dimanche 12 février 2017

Le coq et le fauconnier



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C’est un coq qui voulait le fauconnier séduire ;
— «Je vaux mieux qu’un faucon, car j’ai l’abord plus doux,
Prenez-moi sur vos poings ou bien sur vos genoux,
Et ne me croyez pas volaille qu’on fait cuire.»

Mais au gibier volant, un coq pourrait-il nuire ?
Le faucon vole vite et gagne à tous les coups ;
Maître Coq, comprenez, n’en soyez pas jaloux,
Mais vous ne sauriez point comme lui vous conduire.

Les passereaux n’auront nulle crainte en leur coeur,
Et, plus inoffensif que les enfants de choeur,
Vous pourrez seulement nous rompre les oreilles.

Puis, les poules d’ici vous trouvent bon époux,
Laissez-les vous aimer et prendre soin de vous :
Comme reproducteur, vous ferez des merveilles.

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