samedi 13 juin 2015

Le siècle de Périclès


Sous Périclès, les beaux-arts atteignent leur apogée ; l'art plastique en particulier brille d'un éclat sans précédent en la personne du célèbre Phidias. L'activité de ce sculpteur s'étend surtout à la décoration du Parthénon dont la construction tout en marbre, décrétée par Périclès, avant été exécutée par les architectes Ictinos et Callicrate. Les reliefs des métopes, les sculptures des frontons et surtout la statue haute de 15 mètres d'Athéna (Minerve) ont immortalisé le nom de Phidias. La gravure représente l'artiste dans son atelier, devant la maquette de son œuvre grandiose qui fut sculptée en or et en ivoire et érigée sur l'Acropole, où les navigateurs la voyaient de loin rutiler aux rayons du soleil.

Banquet de Périclès et d'Aspasie
 

Les Grecs étaient excessivement sociables ; ils aimaient festoyer en commun et mener joyeuse vie. Les femmes n'étaient pas admises aux symposies, réunions bachiques passées à l'état d'institution ; mais leur présence n'en était que plus fêtées aux banquets, auxquels elles apportaient le charme de leur conversation et la grâce de leur sourire. Des esclaves servaient les convives allongés sur des sièges bas chargés de moelleuses couvertures, les uns en leur apportant des petites tables garnies de mets, les autres en versant dans leur coupe des vins généreux. La gravure montre Périclès casqué d'or, au milieu de ses compagnons de table, tandis que son amie Aspasie, célèbre par son esprit et sa beauté, chante quelque poème en s'accompagnant des sons de la lyre. 

Choeur dithyrambique

L'art poétique grec et particulièrement la poésie dramatique étaient très florissante. Sophocle est le plus grand de tous les dramaturges de l'antique Hellade ; partout où existait une scène, ses œuvres étaient représentées. Une particularité curieuse du drame antique consistait dans le « chœur », composé d'un certain nombre de chanteurs ou de chanteuses qui intervenaient en groupe dans l'action du drame et remplissaient la durée des entractes par l'exécution de danses et de chants. La gravure représente une gracieuse danse aux voiles exécutée par des jeunes femmes, aux sons combinés de la lyre, de la flûte et du triangle.

Cimon est frappé d'ostracisme

Périclès contribua beaucoup à transformer la constitution d'Athènes en une pure démocratie, et, par sa grande influence personnelle, il sut maintenir l'unité de direction et préserver la république des dangers résultant de la lutte des partis. Au surplus, les Athéniens avaient une institution particulière pour écarter les éléments importuns qui auraient pu entraver le fonctionnement régulier du gouvernement : c'était le tribunal d'ostracisme, dans lequel des coquilles ou des tessons de terre cuite tenaient lieu de bulletins de vote. Quiconque avait 6000 voix contre lui était passible du bannissement sans autre forme de procès. Ce tribunal frappait malheureusement aussi de temps à autre des citoyens intègres mais incompris ; témoins, le valeureux Cimon, Aristide le Juste.

Cortège pendant les Panathénées

Les Palathénées, établies en l'honneur de Pallas Athéna, déesse protectrice de la ville, étaient une grande fête à laquelle toute la population d'Athènes prenait part, aussi bien les hommes libres que les esclaves. Les taureaux destinés au sacrifice étaient menés en cortège solennel à travers les rues de la ville. En avant marchaient les joueurs de flûte, suivis des victimes couronnées de fleurs ; venaient ensuite des vierges en parure de fête et finalement la théorie des citoyens. Tous les participants portaient des couronnes de fleurs sur la tête ou des rameaux d'olivier dans les mains. Un précieux peplum pour revêtir la statue de la déesse formait la principale offrande. Par la route jonchée de fleurs, le cortège arrivait ainsi au temple où les prêtres étaient déjà assemblés en vue du sacrifice.  

Course aux flambeaux après la victoire de Salamine

Les jeux populaires et les cortèges jouissaient naturellement d'une grande vogue auprès d'un peuple à la vie publique aussi développée qu'elle l'était chez les Grecs. Les jeux étaient organisés tantôt pour eux-mêmes, tantôt pour rehausser une festivité. La course aux flambeaux, espèce de cavalcade se déroulant en méandres variés à la lueur des torches, était très en honneur. La gravure représente une de ces courses, telle que, par exemple, elle fut organisée pour célébrer la victoire de Salamine sur la flotte de Xerxès, roi des Perses.

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