ile-de-France)

    de gueules au vaisseau antique,
    la proue chargée d'une figure d'Isis assise, d'argent, soutenu d'une mer de même,
    adextré en chef d'une étoile aussi d'argent ; au chef cousu des bonnes villes de l'Empire
    [de gueules à trois abeilles d'or].

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est un blason remarquable. Merci pour le rappel.

      Supprimer
  2. Il y a beaucoup de douceur dans ce poème. Merci pour cette belle composition.

    RépondreSupprimer
  3. J'aime bien l'inframonde (que j'appelle l'infernale machine) on y trouve des vérités qui dérangent ou qui démangent ...selon !

    Celle, Celui, Ceux, -

    Celui qui n'en peut plus d'écrire à contre jour
    L'al dente vérité au fond des oubliettes
    Celle qui prostitue sa joie au troubadour
    Qui rentre tous les soirs beurrée de la Villette

    Et ceux que ça dérange !

    Celle qui est charmée d'illusions de secours
    D'1 chercheur, d'1 génie, aux formules paillettes
    Celui dont la question rime avec toujours
    Et qui cache 1 muse oubliée sous sa couette

    Et ceux que ça démange !

    Celui disant de Freud qu'il avait occulté
    Le moutard virtuel né d'1 sarcasme athé
    Celle qui s'est créée 1 monde sans apôtre

    Et pour ce que ça change !

    Celle qui lance 1 t'm : 'voici 1 monde bleu'
    Monte et suit la lune pareille à tes yeux bleus
    Celui qu'elle préfère et tant pis pour les autres -

    Et ceux qui trouvent ça étrange !

    RépondreSupprimer