mardi 7 février 2017

La déprime est dans le pré



Image de Pierrette

J'ai le moral au
raz des pâquerettes et je crains
que ça ne dure

car il aime à la folie
leur arracher les pétales.


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D'argent aux trois pâquerettes au naturel posées sur une terrasse de sinople, surmontées d'un ours passant de sable 

2 commentaires:

  1. Tu pourrais l'envoyer à la chasse aux poissons volants:

    http://www.forum-metaphysique.com/t11787p150-sagesse-du-pluvian#575606

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  2. Merci du conseil Cochonfusius, je l’ai suivi et en lisant ton sonnet m’est revenu un souvenir qui m’a permis également de m’élever au-dessus du plancher de Mirabelle. C’était un matin alors que je naviguais sur la mer des caraïbes sur le Bel espoir, le bateau de feu le père Jaouen, enfin, le bateau de son association. C’était l’aube plus précisément. Je m’étais levé avec elle et en arrivant sur le pont j’ai vu plein de petits poissons échoués dont certains frétillaient encore. Au début je n’ai pas compris comment ils avaient pu arriver là et puis j’en ai vu d’autres venir s’écraser sur les lattes de bois, j’ai alors tourné mon regard vers la mer et j’ai compris en voyant des poissons en jaillir que c’était des poissons volants, sans doute des exocets. J’avais entendu parlé auparavant de ce type de poissons ailés mais je n’imaginais pas qu’ils puissent voler si haut ; entre le niveau de l’eau et le pont il y avait à peu moins de deux mètres. Je ne sais pas si le bateau de ton cardiologue ressemble à celui-là, mais je te le souhaite, on y était bien, on y soignait aussi son coeur... Ca l’est toujours d’ailleurs. La flotte de l’association emmène encore à son bord des naufragés de la vie, Jaouen tout prêtre qu’il était a fait plein de petits qui s’en occupent avec beaucoup de soin. C’était un très beau spectacle de voir ces fusées argentées sortir de l’eau et voler, moins de les voir s’écraser sur le pont. Il aurait fallu qu’ils puissent passer par-dessus le bateau pour que mon plaisir soit complet. Ca faisait des petits bruits d’impact quand il s’écrasaient, "poc, poc, poc…". Ils étaient peut-être suicidaires tu me diras, la mort c’est le bel espoir du dépressif, il y a aussi l’écriture aussi mais vas-y toi écrire avec des ailes !

    "Je ne parviens à me libérer de moi que dans deux cas : par l’idée du suicide et par celle d’écrire."
    La passion suspendue. Entretiens avec Léopoldina pallotta della torre de Marguerite Duras
    [ Marguerite Duras ]

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