dimanche 4 janvier 2015

Les Nymphes du Parc Saint-Léger


En 2013 eut lieu une intéressante exposition à l’Espace Accueil du Conseil Général de la Nièvre invitant à la découverte des œuvres du nivernais d’adoption Marc Verat. Au travers de cette exposition, l'artiste a revisité l’histoire et la poésie de la fin du XIXème et début du XXè siècle. A partir d’une visite guidée du Parc Saint-Léger de Pougues les Eaux, de son "Pavillon des Sources" et de ses "Donneuses d’eau" ; à partir des "Nymphes" chères aux peintres académiques, il cherche au travers d’images recomposées à réhabiliter ces derniers ainsi qu’une certaine idée de la peinture ! ... La caractéristique de l’art académique réside à la fois dans le fini des éléments peints très figuratifs et dans leur précision, cette conception se trouve à l’opposé de la théorie moderne où tout tend à s’abstraire et à se suggérer avec une finition souvent très secondaire... (Marc Verat) 


Les nymphes sont avant tout de divinités secondaires très fréquemment dévêtues, elles se plaisent à vivre libres, en pleine nature, dans les forêts, les parcs, les montagnes...

La mythologie leur attribue comme vaste tâche de surveiller ladite nature. Ces jolies jeunes femmes, facétieuses et désirables, n’hésitent pas à s’unir aux dieux et, pourquoi pas à l’occasion aux simples mortels, afin de donner le jour à quelques héros et demi-dieu.

- Les Naïades sont les filles d’Océan, elles veillent en particulier sur les sources, les ruisseaux et les fleuves.
- Les Néréides, les cinquante filles mi-femme mi-poisson de Nérée et de Doris, personnifient les vagues et les Océanides, filles aussi d’Océan et de Téthys, fréquentent surtout les fonds marins.
- Les Hyades, quant à elles, sont les nymphes de la pluie et la tradition en compte sept, dont la plus présente Ambrosia.
- Les Oréades hantent les montagnes et accompagnent Artémis dans ses chasses. L’une d’elles, Écho, peinte par le Maître de l’académisme Cabanel, souffre de la vengeance tenace d’Héra.
- Les Dryades et autres hamadryades peuplent surtout les chênes, naissent et meurent avec eux. Eurydice, l’épouse d’Orphée, appartiendrait à leur groupe.
- Les Danaïdes, cyniques et violentes, n’hésiteront pas à tuer leurs maris le jour même des noces. Pour expier, elles seront d’ailleurs condamnées à remplir d’eau des tonneaux percés. 





















 



























Marc VERAT – Photographies du Parc Saint-Léger et ses composants – 2011-2012 Pentax 8 mégapixels. Avec, par ordre alphabétique, la collaboration des peintres académiques « Fin de siècle » :

Sir Lawrence Alma-Tadema, 1836-1912
Robert Auer, 1873-1952
Jules-Frédéric Ballavoine, 1855-1901
Edouard Bisson 1856-1939
William Bouguereau, 1825-1905
Vlaho Bukovac, 1855-1922
Philip Hermogenes Calderon,1833-1898
Alexandre Cabanel 1823-1889
Charles Chaplin, 1825-1891
Léon-François Comerre, 1850-1916
Mateo Corcos, 1859-1933
Pierre Auguste Cot, 1837-1883
Walter Crane, 1845-1915
Frank-Cadogan Cowper, 1877-1958
Jean Dagnan-Bouveret, 1852-1929
Raimundo de-Madrazo,
Herbert James Draper, 1863-1920
Franz Dvorak, 1862-1927
Luis Ricardo Falero, 1851-1896
Jean-Léon Gérôme, 1824-1904
John William Godward, 1861-1922
Edmond Grandjean, 1844-1908
George Hare, 1857-1933
Louis Welden Hawkins, 1849-1910
Arthur Hill,
Eugène Ansen Hofmann, 1862-1955
Gustave Jacquet, 1846-1909
Conrad Kiesel, 1848-1921
Jules Joseph Lefebvre, 1836-1911
Lord Frederick Leighton, 1830-1896
Madeleine Jeanne Lemaire, née Coll, 1845-1928
Charles Amable Lenoir, 1861-1926
Hugue Merle, 1823-1881
paul-francois Quinsac, 1858-1932
François Martin-Kavel, 1861-1931
Alice Kaub-Casalonga, 1875
Alfons Maria Mucha, 1860-1939
Max Nonnenbruch, 1857-1922
Léon Bazille Perrault, 1832-1908
Edvard Perseus, 1841-1890
Charles Edward Perugini, 1839-1918
Dante Gabriel Rossetti, 1828-1882
Georges Roussin, 1854-1941
Ferdinand Schauss, 1832-1916
Herbert Schmalz, 1856-1935
Leopold schmutzler, 1864-1941
Josef Sedlacek,
Guillaume Seignac, 1870-1924
Byam Shaw, 1872-1919
Nathaniel Sichel, 1843-1907
Alfred Siefert, 1850-1901
Elisabeth Sonrel, 1874-1953
Annie Swynnerton, 1844-1933
Émile Vernon 1872-1919
William Clarke Wontner 1857-1930
Fritz Zuber-Buhler, 1822-1896

2 commentaires:

  1. C'est sublime,
    C'est étrange mon ange,
    J'ai relu 2 sonnetins dans l'après-midi
    Voulant retoucher (cette poésie) et puis j'ai abandonné
    ''La nostalgie petit n'est plus ce qu'elle était '' (Simone Signoret)
    Voici Dame Marie-L, mes mots assortie à vos magnifiques photos -


    La Dame du lac

    Près des eaux endormies la muse, assise, lit
    Les Judas d'orviétan, triant leurs artifices
    D'esquives automnales pourpres de maléfices
    Près du lac de glace, l'amusement se lie

    Distraite elle s'évade, d'un coulis d'arc en ciel
    Effaçant la mort sure de ces monstres hagards
    Qui combattent les vers, ensemençant de fiel
    Ces niaiseries d'esprit nées d'1 jeu de hasard

    Près de l'occulte source, cette feuille étourdie
    Cadavre au vent s'envole, emportée, alourdie
    Happée par le destin du malin invisible

    La muse avec douceur, effleure son ami
    Qui s'ennuie de ces arts et feint d'être endormi
    Allons marcher dit-elle, nul n'est imputrescible-

    _____________________________________

    La Dame du lac (suite)

    Dis moi pourquoi Muse, tes yeux noyés dans l'onde ?
    Ton cœur un gouffre d'ombre, ton corps soupire à vide
    Des pensées des piquants, ton humeur vagabonde-
    Dis moi Muse pourquoi ce silence impavide ?

    - Avant d'avoir senti le ressac du désir
    Pour avoir regardé dans le puits du savoir
    Ceux que j'ai approché sans pour autant saisir
    Le néant de l'amer et les thèses à échoir

    Je n'ai pas refusé la pluie sur mes lèvres
    L'horloge sans tic tac, l'abîme qui enivre
    La vie déferlante dans la nuit du matin

    Le silence est ici sans tactique du temps
    Car sourire à la vie est mortel châtiment
    Déjà au lendemain de l'éveil d'un chagrin-

    ________________________________

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    1. C'est vraiment beau ! Là, Curare, vous me gâtez, si je puis me permettre. Ces riches compositions accompagnent si bien les images ! Au final, cela nous fait un billet somptueux. Merci.

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