dimanche 31 mai 2015

Songerie



Un dimanche presque ordinaire...Tout comme le mien ;
Ma mie, nul jour n'est ordinaire, plutôt soi-même,
En son état moral, quand plus rien ne retient
L'attention ; l'esprit vagabonde, rien ne le mène,

Aucune envie ne le tenaille ; un désir vague
Semble encore flotter autour de soi ; même le corps,
Un peu désœuvré, n'est plus qu'une forme qui divague
D'inconsistance ; ni lourd, ni léger, presque mort.

Tout s'estompe, se fait lointain ; si peu de choses comptent ;
La vie entière défile, semble n'être qu'un conte
Dans lequel on ne se reconnaît pas vraiment ;

Est-ce moi, cette personne qui a vécu toutes ces choses ?
Pourquoi cet air béat ou cette figure morose ?
Et cet instant lui-même, qui s'éteint lentement...

ML, Les nuits de Chelsea

Un dimanche presque ordinaire


Aujourd'hui, je n'ai pas le cœur à te rentrer
Dans la couenne ; peut-être n'en vaux-tu pas la peine ;
J'ai plutôt un grand besoin de me recentrer,
De reposer mon corps, d'avoir des pensées saines ;

Si tu le veux, tu peux aller surfer ailleurs ;
Tu n'en fais qu'à ta tête et moi-même je m'en fiche ;
Trouve-toi une série à mater, c'est je crois l'heure,
Ou alors fais un peu le ménage dans ta niche.

Tu l'as déjà fait ? Alors prépare les légumes
Pour la semaine et arrête de rêver. Assume
Tes choix car tu en as encore pour quelques temps.

Mais ne t'attends surtout pas à monts et merveilles ;
Où que tu ailles, ta destinée demeure pareille.
Le train est passé, il y a de ça fort longtemps.

Le spectre à trois faces
Dans ses pantoufles

Caducée


Je suis le Caducée, de la dualité
Le symbole ; mais j'assure aussi l'équilibre
Des forces opposées par la verticalité ;
Je suis la force qui s'élève, celle qui délivre.

Vrillant autour de l'axe, deux serpents se font face
Pour former le cercle de la libération ;
Et, par les ailes, le rayonnement dans l'espace ;
Telle est la voie intérieure de l'initiation.

Le bâton symbolise la colonne vertébrale
Qui est de la juste posture le principe axial ;
De même, il représente le principe masculin

Que contourne et enveloppe, en double spirale,
Le serpent polarisé, symbole du principe
Féminin. Je suis de bien des choses l'archétype.

Bouviers et minotaures

Composition de l'auteur

Les sages bouviers d’or ont les deux pieds sur terre,
Avec cet univers leur âme est en accord ;
Ils sont heureux de vivre, ils sont simples et forts,
Sur le champ de sinople, ils sont à leur affaire.

Minotaures volants, vous avez tout pour plaire,
Votre plumage rouge et votre puissant corps
Font de vous les phénix de ces plaines du Nord ;
Oiseaux les plus charmants et les plus populaires.

J’écrirai, si je peux, de vos vies le roman,
Comment vous vous montrez les plus tendres amants,
Comment vous défendez toujours le bon usage ;

Mais nous devons aussi célébrer les gardiens,
Ces hommes grâce à qui vos jours se passent bien ;
Je vous l’entends chanter, dans votre beau langage.

Cochonfucius

Cavalier d'argent

Composition de l'auteur

Le cavalier d’argent songe à sa destinée ;
Il s’arrête un instant sur la plaine sans fleurs
Pour entendre les cris des oiseaux querelleurs,
Et voir au loin fumer les humbles cheminées.

Le monde est-il vivant ? Les astres sont-ils morts ?
Le cavalier médite, et compose un poème
Célébrant derechef la bergère qu’il aime ;
Les mots de sa chanson volent au vent du Nord.

Le cheval, cependant, guette les horizons,
Immobile et paisible, observant le silence,
Respirant la douceur de la plaine de France,
Ce noble destrier, plein d’usage et raison.

Cochonfucius

Sol invictus

video

Soleil noir, retourne d'où tu viens, tu n'es que néant, tu n'es rien. Que la lumière te dévore et qu'à nouveau la mouette jolie danse dans l'azur. Je lui soufflerai des mots qu'elle répétera dans les jardins de Paris. Et le soir, repassant devant ma fenêtre, elle me fera le plus gracieux ballet, avant de rejoindre ses sœurs, près de la Madeleine. Au petit matin, Flora l'abeille me viendra saluer. Elle sera d'humeur butineuse. Il fera bon respirer l'air de ce juin commençant. S'il pleut, j'accueillerai la pluie avec joie car l'eau du ciel sera d'ablution.

Basse pression


Ne me prends pas pour une guerrière de pacotille
Sous prétexte de mon équipage extravagant ;
Je ne bois pas de tisane à la camomille
Et n'ai pas pour habitude de prendre des gants.

Ce monde de guignols qu'actionnent les marionnettistes
N'inspire pas nécessairement la compassion ;
Si je me place d'un pur point de vue planétariste,
Les choses vont plutôt dans le sens d'une basse pression.

Comme la plupart sont sous perfusion médiatique,
Ils leur échappe la réalité égotique,
S'imaginant n'avoir aucune implication

Dans la folie ambiante de cette vaste fête foraine ;
Cette bêtise qui se répand et que rien ne freine
Ne relève plus de la moindre négociation. 

Le spectre à trois faces
En haute pression

Dust


The Messiah keeps
Sleeping while we keep fighting
The delusion world.

The masters of the puppets
Laugh at you, for we are dust.

Esther Ling

Nectar de tendresse


Ma mie, est-il quelque chose de plus beau au monde
Qu'une mère allaitant son petit au sein
Gonflé de lait ? Nectar de tendresse quand abonde
L'amour dans le cœur car lui seul rend pur et saint !

Les hommes brutaux furent-ils privés de cette douceur
Pour s'adonner ainsi à leurs sombres actions ?
Ils ont bu la blancheur et recrachent la noirceur ;
Ils n'ont de l'amour qu'une pratique de basses pulsions.

Ma mie, n'en déplaise à la mienne, j'eusse bien aimé
T'avoir pour mère et m'emplir de ta douce substance ;
En ton corps d'albâtre coule très noble laitance.

Tu as dit : « Nous devons chaque jour nous écrémer
Afin d'offrir au monde le meilleur de nous-mêmes. »
Ma mie, le meilleur de moi, c'est pour ceux que j'aime !

Ma mère

Toile d'Alex Alemany

Je pense à toi, ma mère, en ce jour qui te fête ;
Ce n'est pourtant plus une fille qui t'écrit ces mots
Mais une femme qui avance sur le chemin d'une quête
Dont les fruits ornent son cœur des plus beaux émaux.

Je pense à toi, ma mère, dont la si douce présence
N'est plus de ce bas monde dont tu t'affligeais tant ;
De ce que tu en disais, souvent j'y repense
Et je t'avoue qu'aujourd'hui j'en pense tout autant.

À toi, ma mère, dont la douceur et la noblesse
Surent toujours galber mon âme les jours de tristesse ;
Combien tu me manques et comme je te pleure souvent !

Pour toi, ma mère, partie trop tôt, bien avant l'âge,
Ces quelques vers en ce recueil te rendent hommage ;
Je t'aime toujours ; écoute, car même le chante le vent.

ML, La douceur angevine

samedi 30 mai 2015

Les petits riens

Toile d'Anita Arbidane

Ma mie, j'aime les petits riens quand je les partage
Avec qui j'aime et honore ; tout est grand alors,
Tout semble plus vaste ; l'amour monte de mille étages
Ce qu'il touche ; il n'est rien qu'il ne transforme en or.

Las ! Il est toujours menacé par la triviale
Existence qui a le chiche de tout aplatir
Et d'en ternir la dimension cérémoniale ;
Cette fatale chute, peu de gens la peuvent démentir.

L'amour vrai est noble par sa nature divine ;
Il n'a rien à voir avec les amours bovines
De qui le confond avec la sensiblerie

Ou avec le désir né de la concupiscence.
L'amour sans cesse nous appelle à la quintessence
De nous-mêmes, sans exaltation ni niaiserie.

Les petits bonheurs

Toile de David M. Bowers, After the bath

L'Ami, si la vie trop rarement nous accorde
Ce que nous avons la faiblesse d'en attendre,
Elle nous offre pourtant des plaisirs de toutes sortes.
N'est-ce pas vers ces petits bonheurs qu'il nous faut tendre,

Plutôt que de courir après de vains mirages
Qui ne tiennent ni la promesse de leur contenu,
Ni n'effacent la pensée d'un éphémère passage ?
Qu'est-ce qui vaut vraiment la peine d'être obtenu ?

Quiconque ne trouvant pas son bonheur dans l'instant
Ne poursuit que du vent et gâche son existence ;
Mais tout vient à point à celui qui rien n'attend ;
Il n'est pas une chose dont il ne tire la substance.

Se détacher, c'est se libérer de l'attente ;
Faire de son mieux en toute conscience, dans un esprit
Ouvert, de recul, de hauteur et de détente ;
Mais la chose n'est pas aisée, on l'aura compris,

Surtout dans un monde qui attise en permanence
Le désir, nous plaçant tout le temps en défaut ;
D'où la folie consumériste, une vraie démence,
En vérité, l'un de nos principaux fléaux.

ML, Les nuits de Chelsea

Quatre figures

Composition de l'auteur

La licorne parcourt les plaines désolées ;
Le printemps est trop beau pour se mettre à bosser,
Aux auberges des dieux, les buffets sont dressés :
Je sens la bonne odeur des pommes rissolées.

Le bouddha du ciel d’or a pris son envolée,
Vers notre humble village il ne va s’abaisser
Avant que le tumulte, au marché, n’ait cessé ;
Je vois sa face au loin, de gloire auréolée.

Je vois le blanc centaure, un habile tireur,
Qui met tout son honneur à servir l’Empereur ;
Gardez-vous, mes amis, de sa flèche fatale.

Mais c’est au sorcier-coq d’être mieux admiré :
De ces quatre totems, le mieux considéré,
Étale au ciel d’argent sa chair monumentale.

Cochonfucius

Urnes solaires

Composition de l'auteur

Les soleils du passé
Reposent, sans histoires,
Dans les ciboires
Où ils furent placés.

Soleil n’a point de chambre,
N’habite pas
Dans un pot de tabac,
Dans un bloc d’ambre ;

Mais dans son urne en terre,
Qu’il chauffe peu,
Le paresseux,
Bien qu’elle lui soit chère.

Cochonfucius

Blanche comme neige

 

Es-tu de celles qui, voyant midi à leur porte,
Le cherchent à quatorze heures et même beaucoup plus tard,
Ne faisant qu'avancer vers ce qui les déporte,
Suivant une vérité qui n'en est que le fard ?

Es-tu de celles aussi qui se croient blanches comme neige,
Sous prétexte de confondre raison et pulsion,
Se couvrant parfois d'une morale qui allège
La conscience, jouant même des airs de répulsion

Pour se prévaloir d'une pureté de façade ?
Ha ! Ainsi cousue, tu n'es qu'une femme de passades,
N'attirant que les vils maraudeurs et les sots.

Tout esprit malin reconnaît en toi la gourde
Dont le propre est d'accumuler les bonnes bourdes ;
À vrai dire, je ne donne pas bien cher de ta peau.

Le spectre à trois faces
Une bougie dans la nuit

Tentation

Toile de Tomasz Alen Kopera  

Dis, l'Ami, quoi qu'il advint de l'Arbre d’Éden
Dont le fruit mordu donna à l'homme connaissance
Du Bien et du Mal, lors, semant ses mauvaises graines
Jusqu'à nos temps où règne la déliquescence,

Je crois qu'il cherche à renaître de ses cendres ;
Mais le serpent demeure et jamais ne renonce
À siffler aux oreilles de qui veut l'entendre
Les mots qui couvrent les allées fleuries de ronces.

Le Tentateur est plus que jamais à l’œuvre ;
Il dit : « Prenez, servez-vous, c'est votre héritage ;
On mange du pain dur à trop écouter les sages. »

Fort à l'aise pour faire avaler les couleuvres,
Il ne risque pas, aujourd'hui, d'être de reste
Et peut poursuivre en dormant sa tâche funeste.
 
ML, Le chemin des étoiles

Vieille cuisine

Toile de Loren Entz

Le vrai centre du foyer a toujours été
La cuisine où régnait de céans la maîtresse
Des lieux et qui officiait hiver comme été
Devant l'âtre nourricier en vraie bûcheresse.

Petit garçon, je jouais souvent à côté
Du monstre de fer où tout l'an dansait la flamme ;
Parfois des craquements me faisaient sursauter,
Pensant qu'il se jouait là-dedans quelque drame.

Mais le plus souvent en sortaient de bonnes odeurs
De tartes aux fruits qui suivaient la marche saisonnière.
J'entends encore glouglouter la vieille cafetière

Et siffler la bouilloire ; me reviennent les senteurs
Oubliées, les mille petits bruits de mon enfance ;
Je garde de ces temps lointains une claire souvenance.

vendredi 29 mai 2015

Louve


Remarque, l'Ami, si nous n'étions pas un peu fous,
Jamais nous n'écririons toutes ces choses sur ces pages.
Les nuits de virées, nous sommes telle une meute de loups,
Prêts à mordre quiconque nous aborde sans ambages.

Certains jours, quand mes contemporains m'exaspèrent
 Par leur vanité et leur infatuation,
Monte en moi la louve que je tiens en son repaire,
M'ayant déjà mise dans bien des situations ;

Je prends alors ma plume que je taille en épieu
Et fais couler le sang acide de l'encre noire ;
Parfois tu me retiens, m'évitant les déboires ;

J'ai le sang vif et pourtant, je fais de mon mieux,
M'énervant très posément et limant mes griffes
Pour ne pas changer certaines têtes de lard en suif.

Le spectre à trois faces
Respirant et prenant sur soi

Notre Dame de Nohant


Ils projetèrent de fourrer une nouvelle fève dans le gâteau de Savoie du Panthéon : George Sand, la Dame de Nohant, qui n’en demandait d'ailleurs pas tant ! Ainsi la République laïque panthéonise-t-elle comme l’Église catholique canonise. On ne refait pas les hommes.


Portrait de George Sand (1804-1876). George Sand est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil, baronne Dudevant, romancière, auteur dramatique, critique littéraire française et journaliste.

Questions éternelles

 

L'Ami, tu dis que la religion ne se réduit pas au fait religieux mais revêt de multiples formes en lesquelles circulent et agissent les mêmes forces et courants ; que la seule condition existentielle, par les sentiments qu'elle inspire et les pensées qu'elle nourrit, pousse les hommes à vouloir donner du sens à leur être et au réel ; qu'à la stupeur d'être s'ajoute celle de ne plus être, la naissance posant ainsi la question de l'origine et la mort celle de la destinée et donc du pourquoi de la vie ; que ce questionnement se heurte inévitablement à la question foncière : être ou ne pas être et pourquoi quelque chose plutôt que rien ? Que si le rien est inconcevable, qu'est-ce alors que quelque chose, sachant que rien n'est chose en soi mais simplement un agrégat de compositions multiples et imbriquées, sans limites ni dans l'infinitude du macrocosme ni dans l'infime du microcosme ; que l'ignorance des points alpha et oméga est un vide insupportable que l'homme cherche à emplir par la recherche du sens de son être et la signification des événements de sa vie ; que de la stupeur de naître et de mourir naît le sentiment religieux, que celui-ci se manifeste sous les formes rituelles classiques, s'appuyant ou non sur des écrits, ou simplement des manières de signifier son existence et d'établir un rapport au monde et à soi-même.

Ou l'univers s'est produit lui-même et son organisation suppose alors en lui une volonté de cohésion et donc une force intentionnelle ; ou l'univers a toujours existé et n'a de ce fait ni commencement ni fin, ce qui pose alors la question du sens même du mouvement ; ou, si l'univers est le fruit du hasard, il doit l'être tout le temps partout et simultanément afin de maintenir sa cohésion, ce qui suppose un hasard organisé ; ou alors, une intelligence a crée l'univers en lequel elle manifeste son unicité et sa pluralité, son omnipotence autant que son omniprésence.

Peu importe ce que l'esprit désire retenir et peu importe aussi qu'il s'interroge ou non sur ces questions, celle portant sur le sens du réel s'impose à lui car elle est inhérente à l'être pensant et son essentialité se posera toujours, ne serait-ce qu'à l'instant ultime de l'existence dont il revêt alors à lui tout seul tout le poids et toute l'étendue.

ML, Lettres à l'Ami

La Roue des Anges 9 : les Principautés

 

Les Principautés
Elohim-Malkhi (Les Messagers) 

Ce Chœur régit la sphère de Netzah (planète Vénus). L'Archange régent est Haniel.  

La Tradition attribue aux Anges de cette Hiérarchie la fonction de stimuler l'Amour, et de nous inciter à créer des liens amoureux dans le respect, la confiance et l'engagement mutuel. Ils nous poussent également à rechercher la Beauté, l'esthétisme et l'harmonie en toute chose. Ce sont les Anges gardiens de toutes les grandes communautés, telles que les villes et les nations ainsi que des créations humaines récentes comme les sociétés multinationales. Ils jouent, aujourd'hui plus particulièrement, un rôle unificateur. Ils sont également en relation avec les 7 Chakras du corps humain. 

Amon Düül II - Kanaan

video
Paintings by Melanie Delon

Mermaid

Painting by Arantza Sestayo 

I think of the sea,
I dive in the blue ocean
And the mermaid sings.

She calls me in a whisper
Takes me to the depth of dream. 

Esther Ling

Plumes de sable

Composition de l'auteur

Mille sombres oiseaux portent le deuil des choses.
Tous ces plumages noirs sur le blanc des tombeaux,
De la splendeur du jour ternissant le flambeau,
Cela semble illustrer une obscure psychose.

Par moments, l’un d’entre eux fait sa métamorphose :
Il perd totalement son aspect de corbeau
Pour devenir un autre, un oiseau pas très beau,
Aigle-Taureau de sable, avec des pattes roses.

Il redevient corbeau, juste après, sans effort,
Reprenant sa faction dans le jardin des morts,
Son œil noir animé d’une rieuse flamme.

Noir corbeau, pourquoi pas ? Tu fais ce qu’il te plaît ;
Avec ou sans tes jeux, le monde est ce qu’il est,
Il ne nous convient pas de tourmenter nos âmes.

Cochonfucius

Chiens d'azur

Composition de l'auteur

Dix mille chiens d’azur font une procession ;
Ils s’en vont saluer une fraîche vestale,
Aboyant tout autour de sa maison natale
Et buvant, pour finir, un bon demi-pression.

La vestale applaudit cet hommage bénin.
Au plus brave des chiens, elle accorde une danse ;
Dans l’improvisation, les musiciens se lancent,
Sur un merveilleux fond de hurlements canins.

Cochonfucius

jeudi 28 mai 2015

Combat


Crois-tu que j'ignore que le vrai combat se mène
D'abord en soi-même, contre tout ce qui nous tire
Vers le bas ? Je ris de celui qui se démène
À vouloir changer le monde, dont l'état empire,

Sans faire sa propre révolution intérieure ;
Je ris des gouverneux et de leur politique
À la petite semaine qu'avec une mine supérieure
Ils nous font avaler via le médiatique ;

Je ris de cette société-fabrique-de-névroses
Et de sa fausse convivialité de sclérose ;
Par devant bisounours mais par derrière tordus ;

Ceux qui pensent que le monde est né à leur naissance,
Ou qui croient que la vie n'est qu'un voyage de plaisance
Auront le réveil dur et seront bien perdus.

Le spectre à trois faces
Qui ne refait pas les hommes