jeudi 1 janvier 2015

Tous ces chemins


Il y a tant de chemins qui tracent ou qui serpentent :
le forestier, qui grimpe ou qui descend, sinueux ou tortueux, rocailleux ou ensablé ;
le campagnard, nu ou bordé d'arbres, caillouté et cahoteux, carrossable ou impraticable, détrempé ou amolli, ouvert ou creux ; le chemin de randonnée, battu et balisé, parcouru et fréquenté...
Tous ces chemins...
Ceux qui se rencontrent et se coupent ; ceux qui divergent ou convergent ; tous ceux, aussi, qui mènent à Rome ;
Il y a le chemin que l'on demande et celui que l'on indique ; celui où l'on s'engage et celui d'où l'on revient ;
Il y a le chemin que l'on a et celui que l'on cherche ; celui où l'on va et celui que l'on bat ; celui que l'on emprunte et celui que l'on déserte ; celui que l'on poursuit et celui que l'on dévie...

Tant de chemins...
On les longe, les parcourt, les prolonge, les rebrousse, les reprend, s'y attarde, y traîne, s'y arrête...

Cette année encore, j'éviterai de prendre le chemin de la vie creuse, qui s'annonce toujours comme une belle promenade mais où l'on finit sûrement par périr d'ennui. Sans doute la pire des morts... La mort sur pied. J'éviterai aussi ceux qui se terminent en fil de rasoir ou qui se diluent dans les marécages de la vie. Mais je resterai surtout à l'écart des chemins autoroutiers qui hâtent le voyage, où l'on se pousse, se renverse et s'encombre. Car si tous y vont, plus personne n'y est !

Marcheur, que ton chemin soit parallèle ou de traverse, droit ou ondulé, peu importe, pourvu qu'il te mène à la croisée de celui qui monte. Si tu le prends et que parfois tu chancelles et perds l'équilibre, ça ne fait rien, l'essentiel est de tomber vers le haut.

1 commentaire:

  1. Du seul mot 'ennui'
    Je retiens de l'essentiel
    L'essence de l'homme__

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