mardi 16 juin 2015

Voyage en Méditerranée à la Belle Époque

La peinture orientaliste, durant la Belle Époque, inspire les voyages en Orient. Cette série de chromolithographies anciennes visite six destinations alors particulièrement prisées : Palerme en Sicile, Constantinople en Turquie, Jérusalem en Palestine, Le Caire en Égypte, Alger et Tunis.

Sicile – Palerme et le Mont Pellegrino


Palerme, port de mer fréquenté, sur la côte septentrionale de la Sicile, est l'une des plus grandes et des plus belles villes d'Italie. Riche en monuments du Moyen-Âge et de la Renaissance, elle est dominée par le Mont Pellegrino, d'où l'on jouit d'une vue admirable sur la Sicile et la Méditerranée. Sur cette montagne se trouve l'église de Sainte-Rosalie, taillée dans le roc et qui attire un grand nombre de visiteurs, ainsi que le palais royal et son grand parc.


Constantinople – Devant la mosquée


L'ancienne église de Sainte-Sophie, bâtie en 532 par Justinien, est la mosquée la plus remarquable de Stamboul (ancienne appellation d’Istanbul). L'intérieur est richement ornée de colonnes en marbres précieux, en porphyrs et en granit. Ses coupoles dorées offrent un aspect féerique inoubliable, surtout à l'époque des fêtes religieuses où elles sont éclairées par des milliers de lampes. 



Jérusalem – La maison de Pilate

Ceux qui ont visité Jérusalem connaissent tous cette partie de la ville de Jérusalem que l'on appelle Haram-esch-Shérif ou « l'auguste sanctuaire ». C'est un des quartiers les plus remarquables de la ville sainte, dont les hauteurs, protégées par des murs et des tours, furent, dans le cours des siècles, le théâtre d'événements historiques de la plus haute importance, et évoquent, comme du reste chaque pouce du sol de Jérusalem, tant de souvenirs impérissables. Du côté du nord de Haram s'élève la maison supposée de Pilate.


Égypte – Une rue du Caire

Le Caire, capitale de l'Égypte et alors centre centre de la civilisation arabe, situé sur la rive droite du Nil, perdit peut à peu son caractère original sous l'influence des étrangers qui y séjournaient. Comme du reste partout en Orient, la vie se passe pour ainsi dire dans la rue. À cause de la proximité du désert de l'Arabie, qui à l'est s'étend tout près de ses murs, la ville du Caire jouit d'un climat très doux, convenant particulièrement aux valétudinaires.


Algérie – Cimetière arabe près de Blidah

Les voyageurs qui débarquaient en Algérie ne manquaient pas d'aller voir un cimetière arabe. La vignette en représente un situé sur le versant d'une montagne. Les oratoires de formes et de couleurs variés ornaient les tombes des musulmans aisés, tandis que celles des pauvres n'étaient couvertes que d'une simple pierre ou même d'une planche. Dans les cimetières, on rencontrait parfois des femmes mahométanes sans voile, tandis qu'ailleurs elles ne se montraient jamais en public sans avoir la face voilée.


Tunis – Un café arabe

Tunis est l'une des villes intéressantes que l'on visitait au cours d'un voyage en Méditerranée. Aucun voyageur ne négligeait d'entrer dans un café arabe. Les indigènes y étaient assis pendant des heures dans une attitude immobile et silencieuse bien connue, humant la fumée aromatique d'un narghileh et vidant maintes tasses de moka, tout en se laissant aller à leurs rêveries ou en jouant aux échecs, jeu très prisé auquel se livraient toutes les générations.

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