jeudi 18 juin 2015

Historique du costume féminin


Six chromolithographies anciennes illustrant l'évolution du costume féminin, depuis le 1er siècle de notre ère jusqu'à l'époque de Louis-Philippe, en passant par le Moyen-Âge, la Renaissance et la période dite Classique...

Sous l'empereur Titus, 80 après J.C

Le costume féminin de l'ancienne Rome dérive de celui de la Grèce et de l'Étrurie et atteignit sa plus grande somptuosité sous l'Empire. Les principaux vêtements étaient la tunica interior (chemise), la stola (habillement de dessus) et la palla (manteau). En outre, il y avait encore un grand nombre d'effets d'habillement plus o u moins ornementaux. On importait de l'Orient des tissus de laine et des soieries des plus belles nuances et des plus riches dessins ; les cheveux blonds des Germains servaient à faire les coiffures les plus en vogue ; des voiles en tissus très légers, des mouchoirs de tête bordés d'or, des brodequins et des sandales garnis de perles, du fard et de la poudre parfumée étaient des articles de toilette indispensables à une Romaine de condition.

Fin du XIIIe siècle

Avec la civilisation des Romains, les peuples germaniques adoptèrent aussi leur costume, dont la beauté ne restait toutefois pas toujours en rapport avec la somptuosité déployée. À l'époque féodale, les femmes se contentaient d'un costume simple et harmonieux dans les formes et les couleurs, sachant bien que rien ne relève mieux le charme naturel que la simplicité et le bon goût. L'habillement se composait de vêtements de dessous et de dessus, la taille était souvent entourée d'une ceinture à longs bouts, à laquelle était suspendue une pochette en drap d'or, en cuir ou en soie. La coiffure était très variée ; les jeunes filles se contentaient de porter dans les cheveux, tombant en longues boucles, des rubans, des fleurs et une espèce de cercle en or, tandis que les femmes plus âgées portaient un mouchoir de tête ou un bonnet garni de fourrure

XVIe siècle

Au 16e siècle, la mode espagnole, contrastant singulièrement avec les formes plus dégagées de l'époque précédente, règne souverainement. Le costume répondait à l'étiquette sèvère de la cour espagnole qui fut imitée par les autres cours d'Europe. Pour le costume féminin, la taille longue se terminant en pointe vers le bas est caractéristique ; en général, les habits sont rendus aussi raides que possible au moyen de baleines, de plis artificiels et de rembourrage. Les bijoux se portent à profusion. Un nouvel effet de toilette, la mantille, fait son apparition : elle consiste en une longue écharpe portée sur la tête et retombant assez bas. Des gants de soie ou de cuir étaient aussi en usage, bien que la plupart du temps on les portait en main.

Milieu du XVIIe siècle

Le terrible époque de la Guerre de Trente Ans (1618-1648) provoqua un changement radical dans le costume. L'esprit guerrier qui fit cesser l'affectation dans le costume masculin, ne resta pas sans influence sur celui des femmes. La raideur de la mode espagnole fit place à une plus grande aise dans l'habillement. Ce retour vers la nature se manifesta surtout en Hollande, pays dont les habitants, quoique parvenus à une prospérité considérable, avaient cependant su garder une certaine simplicité des mœurs. Les jupes à ressort, les tailles lacées, les garnitures exagérées tombent ; la jupe simple est combinée avec uen veste courte ; la jaquette courte porte des manches très amples se terminant par des parements. Les cols relevés à l'espagnole cèdent la place à ceux en dentelle de Bruxelles, de Venise, de Gênes, s'adaptant aux formes du buste.
Milieu du XVIIIe siècle

Le costume simple et pour ainsi dire puritain n'aurait pu suffire en France où le luxe déployé à la cour royale s'étendait tout naturellement aussi au costume féminin. Tandis qu'au début, du temps de Louis XIV, il régnait encore une certaine modération, le goût se dénaturait de plus en plus sous ses successeurs ; les jupes prirent une ampleur de plus en plus grande (jusqu'à deux mètres de diamètre), les cheveux poudrés furent dressés de la façon la plus fantastique et ornés de fleurs, de plumes et de perles.

Sous la Restauration
 

Sous l'influence anglaise, la silhouette féminine se simplifie : Le jour, on élimine les accessoires trop voyants pour ne conserver que l'essentiel, donnant à l'ensemble un aspect austère. Le buste étroit et busqué, une robe unie de couleur sombre, engoncée dans un châle-pèlerine, cachant son teint blafard sous une vaste capote, la femme à la mode s'efface désormais en société sous l'emprise du cant. On porte indifféremment des bandeaux plats ou des "anglaises", tire-bouchons de cheveux tombant sur les épaules. Le soir, on arbore le grand décolleté, volants et rubans de dentelles à la jupe gonflée de crin, fleurs et bijoux à profusion.

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