samedi 24 janvier 2015

Sagesse d'un gallinacé


Un coq d’argent veillait pour défendre sa terre.
Nul aigle ni vautour ne descendit des cieux,
Mais des lions étaient là, ce qui ne vaut pas mieux ;
Aussi, notre héros fut sur le pied de guerre.

Le lion d’azur a dit : Reposez-vous, compère,
Nul intrus n’osera se montrer sous mes yeux.
Le coq a répondu : Je défendrai ce lieu,
Même s’il venait Zeus armé de son tonnerre.

De gueules dit le lion : N’avons-nous pas raison,
Nous, rois des animaux, de taxer ta maison ?
Nous n’avons pas signé d’édit qui t’en délivre.

La conclusion du coq : Si je parle avec vous,
C’est que, précédemment, j’ai bu de nombreux coups ;
Je ne vois de tels lions que quand je suis bien ivre.

5 commentaires:

  1. D'après Charles de Vion Dalibray :

    « Car, après avoir bu treize ou quatorze coups,
    Des esprits tournoyant dans notre cervelle ivre
    Font que tout semble aussi tourner autour de nous. »

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  2. Pierrette, cette fois-ci il n'y a pas d'enquerre, nonobstant la crête et les barbillons de gueules, ce qui est tolérable.

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  3. Je me demande si l'on peut tolérer une crête et des barbes de gueules sur les coqs d'or ou d'argent. Normalement, ce n'est pas possible. Dans un cas comme le blason ci-dessus, il vaut mieux opter pour un coq au naturel, ainsi il devient possible de le colorer un peu. C'est quasiment le cas ici, voici donc le blasonnement.
    "Ecartelé d'or et de sinople, le premier au lion d'azur contourné, rampant, le deuxième et le troisième aux coqs affrontés, hardis, au naturel, le quatrième au lion de gueules, passant."

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  4. ,Arg! non, je rectifie:
    "Ecartelé d'or et de sinople, le premier au lion d'azur contourné, rampant, le deuxième et le quatrième aux coqs affrontés, hardis, au naturel, le troisième au lion de gueules, passant."

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