samedi 3 janvier 2015

À l’Amie

 

L'Amie, tes yeux qui sont de sinople adouci 
S'ouvrent sur un large océan de sérénité ; 
Sur ses ondes tranquilles s'émousse mon souci
Que les flux emportent en pays de vacuité. 

L'odeur de ton sourire embaume le silence 
Où se posent en douceur les mots murmurés ; 
Et dans ton regard j'entrevois la rutilance 
Des soirs de fête et des matins transfigurés. 

J'aime tant retrouver à la fin du jour stérile 
Ce lieu de paix au cœur de la cité fébrile ; 
J'y trouve une âme, une sœur ; c'est là qu'est ma demeure. 

Peu à peu les déchirures du temps se referment 
Car de cette odyssée qui s'achève, tu es le terme. 
Plaise au ciel qu'en nous jamais l'amitié ne meure !

Toile de William Savage Cooper (1880-1926), Iris